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    Secteur bancaire: De quoi souffre-t-il?

    Par L'Economiste | Edition N°:5660 Le 23/12/2019 | Partager
    Taux d’intérêt très bas, conjoncture difficile, révolution numérique
    Réforme, série de tests, suppressions de postes
    Le secteur à l’épreuve des changements

    Persistance des taux d’intérêt très bas, conjoncture économique incertaine, révolution numérique, concurrence accrue… le secteur bancaire se prépare à une année 2020 pleine de défis. Voici à quoi on doit s’attendre.

    ■ Conséquences des taux bas: Il y a encore un an, les acteurs financiers avaient espéré que la Banque centrale européenne (BCE) remonte progressivement les taux d’intérêt en Europe. Mais dans un contexte d’incertitudes, l’institution monétaire de Francfort a décidé de reporter ce resserrement et s’est remise à déverser des montagnes d’argent frais sur le système financier pour soutenir l’économie.
    Cette politique s’avère coûteuse pour les banques, pénalisées par un taux négatif appliqué sur leurs dépôts de liquidités excédentaires auprès de la BCE. Même si ce mécanisme a été assoupli en septembre. Cela entame aussi la rentabilité de leur activité de prêt en réduisant chaque fois davantage la marge entre le taux d’intérêt auquel les établissements bancaires prêtent et celui auquel ils se refinancent. Les conséquences de cette situation sont déjà palpables sur le terrain.

    ■ Nouvelles règles Bâle III: Les banques européennes multiplient les mises en garde quant aux réformes réglementaires en cours de Bâle III. Fruit d’un accord entre superviseurs et banquiers centraux internationaux, le dernier volet a été signé en décembre 2017. Il vise à définir certaines règles de calcul des risques présents dans les bilans des banques et à réduire les disparités en la matière d’un établissement ou d’un pays à l’autre. Des négociations doivent s’ouvrir d’ici à mi-2020 pour transposer cet accord dans le droit européen. Mais, depuis octobre, la Fédération bancaire européenne mène un lobbying contre sa transposition en l’état. Un avis que ne partage pas Finance Watch, organisation non gouvernementale spécialisée dans la règlementation financière. Laquelle rappelle notamment que: «les futures règles, telles qu’elles sont actuellement prévues, ne doivent entrer en vigueur que très progressivement, d’ici 2027». Ce qui offre un «calendrier extrêmement graduel aux établissements bancaires pour se mettre en conformité avec le nouveau cadre».

    ■ Stress test: Les autorités européennes vont mener l’année prochaine une série de tests pour mesurer la résistance des établissements bancaires européens face à divers types de chocs. Le lancement de ce nouvel exercice est prévu pour janvier 2020 et les résultats seront publiés fin juillet. L’attention sera portée sur différents risques susceptibles de peser sur la solvabilité (crédit, marché, contrepartie, opérationnel…).
    En parallèle, la France mènera l’année prochaine un test de résistance financière pour évaluer la capacité des grands groupes bancaires et d’assurances à faire face au risque climatique.

    ■ Pression sur les effectifs: 2019 a été une année noire pour l’emploi bancaire en Europe avec plus de 50.000 suppressions de postes annoncées par la plupart des grands groupes. Parmi les raisons figurent: un contexte difficile pour le secteur bancaire confronté aux taux bas rognant sur ses marges, des tensions politico-commerciales provoquant une volatilité sur les activités de marché, des clients privilégiant les services en ligne aux visites en agence, ainsi qu’une concurrence accrue de nouveaux acteurs technologiques. Ces facteurs ont incité les banques à réduire la voilure tant en nombre d’agences que d’employés pour maintenir leur rentabilité. Et la tendance n’est pas près de s’inverser. En 2020, le géant britannique HSBC pourrait être l’un des premiers groupes bancaires à sabrer dans ses effectifs. Selon le Financial Times, la banque envisage de supprimer 10.000 postes en vue de réduire ses coûts.

    L’influence des géants de la tech

    • Les établissements financiers continueront à scruter les incursions des géants de la tech dans leur secteur. Si jusqu’à présent, les Alibaba, Tencent et autres Amazon ne concurrencent pas directement banques ou assurances traditionnelles, en Europe, leur irruption dans la finance inquiète.  
    • Société d’assurance-santé lancée par Amazon aux Etats-Unis, carte de crédit par Apple, projet de monnaie numérique chez Facebook, nouvelle branche dédiée aux services financiers du côté d’Uber. Sans parler d’autres initiatives dans le secteur crucial des paiements: Google Pay, AliPay, WeChat Pay…
    • Les géants de la tech voient dans les services financiers un moyen de se rapprocher de leurs utilisateurs en multipliant les interactions et de profiter de larges bases de clientèle. De l’avis du Conseil de stabilité financière: «ces différents acteurs ne sont pas uniquement rivaux mais d’abord et surtout partenaires…».

    F. Z. T. avec agences

     

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