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    Régions

    Sebta: Les commerçants espagnols en mode crise

    Par Ali ABJIOU | Edition N°:5662 Le 25/12/2019 | Partager
    Les blocages à la frontière ont fait plonger le chiffre d’affaires
    Les ventes de fin d’année compromises
    Un passage pour touristes, une de leurs exigences

    Un désastre économique, c’est en ces termes que l’association des commerçants espagnols de Sebta qualifie la situation actuelle à la frontière. Depuis plusieurs semaines, le temps d’attente au poste de frontière dépasse les 6 heures, bien au delà des records du mois d’août en pleine campagne de retour des MRE!

    La fermeture du passage pour les activités de commerce transfrontalier ne fait que compliquer une situation intenable pour tous, commerçants espagnols et touristes marocains en quête de shopping. C’est un véritable coup de grâce pour ces patrons de commerces, qui voyaient en cette période de fêtes, l’occasion de la dernière chance pour renflouer leurs caisses.

    Le patronat de Sebta dénonce une véritable escalade de part et d’autre de la frontière. D’un côté, un contrôle très serré de la part des autorités marocaines quant aux marchandises transportées (idem du côté espagnol) auquel les autorités de Sebta ripostent par le refus d’accès aux tétouanais, qui en vertu des accords, peuvent entrer à Sebta sans visa Schengen.

    La situation est telle que les rumeurs remplissent le vide d’informations officielles. C’est le cas de quelques annonces placardées à la frontière en plusieurs langues, il y a quelques semaines, annonçant une limitation des colis transportés par la Douane à seulement deux sacs de provisions sous peine de confiscation. L’annonce ne portait aucune référence, rendant impossible l’identification de sa source.

    Aussi, les commerçants de Sebta prédisent un futur proche assez sombre avec la menace de licenciements importants. Pour eux, il est important de limiter la casse en procédant à diverses mesures. L’une des plus prioritaires est de terminer les travaux de la frontière pour éviter les longues files d’attente. Une attente qui sera difficile à exaucer vu les coupes dont a souffert le budget de la ville. Ils exigent aussi que soient prévus des passages dédiés aux citoyens de l’UE et aux touristes afin de leur permettre une rapide route d’accès et de sortie de Sebta.

    L’autre idée serait d’ouvrir un passage supplémentaire pour les piétons et surtout, à moyen terme, d’accélérer le déploiement de la «frontière intelligente» avec reconnaissance faciale que les autorités ont en projet. 

    A noter que la situation à la frontière de Sebta ne cesse de se compliquer. La fermeture temporaire du passage des passeurs de marchandises fin août, s’est prolongée suite à des incidents. Les autorités espagnoles en ont profité pour renforcer les portiques d’accès pour les piétons, objet de fréquentes bousculades. Toutefois, sa réouverture dépendrait des autorités marocaines qui n’ont pas encore donné leur feu vert.

    Cette zone commerciale concentre une centaine de commerces tous genres confondus allant de la vente au détail ou en gros de tissus, produits d’alimentation générale et d’autres marchandises dont les consommateurs marocains sont très friands, dans un espace adossé à la frontière et dont l’accès, Tarajal II jouxte Bab Sebta.

    Le commerce, une aubaine pour Sebta

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    Les porteurs constituent le gros du commerce frontalier quotidien avec plus de 20.000 passants par jour lors des périodes de pointe. Ces porteurs, dont les femmes-mulets, effectuent le passage à pied pour transporter la marchandise au Maroc dans des conditions souvent jugées inhumaines. Les autorités espagnoles avaient essayé de rationaliser la procédure en limitant le volume et le poids des colis, mais en vain, le désordre avait régné en maître au niveau du passage frontalier, au grand dam des commerçants espagnols installés à la zone commerciale Tarajal (ou Al Madraba comme on la connaît côté marocain) et qui ont vu leur chiffre d’affaires fondre comme neige au soleil.

    De notre correspondant permanent, Ali ABJIOU

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