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Dossier Spécial

Rétro 2019: Pléthore de chantiers inachevés à Casablanca

Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:5666 Le 31/12/2019 | Partager
Les projets du PDGC accusent du retard
Vite un maestro pour mettre fin à cette cacophonie!
Une année pleine de rebon­dissements en matière de pro­preté, transport par bus…
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En mai dernier, le pont à haubans de Sidi Maârouf a été ouvert à la circulation. L’ouvrage d’art vise une fluidité du trafic et absorbe une circulation qui culmine à 17.000 véhicules/heure en heure de pointe (Ph. L’Economiste)

Plus de 5 ans de chantiers tous azi­muts, mais peu de réalisations concrètes. Voilà le ressenti des Casablancais à l’aube de 2020. En 2019, tout comme depuis quelques années, Casablanca est restée un vaste chantier à ciel ouvert: des transforma­tions majeures et une multitude de projets d’envergure visant surtout à mettre à niveau ses infrastructures et à améliorer la qualité des services, en harmonie avec l’objectif de devenir un hub africain de premier plan.

Les gros projets, financés par le plan de développement du Grand Casablanca 2015-2020 à coup de milliards de DH, de­vaient être bouclés au fur et à mesure. Mis à part quelques rares exceptions (pont à haubans, 2e ligne de tramway, place Mo­hammed V, super-collecteur Ouest…), la majorité est toujours en stand-by.

Entre impatience de la population et un certain manque de vigueur des élus, un sentiment d’inachevé reste dominant, en dépit des projets exécutés dans divers domaines. Le verre n’est qu’à moitié plein tant que nombre de chantiers accusent des retards indéniables, que d’autres sont au coeur de la polémique même avant leur mise en service ou que certains sont sim­plement renvoyés aux calendes grecques.

Où en sont des projets comme la réhabilitation du parc Ligue Arabe, de la coupole Zevaco (Kora Ardia), du zoo d’Aïn Sebaâ, le Grand théâtre, la trémie Almohades, les parkings en ouvrage, les voiries…? Personne ne se prononce plus sur leur sort. La SDL qui prend en charge le plus gros de ces projets (Casa-Aména­gement) est aux abonnés absents et son site n’affiche même plus le pourcentage d’avancement des chantiers (comme ce fut le cas auparavant).

Les travaux sur la trémie Almohades, qui devait être livré fin 2019, sont loin d’être achevés, alors que la circulation est infernale aux abords de la Marina et de la gare Casa-Port et quelques jours de précipi­tations ont suffi pour inonder toute la zone.

Le chantier de réhabilitation de la cou­pole Zevaco traîne encore plongeant la place des Nations-Unies, coeur battant de la ville, dans le chaos. Pour leur part, les nouveaux parkings souterrains (Rachidi et place Mohammed V), qui totalisent à eux deux près d’un millier de places de stationnements, sont désertés par les automobilistes faute de tarification et de signalétique appropriées.

Quant aux voi­ries, elles sont dans un état lamentable, notamment au centre-ville, véritable champ de bataille où il faut constamment slalomer entre les tranchées qui jonchent toutes les artères et les ruelles! Les tra­vaux menés dans la précipitation sont mal finis, les trottoirs mal faits… Il n’y a qu’à faire un tour à Mers Sultan, Mustapha Mâani, Lalla Yacout , Maârif… pour le constater de visu. Les déviations de ré­seaux semblent être menées dans une ab­sence totale de coordination. Visiblement, ce qui manque le plus à Casablanca, c’est un organisme qui pourra jouer le rôle du chef d’orchestre, qui mettra tout le monde au diapason pour sortir la ville de cette cacophonie.

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Les dernières retouches sont opérées sur le grand théâtre. Mais rien ne filtre encore sur la date de son inauguration officielle (Ph. F. Alnasser)

Heureusement, dans ce tableau peu reluisant, quelques points positifs sont tout de même à relever. Au chapitre des réalisations, l’on peut citer, en particulier, l’inauguration d’une 2e ligne du tramway de Casablanca. Cette nouvelle ligne de 15 km, qui vise à moderniser les moyens de transport et faciliter les déplacements de la population de la métropole, dessert  neuf arrondissements totalisant une popu­lation de plus d’un million de personnes et compte 33 stations d’arrêts des voyageurs, dont 20 nouvelles stations. Il s’agit éga­lement de l’extension de la ligne T1 qui couvre désormais un itinéraire de 24 km, soit deux kilomètres de plus, proposant 37 stations voyageurs et desservant un nou­veau quartier, en l’occurrence Lissasfa.

