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Dossier Spécial

Le détail de la stratégie Maroc Digital

Par Amin RBOUB | Edition N°:5657 Le 18/12/2019 | Partager
Des ruptures technologiques et dans la gouvernance s’im­posent
e-Gov: objectif, le top 3 Afrique et Moyen-Orient

L’Écosystème digital est ap­pelé à amorcer plein de ruptures techno­logiques, ainsi que dans la gouvernance et l’exécution. L’enjeu est de coller aux mutations mondiales et booster davan­tage l’accélération du développement de l’économie numérique.

Mais aussi arrimer tous les secteurs productifs ainsi que l’administration publique pour plus de compétitivité, de convergence et de synergies. D’où l’intérêt de mettre en place une agence dédiée aux services publics numériques. Plus qu’une évo­lution, une révolution s’annonce sur les 10 prochaines années.

Selon l’IRES, «la transformation numérique influence fon­damentalement les stratégies de dévelop­pement nationales et régionales. Ce qui implique les opérateurs économiques (les entreprises) et plus généralement le mode d’organisation de la société, au-delà des discours généraux sur les «promesses» de la technologie.

L’ensemble des poli­tiques publiques se trouve désormais questionné par la transformation numé­rique: l’innovation, l’emploi, la fiscalité, la sécurité, l’industrie, la mobilité, la san­té, l’enseignement... Les enjeux sont dé­terminants pour l’avenir des économies et des sociétés de demain: des enjeux de souveraineté, de sécurité et de soft power, des enjeux d’emplois et d’innovation, des enjeux d’égalité et de démocratie, des enjeux d’intégration régionale...

Or, le constat aujourd’hui fait que le Maroc accuse beaucoup de retard en ma­tière de digitalisation, que ce soit pour les services d’entreprises que les prestations de l’administration envers les usagers. Selon un rapport récent, le Maroc est très mal classé à l’international: en 2018, il arrive à la 78e position dans l’indice des services en ligne. Pis encore, il est classé 110e dans e-gouvernement. Sur l’e-com­merce, là encore le Maroc est parmi les derniers de la classe.

Même en Afrique, où les trois quarts des transactions se font par voie électronique via l’e-com­merce, le Maroc est très mal classé. Le commerce marocain brasse quelque 300 milliards de DH. Quant à l’e-commerce, il est à peine à quelque 7 milliards de DH (soit 0,4% du PIB). C’est dans ce contexte précis qu’intervient la stratégie Maroc Digital 2020. Une vision élaborée conjointement par les professionnels pri­vés et les pouvoirs publics, le ministère de tutelle, l’Agence du digital (ADD)...

Le top 3 des pays du Moyen-Orient et d’Afrique

L’ambition consiste à ancrer de façon irréversible «la révolution digitale glo­bale» comme étant un moteur de déve­loppement. Et surtout ériger le numé­rique en tant que levier stratégique de transformation économique et d’inclu­sion sociale. Ce qui passe par de grandes réformes au niveau de l’administration publique, une nouvelle dynamique de compétitivité qui repose sur le digital et surtout l’adhésion et l’implication des citoyens pour réduire la fracture numé­rique.

La réduction de la fracture repose sur la connectivité pour tous, la générali­sation des infrastructures, y compris dans les zones dites blanches, l’intégration du digital dans les programmes de l’ensei­gnement dès le primaire, secondaire... ainsi que l’accès public et gratuit au wifi, voire au haut et très haut débit, et la géné­ralisation de la data-mobile.

Le challenge consiste à accélérer la transformation numérique, renforcer la place du Maroc en tant que hub régio­nal et surtout relever les multiples freins systémiques, en s’attaquant à la problé­matique de la gouvernance et des compé­tences numériques. Le défi est de former chaque année 30.000 professionnels IT au Maroc.

Parmi les principaux objectifs de la Vision Maroc Digital: être dans le top 3 des pays du Moyen-Orient et d’Afrique (hors pays du Conseil de coopération du Golfe: CCG) dans le classement e-Gov, infrastructures data et doing IT. Autre objectif assigné, assurer 50% des démarches administratives en ligne, ou encore réduire de 50% le gap d’accès au numérique.

Pour généraliser l’accès à Internet et réduire le gap numérique, 20% des PME devront être équipées et connectées. Sur l’offshoring, le chal­lenge consiste à assurer une croissance annuelle de l’ordre de 5 à 10% avec la création de 60.000 emplois dans ce sec­teur.

A l’échelle du continent, le Maroc se fixe l’objectif ambitieux de devenir le nu­méro 1 des hubs numériques en Afrique francophone et numéro 2 en Afrique. Pour y arriver, il va falloir former 15.000 professionnels IT. Plus encore, position­ner 5 locomotives marocaines dans le top 30 africain et permettre l’éclosion et la croissance de pas moins de 500 startups dès 2020.

Bien évidemment, l’implémentation de la Vision reste tributaire de la compo­sante financière. Justement, le finance­ment de la stratégie puisera notamment ses ressources des PPP (partenariats entre entreprises privées et organismes publics).

Des modèles qui se prêtent bien au financement d’infrastructures télécoms, d’infrastructures urbaines pour les smart-cities ou encore de data­center... Le mécanisme correspond à des dépenses d’investissement consenties partiellement par des opérateurs privés en échange de concessions rémunérées dans la durée.

Autre levier, la mobilisa­tion de fonds spéciaux, tels que le Fonds de service universel des télécoms, ou des fonds de développement comme le Fonds Hassan II et le Fonds de cohésion sociale.

Des sources censées contribuer au financement d’initiatives à vocation d’équité numérique, de réduction de la fracture numérique, d’accompagnement de TPE. Le Budget de l’Etat sera aussi mis à contribution, soit par réalloca­tion de lignes budgétaires entre dépar­tements, soit via des lignes budgétaires additionnelles.

Livre blanc

  La Fédération des technologies de l’information, des télécommu­nications et de l’offshoring (Apebi) vient de rendre public un livre blanc orienté digitalisation. Il s’agit d’une réflexion afin de permettre au digital de contribuer à l’amélioration de la compétitivité de l’économie et des conditions de vie des citoyens. La Vision de l’Apebi s’articule autour de 70 recommandations pour accélérer le déploiement. Celles-ci reposent sur le système de gouvernance, la convergence public-privé, l’amélioration des infrastructures, la formation, l’administration électronique, la digitalisation de la PME...

Amin RBOUB

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