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    Economie

    Domaine public/Casablanca: Les cafetiers cassent la tirelire

    Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:5662 Le 25/12/2019 | Partager
    La campagne de récupération du domaine public bat son plein
    20.000 PV distribués en matière d’hygiène et d’occupation du domaine public
    12.000 établissements ciblés, dont 6.000 en cours de traitement
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    Depuis quelques semaines, la police administrative mène la vie dure aux tenanciers de cafés, restaurants et commerces de tous genres à Casablanca. Après avoir adressé une série d’avertissements et de PV, les agents assermentés sillonnent les grandes artères (tous les mardis et jeudis) pour démolir des terrasses occupant le domaine public, notamment à Hay Hassani, El Oulfa, Sidi Bernoussi, Sidi Moumen… (Ph F. Alnasser)

    40.000 visites, 20.000 PV et 1.600 réclamations traitées. Le bilan 2019 des descentes de la police administrative à Casablanca s’avère fructueux. Ses agents, officiellement opérationnels en juillet dernier, ont accéléré la cadence de leurs visites sur le terrain, suscitant l’appréhension des tenanciers de cafés, restaurants et commerces divers.

    Beaucoup se sont empressés de régulariser leur situation en matière d’urbanisme, d’occupation du domaine public ou d’hygiène. Résultat: les caisses de la commune sont renflouées à quelques semaines de la clôture de l’exercice 2019.

    Rien que sur l’arrondissement Hay Hassani à titre d’exemple, la campagne qui se poursuit encore cette semaine, a permis de récolter plus de 1,3 million de DH durant la 1re moitié de décembre. A titre de comparaison, les recettes du mois de décembre 2018 ont à peine dépassé les 500.000 DH sur ce même arrondissement.

    Sur les 20.000 PV distribués, la moitié est relative à l’occupation du domaine public, l’autre moitié concerne l’hygiène. Les visites concernant l’urbanisme n’ont pas dépassé le millier. En tout, 12.000 établissements sont ciblés, dont 6.000 en cours de traitement. A ce jour, 150 cafés/restaurants ont fait l’objet de descentes inopinées qui se sont soldées par des démolitions des terrasses non réglementaires.

    Mais le périmètre des nouvelles brigades de la police administrative ne se limite pas à ces 3 domaines. Les agents traitent également les réclamations des citoyens (1.600 à ce jour). De même, ils ont procédé au recensement des voitures abandonnées (600 au total) qui seront enlevées et mises en fourrière. Les panneaux publicitaires sont aussi dans le collimateur des agents. Ces derniers ont déjà commencé une campagne de vérification des autorisations pour identifier les panneaux sauvages qui seront démantelés début 2020.

    Depuis quelques semaines, les agents de la police administrative ont déclaré la guerre aux établissements qui occupent indûment le domaine public. Deux fois par semaine (tous les mardis et jeudis), les brigades se déplacent dans le cadre de commissions allant jusqu’à 130 personnes (dont caïds, moqaddems, agents de police, président d’arrondissement…) pour raser toute construction non autorisée.

    Mais après une timide intervention sur le boulevard d’Anfa (visant notamment les restaurants Pepe Luis et Ahmet Chef), les campagnes continuent de cibler les quartiers périphériques de Casablanca. Pour le moment, le centre-ville est plus ou moins à l’abri de ces descentes à caractère dissuasif.

    Mais, les arrondissements d’Anfa, Sidi Belyout et Maârif seront les prochains sur la liste à partir de janvier prochain. «Il ne s’agit pas là d’une simple campagne passagère, mais d’actions récurrentes qui vont s’inscrire dans la continuité», affirme une source bien informée. Les prochaines semaines nous le diront…

    Ce que dit la loi

    Selon l’arrêté municipal relatif aux conditions d’exploitation du domaine public communal, datant de janvier 2014, l’occupation de l’espace public ne peut excéder la moitié du trottoir ou de la place concernée. Toutefois, la superficie occupée de la terrasse ne peut dépasser les 5 mètres quel que soit l’espace disponible. Dans tous les cas, l’arrêté oblige les cafés à laisser une largeur de 1,50 m pour les piétons. L’espace public doit être  totalement libéré à la fermeture de l’établissement pour permettre le passage des agents de nettoiement, les travaux sur la chaussée ou les caniveaux… Même la pose d’auvents, parasols, pots de plantes … est  réglementée. Pour les contrevenants, les sanctions peuvent aller d’un simple avertissement au retrait de l’autorisation d’exercer. En cas de récidive, le montant de l’amende est multiplié par 3!

    Aziza EL AFFAS

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