D’autres projets ont été déjà annon­cés dans ce secteur en vue de faire face à la demande croissante de la popula­tion en matière de transport urbain. Le réseau de transport en commun à Casa­blanca prévoit à l’horizon 2022 une 3e et une 4e lignes de tramway totalisant 26 km, comptant 38 stations voyageurs et 9 points de correspondance multimodaux.

Dans le souci de moderniser ce sec­teur, l’on a annoncé, au cours de l’année, également les projets de deux lignes BHNS (bus à haut niveau de service), qui s’intègrent dans l’offre de transports en commun en site propre programmée dans le cadre du PDGC 2015-2020.

La police administrative traque les cafés

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Une fin d’année cauchemardesque pour les tenanciers de cafés, restaurants et autres commerces de tous genres. La police administrative communale (PAC) a déclaré la guerre, à quelques semaines de la fin de l’année, aux contrevenants en matière d’urbanisme, d’hygiène et d’occupation du domaine public. Les brigades, lancées officiellement en juillet dernier, sont vite passées à la vitesse supérieure. Les agents de la PAC, accompa­gnés des représentants des autorités locales, rasent tout ce qui n’est pas conforme aux limites réglementaires en ciblant les principales artères. Hay Hassani, El Oul­fa, Sidi Moumen… plusieurs arrondissements en ont fait les frais. L’effet dissuasif de cette campagne a poussé des centaines de cafetiers à régulariser leur situation, ce qui a fait exploser les recettes de la PAC. Une manière de renflouer les caisses de la commune à quelques jours de la clôture de l’exercice 2019.

Derichebourg et Averda à la rescousse…

Sur l’épineux dossier de la propreté, qui fait l’objet de critiques virulentes de la part des citoyens, le Conseil de la ville de Casablanca a finalement tranché, en juillet dernier, en officialisant le choix des sociétés Derichebourg et Averda comme délégataires de service. On annonçait, à cette occasion, qu’un forfait de 890 millions de DH par an sera affecté aux services de nettoiement. Mis à part ces effets d’annonce, rien n’a changé dans le quotidien des Casablancais. L’arrivée du nouveau matériel, promise pour le 21 décembre, n’a pas finalement eu lieu. Les anciennes bennes continuent de circuler traçant des sillons de lixiviat sur leur passage. De surcroît, le problème de la décharge de Mediouna, et tout ce qui s’ensuit comme nuisances écologiques, reste toujours irrésolu après 30 ans d’enfouissement.

La fête gâchée par les bagagistes!

En matière de renforcement des infrastructures dans le secteur des transports, l’année 2019 a été marquée par l’extension, le réaménagement et la modernisation du Terminal 1 de l’aéroport international Mohammed V de Casablanca. Ayant mobilisé des investissements de l’ordre de 1,5 milliard de DH, il devra porter la capacité globale de l’aéroport à 14 millions de passagers par an. Ce projet vise à doter Casablanca d’infrastructures aéroportuaires modernes conformes aux normes internationales, à même de répondre à la croissance incessante du trafic passager, d’exercer un effet d’entraînement sur le territoire desservi, et d’accompagner son essor socioéconomique et touristique. Mais l’effet escompté du lancement du nouveau terminal est vite gâché par les grèves à répétition des bagagistes qui ont ponctué toute l’année.

                                                                                  

Transport public: Alsa fera-t-elle mieux que M’dina bus?

L’UN des dossiers chauds en rap­port avec les transports a trouvé une is­sue en 2019. Il s’agit de la signature du contrat de gestion du transport urbain par autobus entre la ville de Casablanca et la société Alsa City Bus.

Ce contrat com­prend une 1re phase, dite d’initialisation, qui a démarré le 1er novembre 2019 et qui se poursuit jusqu’au 31 décembre 2020, durant laquelle Alsa Al Baida, dénomination donnée à la nouvelle fi­liale du groupe Alsa Transport, opérera, d’abord, avec quelque 250 bus «dans un état fortement détérioré» repris de M’dina bus, dont le contrat a expiré le 31 octobre dernier.

