×
  • L'Editorial
  • régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

    Culture

    Abdelkébir Rabi’: L’œuvre à l’absolu

    Par Amine BOUSHABA | Edition N°:5667 Le 02/01/2020 | Partager
    Une monographie de l’artiste éditée avec le soutien de la fondation TGCC
    Un livre présenté à la Galerie Abla Ababou le 9 janvier à Rabat
    Un oscillement permanent entre abstraction et figuration
    abdelkebir-rabi-67.jpg

    L’œuvre de l’artiste que d’aucuns comparent, trop hâtivement, au Français Pierre Soulages où à l’Américain Franz Kline, est dotée d’une irréductible singularité, ne reniant en rien ses liens avec les autres artistes (Ph. H2/61.26)

    Ceci n’est pas un beau livre, «ce qui ne veut aucunement dire que son aspect esthétique soit négligé, ou pire, sacrifié», prévient le critique d’art et fondateur de l’espace H2/61.26, Mohamed Rachdi, à propos de la monographie qu’il a dirigée, dédiée à l’un des plus grands maîtres de l’abstraction lyrique au Maroc, Abdelkébir Rabi’.

    Le livre, beau certes, est abondamment fourni de textes signés d’une belle brochette d’auteurs: philosophes, conservateurs de musée, enseignants-chercheurs… sans compter la plume de l’artiste qui jette un regard méditatif sur l’art tout en égrenant quelques souvenirs croustillants.

    «C’est de nos rencontres régulières, Abdelkébir Rabi’ et moi-même, rencontres amicales et intellectuelles, où nous prenons le plus grand plaisir à échanger autour des choses de l’art et de la vie, qu’a émergé l’idée de réaliser une monographie sur son activité artistique. J’ai tout de suite mesuré l’ampleur d’une telle entreprise éditoriale. Cela parce que l’artiste est d’abord un ami et ensuite parce qu’il est un grand artiste qui a plus d’un demi-siècle de carrière. Un artiste qui a donc derrière lui une dense épaisseur d’expérience créatrice et un vécu certain», s’explique Mohamed Rachdi dans son texte introductif.

    Expériences créatives, l’artiste a, en effet, eu une carrière aussi prolixe que complexe. Celui que d’aucuns comparent, trop hâtivement, au Français Pierre Soulage, où à l’Américain Franz Kline, est doté d’une irréductible singularité, ne reniant en rien ses liens avec les autres artistes. D’abord par l’ensemble de son œuvre qui semble, comme le précise Rachdi, bipolaire, de par sa constante oscillation entre figuration et abstraction, mais  «qui demeure, en réalité, extrêmement cohérente, et portée par une seule et même posture poétique et une quête philosophique où sans cesse s’entrelacent le faire et le souci permanent de la réflexion sur l’acte créateur et les profondeurs humaines que cet acte implique (...)».

    abdlelkebir-rabi-067.jpg

    Plus qu’un Beau Livre, la monographie dédiée à Abdlelkébir Rabi’ retrace plus d’un demi-siècle de la carrière de l’artiste (Ph. H2/61.26)

    Car Rabi’, bien connu pour ses flamboyants traits noirs produits par une dynamique gestuelle proche du mysticisme, n’en reste pas moins fidèle à la figuration de ses débuts. Deux facettes de son travail qu’il ne cherchera jamais à hiérarchiser ni à opposer: «Entre peinture et dessin, entre expression abstraite et expression figurative, entre ce que je perçois et ce que je ressens, je ne fais aucune différence, sinon celle de la face et de l’envers d’une même médaille», explique l’artiste.

    Il faut dire que cet oscillement permanent entre abstraction et figuration ne constitue nullement, selon Mostafa Chebbak, docteur en philosophie, comme pour un grand nombre d’artistes, une sorte d’aboutissement logique et progressif à partir de la figuration et par conséquent, une négation de celle-ci.

    «A travers ce va-et-vient incessant entre les deux registres, l’artiste plasticien apparaît en quête spirituelle… De soi, des autres qui l’entourent et, par là même et en dernière instance ou «séance», au sens soufi, du vaste monde dans lequel son existence se trouve ancrée et insérée», explique le chercheur.

    Aux textes de Mostafa Chebbak, s’ajoutent ceux d’Elisabeth Chambon, de Jean-Claude Le Gouic, de Jean Lancri, de Michel Guérin et enfin d’Alain Flamand. Six plumes bien acérées qui ont une longue expérience d’analyse de l’acte créateur et d’écritures sur les choses de l’art.

    Il y est question du lien qu’entretiennent la peinture et le dessin dans l’œuvre de l’artiste, de sa dynamique gestuelle de son rapport aux paysages naturels de son enfance, du côté de Boulmane, ou encore les liens possibles entre l’activité créatrice de Rabi’ et la poésie ou la musique.

    A.Bo

    • SUIVEZ-NOUS:

    1. CONTACT

      +212 522 95 36 00
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]

      70, Bd Al Massira Khadra
      Casablanca, Maroc

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc