×
  • L'Editorial
  • régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Le prix de L’Economiste pour la recherche en économie, gestion et droit
    Société

    Université des jeunes MRE: Focus sur le «vivre-ensemble»

    Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:5663 Le 26/12/2019 | Partager
    Une centaine de participants venant de 9 pays conviés à Ifrane
    Objectif: Promouvoir les valeurs d’ouverture et de respect
    universite-des-jeunes-mre-063.jpg

    Une centaine de jeunes MRE ont participé à l’université d’hiver organisée du 21 au 23 décembre à Ifrane. Une occasion pour ses initiateurs de promouvoir «le vivre-ensemble, l’ouverture, le respect et la tolérance» (Ph YSA)

    Pari réussi pour la 3e édition de l’université d’hiver des jeunes marocains du monde qui a pris fin hier à Ifrane. Initiée par le ministère délégué chargé des Marocains résidant à l’étranger (MRE) en partenariat avec l’université Al Akhawayn, cette rencontre s’est tenue sous le thème du «vivre-ensemble».

    Trois jours durant (du 21 au 23 décembre 2019), cette manifestation a invité une centaine de participants âgés de 18 à 25 ans et venant de 9 pays d’accueil (Espagne, Italie, Algérie, Belgique, Canada, France, Tunisie, Pays-Bas et Angleterre). «Notre objectif est de leur inculquer les valeurs d’ouverture prônées par le Maroc», souligne d’emblée Nezha El Ouafi, ministre déléguée en charge des MRE.

    Selon elle, «cette initiative s’inscrit dans le cadre de la stratégie du ministère en faveur des marocains du monde. Elle ambitionne de contribuer à la préservation de l’identité nationale et l’intégration des jeunes dans les sociétés des pays d’accueil».

    En effet, l’évolution de la communauté marocaine établie à l’étranger a été marquée par des changements intergénérationnels et des mutations liées aux sociétés des pays de résidence. De nouvelles attentes auprès des jeunes générations issues de l’immigration marocaine sont apparues.

    Celles-ci, quoiqu’elles diffèrent et changent d’un pays à un autre, d’une tranche d’âge à une autre, convergent vers un même défi à relever: renforcer l’identité nationale des jeunes générations. «Il faudrait instaurer une approche nouvelle, un accompagnement et un appui basés sur de nouveaux paradigmes», estime El Ouafi. Car, selon elle, «sur les 6 millions de MRE, 20% sont nés dans leur pays d’accueil et plus de 70% ont moins de 45 ans, la moitié sont des femmes».

    L’université d’hiver représente ainsi l’occasion pour ces jeunes d’échanger avec des experts et des compétences nationales de manière à renforcer leur intégration dans les pays d’accueil et leur ouvrir de nouvelles perspectives professionnelles. Favoriser les échanges interculturels et consacrer les valeurs de tolérance et du respect de l’autre ne sont pas en reste.

    Ce programme s’inscrit dans le cadre «des universités culturelles» lancées par le ministère depuis 2009. Il a profité, à ce jour, à plus de 2.800 jeunes étudiants. A noter que tout participant ne peut prendre part qu’à une seule université culturelle. Grâce à la forte mobilisation  des acteurs impliqués, ces universités ont permis aux jeunes bénéficiaires de découvrir les atouts de leur pays d’origine, de mieux connaître la richesse et la diversité de son patrimoine culturel et historique.

    Elles leur ont offert également l’opportunité de s’imprégner de son système de valeurs basé sur le dialogue et la tolérance, ainsi que d’élargir leur connaissance quant aux grands chantiers de développement du Royaume. De cette manière, ils pourraient défendre les couleurs de leur pays et participer à son évolution.

    «Ce sont des ambassadeurs du Maroc dans leur pays d’accueil», souligne le nouveau président de l’Université Al Akhawayn, Amine Bensaïd. Pour lui, «la tâche de ces jeunes est difficile. Surtout vu les problèmes d’intégration culturelle et religieuse devenus assez fréquents en Europe et ailleurs».

    Et c’est justement pour surmonter ces problèmes que le ministère des MRE travaille sur «un modèle de citoyenneté transnationale basée sur des actions opérationnelles». «L’une des premières actions est de mettre en réseau cette jeunesse, l’écouter, l’accompagner et l’appuyer dans ses projets», confie El Ouafi.

    Au menu également, la mise en avant des «success-stories» compte tenu de leur parcours estudiantin et professionnel exemplaires. Notons enfin que les participants à l’université d’hiver d’Ifrane ont eu l’occasion d’échanger, dans un cadre  universitaire convivial, lors des conférences, débats et ateliers animés par d’éminents conférenciers, professeurs-chercheurs, experts et cadres marocains.

    Y figurent notamment Abdelghani Bouayad, doyen de la faculté des sciences juridiques économiques et sociales de Meknès, Amine Chabi, chef de division des Nations Unies au ministère des Affaires étrangères, de la coopération africaine et des MRE, ou encore Nisrine Slaoui, journaliste à BFM TV et Bouchra Bayed, président de l’association Maroc Entrepreneurs (France).

    Réformes et religion

    Les initiateurs de l’université d’hiver ont présenté, devant les jeunes MRE, les réformes du Royaume et les grands chantiers entamés depuis 20 ans. Le but étant de montrer les acquis de la société marocaine en termes de vivre-ensemble qui ont fait du Maroc une nation plurielle caractérisée par sa diversité culturelle et linguistique. Plusieurs cultures arabo-islamique, amazighe et saharo-hassani, nourries et enrichies de ses influents africains, andalous, hébraïques et méditerranéens ont transcendé l’histoire du Maroc. «Cette pluralité, consacrée expressément dans le préambule de la Constitution de 2011, a permis aux différentes composantes de la société marocaine de vivre dans un climat de cohabitation et de respect mutuel tout au long de l’histoire», rappelle El Ouafi. De son côté, Dr. Ahmed Abbadi, secrétaire général de la Rabita Mohammadia des Oulémas, a évoqué «le besoin d’élaborer une conscience d’un rêve collaboratif, une nouvelle forme de vivre indépendamment, ainsi qu’une vision claire de la religion dans notre temps». Ce qui permettrait une intégration «parfaite» dans des sociétés plurielles.

    Youness SAAD ALAMI

    Retrouvez dans la même rubrique

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc