×
  • L'Editorial
  • Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2020 Prix de L'Economiste 2019 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Competences & rh

    Postuler pour l’un des meilleurs MBA au monde, quel défi!

    Par Ahlam NAZIH | Edition N°:5646 Le 03/12/2019 | Partager
    Intégrer une école du top 15 mondial, un exploit
    Plus de 100.000 dollars de frais, mais un retour sur investissement garanti
    Et un puissant réseau professionnel
    mba-046.jpg

    Les business schools des universités américaines dominent le classement du top 15 mondial des meilleurs MBA. Après un MBA dans l’une de ces écoles, les lauréats peuvent espérer doubler, voire tripler leur salaire

    Les écoles et universités sont nombreuses à ouvrir les inscriptions pour leur MBA entre novembre et décembre. Si, au Maroc, il suffit généralement de déposer une candidature et de passer un entretien oral devant une commission de 2 à 3 personnes, ailleurs, les conditions sont plus rudes.

    Les MBA des plus prestigieuses business schools au monde sont clairement des parcours d’élites ultra sélectifs, appréhendés par des milliers de candidats. Accéder à l’un d’eux relève de l’exploit. Les frais, pour leur part, sont astronomiques. Ils peuvent dépasser les 100.000 dollars. C’est le cas du MBA de Kellogg School of Management, (université Northwestern à Chicago), classé 14e au monde par le ranking du Financial Times.

    Amine Sebti, ingénieur, ex-startupper aujourd’hui consultant en stratégie, a eu la chance d’être pris dans ce MBA, il y a de cela quelques années. Une expérience «inoubliable», pleine d’enseignements. Car en plus d’être une formation technique, le MBA est une véritable aventure humaine.  

    Pour postuler aux MBA des plus grandes business schools, il faut d’abord passer le fameux GMAT (Graduate Management Admission Test), un examen international standardisé, permettant de mesurer la performance des candidats. Le GMAT, ça se prépare! «Je me suis donné trois mois, de septembre à novembre, pour préparer l’examen. En semaine, je travaillais de 19h à minuit. Les week-ends je les consacrais entièrement à la préparation.

    Pour dégager du temps, j’ai mis une croix sur toutes mes autres activités, et je ne voyais plus personne», confie Amine. Vous l’aurez compris, ça ne rigole pas. Et pour cause, c’est le score obtenu qui permet de choisir parmi les établissements les plus prestigieux. L’autodiscipline de Amine a fini par payer, puisqu’il a réalisé un score lui permettant de postuler pour les plus prestigieuses écoles. Celles de Harvard, Columbia, Northwestern (Kellogg), Pennsylvanie (Wharton) et l'Insead.

    La partie administrative de la candidature, c’est une autre paire de manches. «Il ne s’agit pas simplement de cocher des cases. Chaque école vous demande de rédiger des essais, et de répondre à des questions très spécifiques. C’est un exercice qui nécessite beaucoup de réflexion autour du projet professionnel, des objectifs, des compétences à acquérir… et une introspection pour comprendre ce que l’on cherche exactement», précise Amine.

    Dans les essais à rédiger, les candidats doivent expliquer pourquoi l’école choisie leur permettrait d’atteindre leurs objectifs professionnels. Ils doivent surtout tenter de se démarquer. «Il faudrait comprendre l’ADN de chaque école, argumenter son choix et construire une histoire attrayante et unique. Les écoles reçoivent chaque année des milliers de dossiers de personnes justifiant de parcours brillants. Votre candidature doit donc absolument sortir du lot», insiste le lauréat de Kellogg.

    Un entretien oral est également de mise. Le jeune ingénieur a eu la chance d’être accepté dans quatre business schools. Durant cette phase, les alumni des écoles contactent les candidats pour les convaincre d’opter pour leur établissement. Mais il est toujours plus intéressant de se rendre sur place.

    Amine a visité trois des campus qui ont validé sa candidature: Wharton, Columbia et Kellogg qu’il a fini par retenir pour un cursus de deux ans en full time. Des programmes pointus, des études de cas concrets, un corps professoral prestigieux (dont Philip Kotler), des intervenants du monde de l’industrie… L’école, classée dans le top 15 mondial, a de quoi séduire. Mais ce ne sont pas là ses seuls avantages.

    «J’y ai passé les deux meilleures années de ma vie. Les écoles essaient généralement de former des promotions diversifiées avec des profils de plusieurs origines, issus de milieux très divers: avocats, artistes, banquiers, acteurs associatifs… Et c’est une véritable richesse», témoigne Amine Sebti.

    Le réseautage, c’est l’autre atout de taille des MBA. Intégrer une école de renom permet de se constituer un carnet de contacts en or, et de nouer des liens solides avec les participants, enseignants et alumni, sur le long terme. Durant la formation, les plus grandes entreprises organisent des cocktails et conférences afin de repérer des talents, et même des entretiens d’embauche. Les candidats, qui généralement mettent en suspens leurs activités pour le MBA, peuvent ainsi décrocher des opportunités durant leur formation. Le retour sur investissements est donc souvent garanti.

    «Sortez de votre zone de confort»

    amine-sebti-046.jpg

     

    Le MBA peut vous permettre de donner un sérieux coup d’accélérateur à votre carrière, voire même de changer complètement de cap. «Il est important de garder les yeux ouverts pour saisir des opportunités, d’essayer de s’éloigner de sa zone de confort, de se mettre en difficulté, car c’est la meilleure façon d’apprendre», estime Amine Sebti. Le lauréat du prestigieux MBA de Kellogg business school était loin d’imaginer qu’après des études en ingénierie télécoms et un premier job dans une compagnie télécoms américaine, il basculerait vers le conseil en stratégie d’entreprises. Après quatre ans au sein de cette compagnie, le jeune ingénieur décide de s’inscrire en MBA, afin d’acquérir une compétence managériale. Pendant son cursus, il effectue un stage au sein de l’un des plus grands cabinets de conseil en stratégie, Strategy& (PwC). Il abandonne ainsi définitivement le monde de la technologie pour celui du conseil. Le cabinet lui paie sa deuxième année de MBA et l’embauche ensuite dans son bureau à Londres. Aventurier, Amine se lance dans l’entrepreneuriat au Maroc après seulement trois années d’exercice. Plusieurs startups après, il réintègre Strategy&, mais cette fois aussi au Maroc, en tant que senior manager. Il donne également des cours d’entrepreneuriat dans de grandes écoles marocaines.

    Ahlam NAZIH

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc