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La qualité de vie, une manne pour les touristes seniors

Par Badra BERRISSOULE | Edition N°:5652 Le 11/12/2019 | Partager
Près de 19% des touristes internationaux sont du 3e âge
Ils aiment découvrir la culture et l’arrière-pays et suivre des programmes de formation
Le Maroc pourrait mieux se positionner sur le créneau
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Avec près de 235 millions de personnes, les seniors représentent 19% des touristes internationaux. Ils sont à 25% européens et 22% américains

L’ampleur que prend désormais l’écotourisme et celui du tourisme des seniors sont une tendance lourde du marché mondial des vacances. Et le Maroc gagnerait à se positionner sur ce marché important et ses spécificités. Les seniors ont du temps, aiment voyager et de plus en plus apprendre aussi. Les voyages d’études pour les seniors sont devenus une grande tendance.

C’était d’ailleurs le thème du séminaire international organisé à Marrakech par l’Université privée en collaboration avec l’Association internationale des universités du 3e âge (AIUTA). Pour le professeur François Vellas, directeur de l’Université du troisième âge de Toulouse et président de l’AIUTA, on parle aujourd’hui d’un mouvement mondial des universités de tourisme pour les seniors.

La première du genre a vu le jour à Toulouse en 1973 pour offrir aux personnes du 3e âge un programme d’activités qui respecterait les conditions, les besoins et les aspirations propres à cet âge de la vie. Cet exemple ne fut pas long à être suivi et plusieurs universités en France mirent sur pied à leur tour des programmes destinés à cette catégorie d’étudiants.

Les Universités du troisième âge en France accueillent près de 350.000 étudiants. Après, ce furent la Belgique, l’Espagne, la Suisse, la Pologne, le Canada, la Suède, l’Italie, les Etats-Unis, l’Angleterre, l’Allemagne qui ont pris le relais et investi ce créneau et puis l’Amérique latine, l’Afrique, l’Asie.

Les programmes y sont adaptés et c’est aussi une occasion pour échanger les expériences entre les jeunes et les seniors. Dans ces programmes, il y a les voyages d’études. Selon les experts, ces derniers doivent être organisés d’une façon différente, avec des conseils professionnels et en répondant à tous les besoins possibles des étudiants voyageurs.

«Depuis quelques années, les Universités du troisième âge accueillent les voyages d’études qui permettent aux étudiants d’entreprendre des activités qui peuvent compléter le contenu de leur curriculum, qu’elles soient formelles ou non formelles». C’est ainsi que dans le programme, il faut des spécialistes pour faciliter l’autonomisation, l’amélioration de la communication en langues étrangères, la maîtrise des TIC…

«Pour les destinations, c’est une occasion aussi pour innover dans le développement durable», indique Carlos Santos, président de l’Observatoire du tourisme des Açores (OTA). «Chaque destination a le potentiel d’offrir une combinaison unique de connaissance, de capital social et d’un environnement créatif», ce qui rend certaines destinations particulièrement adaptées à des activités spécifiques.

Ainsi, nous avons, par exemple, la production de céramique Icheon en Corée (Commission nationale coréenne pour l’Unesco, 2010) ou la danse du tango à Buenos Aires (Morel, 2009), ou le Festival d’Edimbourg (Prentice & Andersen, 2003)», détaille Carlos. Au Maroc, et selon l’Association internationale des Universités du troisième âge, 40.000 étrangers seniors ont choisi de séjourner durablement au Maroc. Les Français y représentent entre 20.000 et 25.000 retraités.

Par nationalité, ce sont les Français qui se placent en première position, suivis des Britanniques et des Allemands, qui trouvent leur bonheur à Marrakech, à Agadir ou encore sur l’axe Rabat-El Jadida. Marrakech, bien entendu, reste un choix privilégié. Les Européens y sont très nombreux. Ils restaurent en masse des ryads. Plus de 2.000 retraités ont pris place dans des lieux de villégiature à l’instar de certains villages proches d’Agadir.

Dans dix ans, le million de résidents venus d’Europe devrait être atteint. «Il n’y a pas encore de politique publique touristique et universitaire en faveur des personnes retraitées. C’est une chance que l’UPM pourrait saisir pour élaborer une offre adressée à cette catégorie sociale et proposer des formations customisées conçues principalement en partenariat avec l’AIUTA», recommande Mohsine El Ahmadi, professeur à la FSJES Cadi Ayyad.

Il est à rappeler que l’Université privée de Marrakech, reconnue par l’Etat, propose des enseignements organisés autour de 7 pôles d’excellence: tourisme, hôtellerie et art de vivre, business et gouvernance, ingénierie et innovation, santé, sport, digital, médias, arts et culture et Executive programs.

Profils

  • Ils font partie de la première génération à retourner à l’école dans l’histoire
  • Leur revenu à la retraite est de plus en plus tardif
  •  Ils ont une espérance de vie plus longue
  • Il s’agit d’un groupe hétérogène
  • Les formations reçues auparavant sont différentes et le système politique dans lequel ils vivent, aussi
  • Ils exigent une formation continue, au long de la vie avec des services adéquats
  • Ils peuvent choisir, aussi, des programmes d’études formels ou non formels.

Badra BERRISSOULE

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