×
  • L'Editorial
  • régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

    International

    Brexit: Step by step…

    Par L'Economiste | Edition N°:5658 Le 19/12/2019 | Partager
    L'accord commercial, une nouvelle bataille
    Boris Johnson met la pression sur Bruxelles
    brexit-058.jpg

    A peine réélu, Boris Johnson met la pression sur Bruxelles pour parvenir à un accord commercial post-Brexit. Faisant resurgir le spectre d'une rupture brutale, le Premier ministre britannique veut interdire par une loi toute extension au-delà de 2020 de la période de transition suivant la sortie du Royaume-Uni de l'UE le 31 janvier.

    De leur côté, les responsables européens jugent déjà ce délai très court pour conclure un tel compromis. A défaut d'accord commercial, les relations économiques entre Bruxelles et Londres seraient régies par les règles de l'Organisation mondiale du commerce (OMC). Bien moins avantageuses que le dispositif actuel car elles fixent des droits de douane pour la circulation des marchandises. Etat des lieux.

    ■ Le défi du temps: Boris Johnson assure qu'il conclura un nouvel accord commercial avec l'UE d'ici la fin de la période de transition qui suivra le Brexit (d'ici le 31 décembre 2020). Et il ne demandera pas de temps supplémentaire à Bruxelles. «La conclusion d'un accord commercial fin 2020, c'est extrêmement ambitieux. Mais ce ne sera pas réalisé si nous n'essayons pas…», a souligné le Premier ministre irlandais Leo Varadkar. Le gouvernement britannique a jusqu'au 1er juillet pour demander un report de la période de transition au-delà de fin 2020. A cette date, il ne pourra présenter qu'une demande unique pour un ou deux ans supplémentaires.

    ■ Que négocier: Les effets de la pression du temps sur les négociations est un facteur important. A titre d'exemple, il a fallu, entre le début des discussions et l'entrée en vigueur de l'accord, huit ans et demi à l'UE avec le Canada, six ans et demi avec le Japon, neuf ans avec Singapour. Il est à rappeler que le Maroc et le Royaume-Uni ont scellé à Londres, un accord d'association global (Cf. L’Economiste du 28/10/2019). Pour signer un accord d'ici fin 2020, les négociateurs devront montrer suffisamment de progrès dans environ six mois. Objectif: laisser du temps pour la traduction, l'examen par les juristes, puis la ratification. Un accord sur une réduction des droits de douane est en revanche possible dans cette période.

    ■ Un risque de no deal: Si Boris Johnson refuse de prolonger la période de négociations, la menace d'un Brexit sans accord (ou no deal) se profilera à nouveau. Ce qui signifie que le Royaume-Uni risque de rompre brutalement ses liens commerciaux avec l'Europe, bouleversant son économie. En tant que pays tiers, le pays retrouverait immédiatement des conditions commerciales limitées, fixées par l’OMC. Les droits de douane sur les produits clé seraient élevés. Ce qui ruinerait les schémas commerciaux mis en place pour la production britannique de voitures et d'autres biens industriels qui dépendent de pièces provenant de l'étranger. Les points d'entrée au Royaume-Uni seraient engorgés par les contrôles douaniers.

    Ce que risquent les banques britanniques

    Le système bancaire britannique est paré pour résister à une forte récession au Royaume-Uni et dans le monde. Et ce, à condition de «réduire drastiquement les dividendes et les rémunérations variables», a indiqué la Banque d'Angleterre. C'est la troisième année consécutive que les sept principales banques du pays passées en revue (Barclays, HSBC, RBS, Lloyds Banking Group, Nationwide, Santander UK et Standard Chartered) ont toutes réussi ce test de résistance. Dans son scénario, la Banque d'Angleterre se base sur une récession plus grave que lors de la crise de 2008 avec une chute du PIB de 2,6% dans le monde et de 4,7% au Royaume-Uni. Elle envisage un effondrement de la livre de 30% face au dollar et une hausse du taux directeur de la BoE à 4% (contre 0,75% actuellement) pour juguler une inflation galopante. Afin de répondre aux exigences de capitaux nécessaires, les banques britanniques devraient néanmoins, en cas de crise, réduire leurs dividendes de 99% (ceux-ci passant de 25,2 milliards de livres en 2019 à 200 millions en 2020) et les rémunérations variables de 75% (de 11,6 milliards à 2,9 milliards).

    F. Z. T.

    Retrouvez dans la même rubrique

    • SUIVEZ-NOUS:

    1. CONTACT

      +212 522 95 36 00
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]

      70, Bd Al Massira Khadra
      Casablanca, Maroc

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc