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    Etudes en France, Le SEF réaffirme ses ambitions africaines

    Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5652 Le 11/12/2019 | Partager
    Une tournée dans 8 pays au programme
    Coup d’envoi à Casablanca le 14 décembre

    Après dix éditions, le Salon des études en France (SEF) s’est positionné en tant qu’acteur majeur en matière d’orientation et de recrutement des étudiants souhaitant poursuivre leurs cursus dans de grands établissements français. Pour Ahmed Lahlou, président du SEF Afrique, le Salon «n’a cessé d’évoluer afin de répondre aux besoins des établissements pour une présence dans les pays africains à fort potentiel».

    Durant les 4 dernières années, son CA a connu une croissance à 3 chiffres. Ce qui traduit, selon son président, l’énorme potentiel de développement qu’offre ce secteur. Cet événement, qui a suscité un fort engouement durant les éditions précédentes, s’est greffé sur la politique africaine du Maroc, en ciblant plusieurs pays du continent. Son fondateur insiste également sur le fait qu’il s’inscrit dans une logique de coopération triangulaire. «L’expertise marocaine peut s’avérer très utile pour l’action de l’Europe ou de l’Asie en Afrique», a souligné Lahlou.

    Pour cette année, une série de nouveautés sont prévues. Après plusieurs éditions à Casablanca, Abidjan, Dakar et Tunis, cette année, les organisateurs couvrent de nouveaux pays. C’est le cas notamment du Congo, du Gabon, du Cameroun mais aussi du Liban. Au total, 8 salons sont programmés pour 2020.

    Le coup d’envoi de la tournée du SEF est prévu le 14 décembre à Casablanca. Il s’agit d’une étape qui «suscite annuellement l’engouement des étudiants marocains ou africains résidant au Maroc». L’année dernière, le SEF Casablanca a attiré plus de 9.000 visiteurs, rentrés en contact avec plus de 76 exposants. Cette année, les organisateurs tablent sur 10.000 visiteurs.

    «L’opération de ciblage sera étendue pour l’édition 2020 à plus d’établissements et de formations», expliquent-ils. Par exemple, les organisateurs prévoient l’augmentation du nombre de visiteurs pour les Masters et MBA. Parallèlement, l’opération d’enregistrement se fera via une plateforme digitale. Les étudiants intéressés pourront prendre rendez-vous en ligne avec les écoles participantes au SEF.

    Une jeunesse qui entreprend

    Ahmed Lahlou démarre son aventure déjà pendant ses études en France. A cette période, les orientations politiques du Maroc tendaient vers l’Afrique et un triangle Afrique-Maroc-France. C’est à partir de là qu'a commencé sa volonté de se concentrer sur ses activités entrepreneuriales et de créer un groupe à fort potentiel de croissance, puis de s’étendre vers l’Afrique. Aujourd’hui, dit-il, «le Maroc a plus que jamais besoin d’une jeunesse qui se distingue du schéma classique de l’employabilité, une jeunesse qui ose et qui entreprend pour créer de la valeur ajoutée».

    M.A.M.

                                                                                   

    Une PME marocaine à la conquête de nouveaux marchés

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    Ahmed Lahlou, président du SEF Afrique (Ph. Privée)

    - L’Economiste: A quelques jours de la 10e édition du SEF, comment avez-vous réussi à positionner cet événement sur le calendrier international des salons d'étudiants?
    - Ahmed Lahlou:
    Au fil des années, par notre force de détermination et de persévérance, nous avons réussi à fidéliser les établissements les plus prestigieux et reconnus dans le monde. Aujourd’hui, le SEF est devenu l’incontournable rendez-vous annuel de nos exposants et s’est inscrit dans leurs calendriers parmi les salons internationaux les plus indispensables. Notre savoir et savoir-faire nous ont permis de monter en compétence dans ce domaine, d’être amené à innover et à s’adapter à l’ère du digital dans le but de mieux répondre aux attentes de chacun de nos établissements partenaires. La réussite du SEF au Maroc puis dans plusieurs autres pays africains montre qu’il est tout à fait possible d’organiser un évènement d’une telle ampleur en Afrique tout comme dans les autres continents.

    - Comment le secteur privé, particulièrement les PME et TPE, peut s'impliquer dans la politique africaine du Maroc?
    - Le rôle des grands groupes est important pour le développement de la présence du Maroc en Afrique. Néanmoins, la participation des PME et TPE est nécessaire pour apporter une réponse globale aux besoins de cette stratégie africaine. L’innovation, l’originalité et l’avant-gardisme que peuvent apporter les PME et TPE sont indispensables pour positionner le Maroc en tant que leader sur le continent et affirmer sa position. La mise en place d’une instance gouvernementale qui accompagnerait les PME et TPE sur diverses orientations, comme la structuration, le financement et l’investissement, pourrait encourager ces entreprises à s’orienter vers les marchés africains tout en leur fournissant les outils nécessaires à la réussite de ces opérations. Une telle initiative pourrait multiplier l’action des PME/TPE en Afrique et booster fortement la présence du Maroc dans ces pays.

    - Quelles sont vos ambitions au niveau du marché africain?
    - Nous envisageons de porter notre présence à 30 pays sur les 5 prochaines années. Nous avons également l’ambition de contribuer au positionnement du Maroc comme premier acteur économique et investisseur du continent.

    - L'expertise marocaine peut être utile dans le cadre d'actions triangulaires avec des partenaires européens et asiatiques. Concrètement, comment ça se décline?
    - Le SEF est un exemple concret d’une coopération triangulaire qui implique la France et le Maroc pour l’expertise et le savoir-faire d’un côté, et l’Afrique pour son potentiel de l’autre côté. Une entreprise marocaine a pu mettre à profit ses compétences pour des établissements français à destination de l’Afrique avec une action efficace et un résultat satisfaisant qui dure depuis quelques années et ne cesse de se développer. Il faut aujourd’hui que les entreprises marocaines intègrent le continent africain dans leurs axes de développement.

    Propos recueillis par Mohamed Ali MRABI

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