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Economie

Export: Le textile et l'électronique font grise mine

Par Khadija MASMOUDI | Edition N°:5668 Le 03/01/2020 | Partager
La bonneterie et la chaussure baissent de plus de 4%
2,2 milliards de DH d'économie sur la facture énergétique
Le déficit commercial se creuse de 4,2 milliards de DH
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Les recettes des investissements directs à l'étranger ont reculé de 30,9% à fin novembre 2019. Elles se sont établies à 30,5 milliards de DH contre 44,2 milliards une année auparavant. Sauf que 2018 était marquée par le deal entre Saham et Sanlam

Les chiffres livrés par l'Office des changes à fin novembre sonnent l'alerte sur cinq secteurs dont le chiffre d'affaires à l'export a baissé. Le textile et cuir en particulier a reculé de 2,2%. Ce secteur, qui bénéficie d'une protection douanière face aux importations  turques, a du mal a faire progresser ses ventes à l'étranger. La confection a accusé une baisse de 2%, la bonneterie 4,2% alors que les ventes de la chaussure reculent de 5,6%.

Dans l'électronique, l'export a décroché de 2,4%. La baisse a touché en particulier l'électronique de spécialité (-6,2%). Les autres extractions minières ont fléchi de 10,4%. Les exportations de plomb et de cuivre ont baissé respectivement de 15% et 31,8%.

Le cuivre, utilisé dans la fabrication de circuits électriques, qui servent dans plusieurs secteurs, atteignait 6.211 dollars la tonne vendredi 27 décembre, contre 5.986,50 un an auparavant. Il a même dépassé la barre des 6.600 dollars au cours de la première moitié de 2019, avec un plus haut annuel à 6.608,50 dollars le 17 avril. Cette hausse du cours du métal rouge reflète aussi celle des autres matières premières cotées au London Metal Exchange et illustre leur dépendance à la croissance de la Chine, premier importateur mondial.

Les phosphates et dérivés ainsi que l'industrie pharmaceutique ont légèrement reculé (respectivement 0,8% et 0,7%). Ce sont les exportations de phosphates et d'engrais naturels et chimiques qui se sont repliées.  En revanche, celles de l'acide phosphorique sont en hausse.

Tous produits confondus, les exportations ont augmenté de 2,9%. Cet accroissement provient notamment de la progression des exportations de l'agriculture et l'agro-alimentaire (+3,8%) et l'aéronautique (+7,7%). Dans l'automobile les ventes ont pris 5,4%. Elles résultent de la bonne tenue des ventes du câblage (+8,2%) et de l’intérieur véhicules et sièges (+11,9%). La part de ce secteur dans le total des exportations s’élève, ainsi, à 27,6% contre 26,9% un an auparavant.

L’Ecosystème de la construction automobile représente la part la plus importante: 44,8% à fin novembre 2019 en baisse de 3 points par rapport à novembre 2018, suivi du câblage avec 41,3% qui a gagné 1,1 point par rapport à la même période de l’année précédente
Côté importations l'on note surtout un léger répit du côté de la facture énergétique, qui a reculé de 7,5%, à fin novembre. Sa part dans le total des importations a baissé de 1,7 point s'établissant ainsi à 15,5%. La facture énergétique est marquée par le repli de 2,2 milliards de DH des approvisionnements en gasoil et fuel-oil sous l'effet de la baisse conjointe des quantités importées (-1,9%), et des prix de 4,1% (5.647 DH/tonne à fin novembre 2019 contre 5.887 DH/T un an auparavant).

La vigueur des importations tient surtout aux achats des biens d'équipement et des demi-produits. Les premiers ont atteint 116,9 milliards de DH en hausse de 8% et les deuxièmes 95,6 milliards de DH en accroissement de  5%. Les onze premiers mois de l'année sont surtout marqués par les acquisitions d'avions. Elles représentent 44,5% de l'accroissement total des importations.  

Dans les demi-produits deux catégories ressortent: demi-produits en fer ou en aciers non alliés ainsi que les fils, barres et profilés en fer ou en aciers non alliés. Les importations de produits finis de consommation et ceux alimentaires restent également sur un trend haussier. Elles sont dominées par les achats de «parties et pièces pour voitures de tourisme» et le maïs.

L'écart entre importations et exportations s'est traduit par le creusement du déficit commercial de 2,3% à 4,3 milliards de DH. Le taux de couverture est resté stable à 57,4%.

IDE: Un flux de 17,6 milliards de DH

Le flux net des investissements directs étrangers recule de 46,1% à fin novembre: 17,6 milliards de DH contre 32,8 milliards à la même période de 2018. Une année où le deal entre Saham et Sanlam avait contribué à la forte poussée des IDE.
Les recettes des IDE ont chuté de 30,9% s'établissant à 30,5 milliards de DH. De son côté, le flux d'investissements directs marocains à l'étranger a augmenté de 2,8 milliards de DH. Les transferts des MRE sont restés stables alors que les recettes du tourisme ont augmenté de 7,5%. 

K. M.

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