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Cartographie des risques: Les tendances à surveiller en 2020

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5652 Le 11/12/2019 | Partager
Turbulences géopolitiques, montée de l’activisme, pressions sociales…
Le Maroc toujours bon élève
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Au Maghreb, le Maroc est classé parmi les pays à faible risque en termes de sécurité et ayant des risques politiques moyens. Le Royaume fait mieux que plusieurs pays voisins et son classement note que les fondamentaux de la destination sont bons.
Sous tensions, l’Algérie est placée dans la zone qui stipule que le pays a un degré de  risque élevé au niveau politique, avec un taux à la fois moyen et élevé par rapport à la sécurité (selon les régions). De son côté, la Tunisie demeure un pays à risques politiques et sécuritaires moyens

Les marchés africains gagneront en attractivité en 2020, tandis que les tendances mondiales seront plus que jamais en contradiction avec les intérêts des entreprises internationales. Les turbulences géopolitiques d’une année électorale américaine, la montée de l’activisme mondial et un nouveau niveau de guerre cybernétique figurent parmi les 5 principaux risques pour les entreprises l’année prochaine.

C’est ce que prédit le rapport annuel RiskMap, révélé par Control Risks (ControlRisks.com), un cabinet de conseil spécialisé dans la gestion globale du risque. Il s’agit d’une évaluation globale des risques pour les chefs d’entreprise et les décideurs du monde.

■ La course à la Maison-Blanche: La campagne électorale aux Etats-Unis aura un impact manifeste sur la géopolitique. Le battage médiatique de la campagne et les perturbations liées à la procédure de destitution se répercuteront sur les interventions américaines dans le monde. La Maison-Blanche ayant recours à la «diplomatie-spectacle» pour tenter de détourner l’attention de la procédure de destitution. Dans le même temps, les alliés et adversaires américains, comme la Corée du Nord, l’Iran ou même l’Etat islamique se prémuniront contre les élections les plus idéologiques des 40 dernières années. Ils tenteront d’accroître la pression sur une campagne électorale déjà houleuse. Une telle attitude influencera lourdement les risques géopolitiques pour les entreprises.

■ Le poing de la société militante: Partout dans le monde, les pressions sociales et l’activisme coordonné autour de questions telles que la protection de l’environnement, les droits politiques et de l’homme, les inégalités et la vie privée intensifient les exigences envers les entreprises et plus seulement envers les gouvernements. Dans la rue, dans les assemblées d’actionnaires et dans les entreprises, le poing de la société militante frappera de plus en plus fort sur la table des conseils d’administration. Il ne suffit plus d’être éthique ni d’être conforme. Ce bourbier non codifié de responsabilité sociale, morale et politique accaparera l’énergie des dirigeants d’entreprise en 2020 et au-delà.
n Les cybermenaces vont s’intensifier: La dissuasion occidentale n’a pas réussi à contenir la marée et les acteurs hostiles utilisent des méthodes de plus en plus dures. Les Etats-Unis riposteront en montrant au monde qu’ils se sentent concernés. Sur les théâtres de conflits stratégiques, comme celui du Golfe, les mesures militaires indésirables cèdent la place aux cyberattaques. Un nouveau cycle d’escalade va donc s’amorcer. Les rivaux de l’Occident et leurs mandataires augmenteront leur niveau de menace, avec des conséquences imprévisibles. Si les grandes firmes parviennent à une cyber-résistance crédible, les infrastructures nationales à travers le monde n’y parviennent pas et sont la principale faille du conflit cybernétique international.

■ L’anxiété économique/Fragilité politique: Même les prévisions les plus optimistes indiquent que la croissance économique mondiale en 2020 sera tristement faible ou, comme l’ont dit Oxford Economics, «grinçante». Ceci, avant toute prise en compte d’un choc économique qui pourrait ébranler une conjoncture instable. Si le PIB mondial se détériore, il ne faut pas s’attendre à une réponse politique coordonnée dans un monde fragmenté. Les gouvernements confrontés à la polarisation nationale et à l’opportunisme bilatéral à l’échelle internationale se heurteront à des difficultés économiques. Ce qui compliquera davantage la tâche. Le défi sera particulièrement difficile à relever pour les économies du Moyen-Orient, tributaires des produits de base, qui ne se sont pas complètement remises de la chute des prix du pétrole en 2015 ou qui sont aux prises avec des sanctions, le chômage des jeunes et des troubles sociaux. Bref, les entreprises auront besoin d’une stratégie pour un monde intensément tactique.

Fatim-Zahra TOHRY

 

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