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Economie

Académie du Royaume: Une session dédiée aux puissances asiatiques

Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5652 Le 11/12/2019 | Partager
Trois séquences concernant la Chine, l’Inde et le Japon
Quel impact des nouvelles routes de la soie sur le partenariat avec l’Afrique
Pékin appelée à proposer un nouveau paradigme pour les échanges avec le continent
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Abdeljalil Lahjomri, secrétaire perpétuel de l’Académie du Royaume, a expliqué que «les relations entre le Maroc et la Chine ne sont pas récentes. Aujourd’hui, les nouveaux rôles de ce pays au niveau international et les différentes réformes économiques qu’il a lancées suscitent l’intérêt» (Ph. Académie du Royaume)

Après l’Europe, l’Afrique et l’Amérique latine, l’Académie du Royaume se tourne vers l’Asie comme horizon de pensée, dans le cadre de sa 46e session ordinaire, tenue hier à Rabat. Dans un environnement international redevenu multipolaire depuis quelques décennies, la Chine occupe sur le plan économique une place aussi importante que celle des Etats-Unis. Elle marque de ce fait, avec l’Inde, le basculement de l’épicentre du monde vers le Pacifique et l’Océan indien.

Cette année, les responsables de l’Académie du Royaume ont choisi de scinder les travaux de la 46e session en 3 séquences, axées sur les expériences de la Chine, de l’Inde et du Japon. La première journée a été dédiée aux facteurs de la croissance fulgurante de Pékin depuis quelques décennies. Pour Abdeljalil Lahjomri, secrétaire perpétuel de l’Académie, «les relations entre le Maroc et la Chine ne sont pas récentes.

Aujourd’hui, les nouveaux rôles de ce pays au niveau international et les différentes réformes économiques qu’il a lancées suscitent l’intérêt». Lahjomri a rappelé les différentes étapes ayant marqué le «renouveau chinois» depuis 1978, poussant certains analystes à mettre en garde contre «le danger jaune».

D’où l’importance de la soft-power déployée par Pékin, notamment via le lancement d’instituts Confucius et le renforcement de sa présence dans les grands forums internationaux. Cette stratégie s’est également appuyée sur «un modèle économique et culturel considéré comme une troisième voie entre le capitalisme occidental et le pouvoir de l’Etat et du parti».

En 2013, le président chinois Xi Jinping a lancé le méga-projet des nouvelles routes de la soie, doté d’un budget de 1,3 trillion de dollars. Ce chantier «renforce la puissance chinoise et traduit ses ambitions au niveau mondial», a noté pour sa part, Rahma Bourquia, membre de l’Académie. Le lancement des nouvelles routes de la soie intervient après des décennies d’expansion économique et de conquête de nouveaux marchés, dont ceux des pays africains.

«Cette présence chinoise en Afrique n’est pas vue d’un bon œil par les puissances européennes. Surtout que certaines d’entre elles redoutent l’impact sur leurs intérêts au niveau du continent», a souligné Bourquia. Elle a mis l’accent sur les commentaires de certains analystes qui qualifient cette présence chinoise comme «un nouveau colonialisme».

Or, «cette victimisation de l’Afrique ne correspond pas à ses nouvelles réalités et sa prise de conscience, dans la mesure où les pays du continent sont en mesure d’évaluer leurs relations avec leurs partenaires», a-t-elle expliqué. Aujourd’hui, la relation entre la Chine et l’Afrique doit être basée sur une logique win-win, est-il indiqué. «La mondialisation doit être également une opportunité pour le continent, au même titre que la Chine», a noté Bourquia.

Pour elle, Pékin est appelée à élaborer un nouveau modèle de partenariat avec l’Afrique, basé sur un paradigme différent des échanges, en l’inscrivant dans une démarche humaine. Ce rapprochement est favorisé par une série de facteurs historiques, notamment l’absence de conflits entre les deux pays et des sources de tension ou de haine, a précisé l’ancienne présidente de l’Université Hassan II Mohammedia.

Le partenariat sino-africain pour le développement devra s’inscrire dans une logique de communauté des destins, a-t-elle expliqué. Surtout que les enjeux sont connus. Il s’agit de la création de plus de richesses, d’emplois, en plus de la mise à niveau des infrastructures.

Nouveau modèle économique

L’examen de la recette chinoise peut s’avérer utile à un moment où le Maroc se penche sur la refonte de son modèle de développement. Les réformes lancées par Pékin depuis quelques décennies ont favorisé un processus de croissance à deux chiffres, à un moment où les puissances occidentales furent plongées dans le marasme à la suite de la crise de 2008 et 2009. En 2010, le gouvernement chinois avait annoncé le lancement d’un nouveau modèle de développement économique, axé sur la compétitivité et les exportations, ainsi que sur la consommation intérieure et la poursuite des réformes dans le domaine de l’éducation. Actuellement, «ce pays impressionne par la taille de son marché, les énormes excédents de sa balance commerciale, la puissance financière de ses fonds souverains et les budgets consacrés par ses conglomérats à la R&D».

M.A.M.

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