Ensuite, la société mettra en cir­culation, de manière progressive, 400 bus d’occasion. La phase suivante prendra ef­fet à partir de 2021 et devra connaître le déploiement d’une flotte permanente de 700 bus nouveaux, financés conjointe­ment par l’ECI et Alsa.

Filiale du groupe Alsa Transport qui opère depuis 20 ans au Maroc et qui assure actuellement le service de transport public par autobus à Marrakech, Agadir, Tanger, Khouri­bga et Rabat-Salé-Temara, la nouvelle société, Alsa Al Baida entamera son ser­vice selon un nouveau modèle de gestion déléguée.

En attendant, les Casablancais qui em­pruntent chaque jour les bus déglingués de l’ancien délégataire ne voient aucune amélioration de leur quotidien…

Aziza EL AFFAS

                                                                               

■ Tanger: Des questions pour 2020
A Tanger, tous les regards sont tournés vers 2020 avec une pile de question­nements. La ville réussira-t-elle à enterrer les crises qui ont bloqué la mairie? Des trouble-fête ont «saboté» la quasi-totalité des réunions du conseil communal obligeant plus d’une fois les conseillers à se réunir en huis clos. Ce qui n’arrange en rien la situa­tion de la ville en proie à une véritable crise financière. La mairie réussira-t-elle aussi à terminer les projets à sa charge dans le cadre du programme Tanger-Métropole? Elle a réussi in extremis à démarrer l’exploitation de la nouvelle gare routière, mais il reste encore le marché de gros, les nouveaux abattoirs et le palais de la Culture à finaliser.
A la périphérie de la ville, un autre dossier attend, celui de la cité chinoise qui peine à prendre son envol. Epaulée par les ressources du groupe TangerMed, appelé en rescousse, elle a réussi à mettre sur pied une première tranche, mais il reste à voir si elle arrivera à tenir ses promesses en termes d’emploi et d’investissements.

■ Fès: Transport public, parkings et éclairage en priorité
Parmi les priorités de Driss El Azami El Idrissi, figure l’amélioration du transport urbain. A ce titre, le maire de Fès se réunira, les 25 et 26 janvier 2020, avec les diri­geants du groupe CityBus transport, pour hisser le niveau du transport public. Pour rappel, le délégataire avait annoncé en 2018 un méga-chantier de renouvellement de son parc circulant à Fès et Meknès. Selon les responsables du groupe, «des investis­sements majeurs seront entrepris pour renouveler le parc des bus dans les deux pre­mières grandes villes du groupe». L’objectif étant d’améliorer la qualité du transport urbain et environnant dans les deux agglomérations. A noter que le contrat de Fès avec CityBus s’étend jusqu’en 2027. Et toute révision du contrat est régie par un avenant qui doit être validé par le ministère de l’Intérieur. En outre, la mise en oeuvre des SDL de stationnement et de l’éclairage public fait partie des priorités du maire. «Certes, ce dossier a pris du temps, mais nous avons bien étudié les différentes clauses manière afin de faire de cette nouvelle expérience un modèle irréprochable», argue le maire ajoutant qu’il «veillera sur l’économie d’énergie en matière d’éclairage public». Pour le stationnement, «il y aura une gestion intelligente sans sabots», rassure-t-il. À noter que «la mairie tient régulièrement des réunions avec les délégataires afin d’améliorer constamment les prestations». Pour ce qui est du ramassage des ordures, le groupe Ozone Environnement et Services répond aux attentes. «Il faut lutter fermement contre les actes de vandalisme que subit le matériel de cette société... Sachez que la dégrada­tion des biens publics est payée par le citoyen», conclut El Azami.

■ Marrakech cherche de nouveaux leviers de croissance!
Diversifier l’économie régionale tout en maintenant la croissance du tourisme avec la concrétisation des chantiers structurant dans le mice comme le parc d’exposition promis. C’est ce qu’attendent les milieux d’affaires pour la région de Marrakech/Safi. Région qui malheureusement n’a pas encore réussi à faire décoller une industrie alternative, malgré les fonciers existants. En lieu et place d’une industrie foncière, la région a besoin d’une diversification d’investissements structurants (industrie, mines, offshoring dont une P2I adaptée) et pourquoi pas reconvertir Sidi Bouatmane en zone d’accélération industrielle. Autres chantiers attendus, les plateformes de logistique et de commerce de gros.

 

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