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Dossier Spécial

2019, la culture pour tous? Encore un petit effort!

Par Amine BOUSHABA | Edition N°:5666 Le 31/12/2019 | Partager

A l’heure des bilans de fin d’année, la question de la place de la culture dans notre pays inspire toujours une réponse mitigée. Si des efforts importants en termes d’infrastructures et en programmation culturelles ont été réalisés, il n’en demeure pas moins que celle-ci reste le parent pauvre de nos politiques publiques. Cependant, voici quelques éléments phares qui ont marqué l’année écoulée en attendant un réel engagement de notre gouvernement en faveur d’une culture pour tous.

■ Allahu Akbar, Adonaï et Ave Maria

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Un chant de muezzin, interprété par le munshid Smahi El Harati, résonnant de l’intérieur de l’Institut Mohammed VI de formation des imams, morchidines et morchi­dates à Rabat, faisant écho à un Adonaï, divinement interprété par la chanteuse judéo-berbère Françoise Atlan relayé par l’Ave Maria de Caccini, interprété par la cantatrice Caroline Casadesus sous la baguette de Jean-Claude Casadesus. C’était le 30 mars 2019. Au premier rang le Roi Mohammed VI accompagné par le Pape François. L’image a fait le tour du monde, symbole extrême de tolérance et de dialogue entre les religions. Cette oeuvre musicale fait partie d’une série de concerts lancée par l’Orchestre philhar­monique du Maroc (OPM) en 2016 et baptisée «Les religions à l’unisson» qui réunit, sur une même scène, des artistes issus des trois grandes religions monothéistes. L’un des moments les plus forts en émotion de cette année.

                                                                            

■ Rabat: Les femmes à l’origine du monde

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Plus de 120.000 visiteurs pour la première édition de la Biennale de l’art de la capitale, qui s’est clôturée le 18 décembre 2019. Avec un focus sur la création féminine (60 artistes femmes pour l’exposition prin­cipale) l’évènement, organisé par la Fonda­tion nationale des Mu­sées, sous la direction Abdelkader Damani, le commissaire de l’évè­nement, a été indiscu­tablement un véritable succès. Rabat a vu les choses en grand avec une offre impression­nante. Pas moins d’une douzaine de sites ont été réquisitionnés pour l’occasion. Durant trois mois la Biennale a investi donc les hauts lieux artistiques de la ville comme le Musée Mohammed VI d’art moderne et contemporain (MM6), la Villa des Arts, l’Espace Expressions CDG et les espaces d’expositions du Crédit Agricole et de la Banque Populaire, tout autant que les sites historiques emblématiques comme le fort Rottembourg (Borj Lakbir) surplombant l’océan, le musée et le site des Oudayas, le parc Hassan II, la Bibliothèque Nationale du Royaume du Maroc , le Théâtre National Mohammed V ou encore le Musée de l’Histoire et des Civilisations. Dans chaque espace, des dialogues entre des artistes d’horizons et de disciplines divers, allant des arts visuels et de l’architecture à la danse et la performance, autour du thème de cette première édition: «Un instant avant le monde».

                                                                             

■ Mawazine: Des millions de spectateurs

 

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C’est confirmé, le festival Mawazine est bel et bien l’évènement musical le plus fréquenté de la pla­nète. Avec 2.750.000 fes­tivaliers, cette 18e édition, qui s’est déroulée du 21 au 29 juin 2019 a battu un nouveau record, dépassant même les prévisions des organisateurs. Avec plus de 200 artistes présents sur les 9 scènes à Rabat et à Salé, la manifestation a en effet bénéficié d’une couverture médiatique très importante Ph. Bziouatavec quelque 700 journalistes nationaux et internationaux accrédités. L’évènement a d’ailleurs reçu le titre de festival «N°1» mondial récemment décerné par le site de référence Statista, l’un des principaux fournisseurs de données dans le monde. Des shows grandioses à l’américaine sur la scène de l’OLM Souissi aux concerts dignes des mille et une nuits de l’espace Nahda, en passant par la bouillonnante scène afri­caine du Bouregreg et les performances intimistes de Chellah, Mawazine propose, comme chaque année, des concerts pour toutes les sensibilités.

                                                                            

■ FIFM: Place au cinéma…le vrai

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Un jury présidé par l’énigmatique actrice écossaise Tilda Swinton, des rencontres avec Ro­bert Redford, Marion Cotillard, Elia Suleiman… 98 longs métrages en provenance de 34 pays dont 14 en compétition… Les amoureux du cinéma ont été plus que ravis lors de cette 18e édition du Festival international du film de Marrakech.
Entre la compétition officielle, les séances de gala, l’hommage au cinéma australien, ou encore le panorama du cinéma marocain, les festivaliers ont vécu une semaine intense avec des avant-pre­mières mondiales à l’image de «Marriage Story» de Noah Baumbach (États-Unis), «The Irishman» de Martin Scorsese (États-Unis). Quelque 105.000 spectateurs se sont pressés du 29 novembre au 7 décembre 2019, dans les différentes salles pour célébrer le 7e art dans ses différentes expressions. Le FIFM 2019 a également rendu hommage à quatre grands noms du cinéma marocain et international. L’immense acteur, réalisateur et producteur américain Robert Redford, le réalisateur et producteur français Bertrand Tavernier, l’ac­trice marocaine Mouna Fettou et enfin la star de Bollywood Priyanka Chopra.

 La culture au coeur du développement

Pari réussi également pour la Fédération des industries culturelles et créatives (FICC) qui a tenu ses premières Assises de la culture.
Une salle archicomble réunissant, pour la première fois, tout le gotha des acteurs culturels et celui des décideurs politiques et chefs d’entreprises, pour les premières assises dédiées aux industries culturelles et créatives. Objectif: «Créer les conditions d’un dialogue entre l’ensemble des acteurs publics et privés et des parties prenantes de l’écosystème permettant à chacun des parti­cipants de saisir l’importance de son rôle et le bien-fondé de ses responsables dans le processus de développement du secteur des ICC au Maroc». A la clé des recommandations, mais surtout une prise de conscience collective de l’impact, désormais évident, de la culture sur le développement de notre pays.

A.Bo

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