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Dossier Spécial

Pourquoi l’E-commerce ne décolle pas

Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:5657 Le 18/12/2019 | Partager
A peine un chiffre d’affaires de 7 milliards de DH/an
L’activité en progression de plus de 21% par an
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Les vêtements (prêt-à-porter) arrivent en tête des produits achetés en ligne au Maroc. Ils représentent près de 70% des transactions.

Avec une croissance de plus de 21% chaque année, l’e-commerce est en pleine progression. Près d’une personne sur 5 utilise Internet pour ses courses au Maroc. La pratique des achats en ligne est donc en évolution, plus dans le milieu urbain que dans le rural.

Près de la moitié des individus ayant effectué des achats en ligne l’ont fait de 2 à 5 fois en 2018. Les vêtements (prêt-à-porter) arrivent en tête des produits achetés en ligne au Maroc (près de 70% des transactions). Ils dépassent de loin le paiement de factures, redevances, les produits cosmétiques, les voyages et autres services et accessoires.

Toutefois, le commerce global marocain brasse quelque 300 milliards de DH  dont à peine 7 milliards de DH (soit 0,4% du PIB) pour l’e-commerce. En même temps, le marché mondial du e-commerce brasse quelque 60.000 milliards de dollars, soit 600 fois l’économie marocaine.

Le Maroc est donc loin du compte. Il est, en effet, classé 95e au niveau mondial sur 152 pays couverts par l’édition 2019 de l’indice du commerce électronique entre entreprises et consommateurs (B2C), publié récemment par la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced). Les auteurs de ce classement ont relevé que les acheteurs en ligne au Maroc représentent 22% des utilisateurs d’Internet et 14% de la population en 2018.

Le Maroc se classe ainsi 7e à l’échelle africaine derrière l’Île Maurice (58e), la Tunisie (70e), l’Afrique du Sud (76e), le Nigeria (79e), le Kenya (88e) ou encore la Namibie (94e). Il est également devancé au niveau régional par les Émirats arabes unis (28e), le Qatar (47e), l’Arabie Saoudite (49e), la Turquie (35e), le Koweït (55e)…

C’est un paradoxe! Autant le Royaume est parmi les mieux équipés en  infrastructure télécoms de base avec des taux élevés d’abonnement mobile (46 millions d’abonnements, soit plus de 100%) et d’équipement en smartphones (plus de 88%)... Autant il figure parmi les derniers de la classe sur l’e-commerce en Afrique.

Les données de l’ANRT confirment ces piètres performances. «Effectuer des achats en ligne» n’est pas une priorité pour l’usager lambda. Autrement dit: les Marocains sont certes de grands adeptes des smartphones, sauf que la consultation des sites, les réseaux sociaux, les échanges de SMS, whatsApp et les téléchargements des applications figurent en tête de leurs activités. Leurs contenus favoris sont donc les réseaux sociaux, l’actualité, le sport, les jeux et loisirs, les vidéos. L’e-gov et l’e-commerce arrivent en fin de classement (toujours selon l’ANRT).

A en croire les experts du cycle de conférences «Digital Act by Inwi», tenu le 3 décembre, plusieurs facteurs expliquent les contre-performances du e-commerce au Maroc. Parmi les raisons avancées, les moyens de paiement qui privilégient encore le cash.

Ceci dit, les paiements e-commerce les plus récurrents sont liés à des factures, des redevances d’eau et électricité, la vignette, taxes et impôts... Outre la préférence du cash, il y a des freins d’ordre culturel. Le Marocain préfère toucher le produit, le tester avant l’achat. Par ailleurs, les commerçants privilégient le billet de banque.

Le paiement  mobile peine à démarrer au Maroc, entre autres en raison de la réticence des commerçants qui voient en cette technologie un moyen pour l’administration de contrôler leurs revenus. Pour les inciter à adhérer, un amendement introduit  une réduction de 25% de la base imposable correspondant au chiffre d’affaires réalisé par téléphonie mobile.

A.E.

 

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