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Economie

Assurance: Les tensions politiques s’invitent chez les courtiers

Par Hassan EL ARIF | Edition N°:5640 Le 25/11/2019 | Partager
Les élections du 22 novembre à l’Umac reportées
A l’origine, les risques élevés d’abstention

Que se passe-t-il à l’Union marocaine des agents et courtiers d’assurances (Umac)? L’association des intermédiaires d’assurances qui devait tenir, vendredi 22 novembre, des élections pour désigner un nouveau président, a fait marche arrière la veille. Le scrutin est donc reporté au 22 février 2020! Dans le microcosme des agents d’assurances, c’est l’incompréhension totale.

Interrogé par L’Economiste, Said Bougataya, membre du bureau, explique que «le report a été décidé par l’association car cette période correspond à celle des renouvellements de contrats d’assurances et que, de ce fait, il y avait un risque que beaucoup de confrères ne fassent pas le déplacement».

Pourtant, cette coïncidence est tout sauf un hasard. Le bureau de l’Association aurait dû opter dès le départ pour une autre date, qui puisse garantir une participation minimale. Toujours est-il que le mandat des dirigeants est maintenant arrivé à échéance. Ils devront maintenant assurer l’intérim jusqu’à la tenue de nouvelles élections. Ce dont doutent beaucoup d’intermédiaires.

«Après une phase d’observation, nous constatons qu’il n’y a aucune association qui défende les intérêts des intermédiaires de manière régulière, surtout pendant cette période de l’année où le projet de loi de finances est en discussion à la Chambre des conseillers. Tout le monde s’interroge sur ce silence incompréhensible», s’étonne Slimane Bouslimi, porte-parole de la commission préparatoire pour la création du Syndicat national des intermédiaires d’assurances.

Il y a quelques mois encore, l’Umac avait annoncé un nouveau plan d’action pour concrétiser ses revendications. Depuis, l’association se fait de plus en plus discrète. Dans la profession, l’on se demande si l’on n’a pas opté pour l’attentisme «en attendant» que le projet de loi de finances soit définitivement adopté. Les tiraillements politiques se seraient-ils  invités dans les débats?

Bougataya reconnaît que les tensions ne sont pas toujours loin. Etant lui-même membre de l’USFP, et sachant que l’USFP fait maintenant partie de la coalition gouvernementale, il est évident qu’il ne va pas ruer dans les brancards. A l’inverse, le président sortant Youssef Bounoual est affilié à l’Istiqlal, qui est dans l’opposition. Les intérêts des uns et des autres ne sont apparemment pas convergents.

Les intermédiaires qui avaient fait de l’exonération de la TVA sur les commissions reversées par les compagnies d’assurance leur priorité devront prendre leur mal en patience. La profession ploie sous le poids de problèmes hautement plus graves. Des dizaines d’intermédiaires n’ont toujours pas soldé leurs impayés vis-à-vis des compagnies qu’ils représentent.

Des créances qui datent d’avant la circulaire de l’Acaps sur l’obligation de reverser le montant des primes aux assureurs avant le 15 de chaque mois. Des agents font actuellement face à la justice pour impayés. Pour apurer ce passif, plusieurs solutions ont été proposées aux agents. Pas de visibilité non plus sur la révision de la commission des agents qui n’a pas augmenté depuis «40 ans».

Une représentativité à définir

La question de la représentativité des intermédiaires d’assurances reste posée. Au lieu d’une fusion avec l’Union marocaine des intermédiaires d’assurances (Umac) et la Fédération nationale des agents et courtiers d’assurances (Fnacam), l’on assiste à la naissance d’une nouvelle association. Ce qui risque de renforcer les dissensions dans la profession. Pour régler cette question, le bureau national de l’Umac avait saisi, en juin 2018, le chef du gouvernement pour lui demander de définir les critères de représentativité de la corporation. Une disposition devenue urgente depuis la création de l’Acaps, obligée de désigner à sa discrétion les membres qui représenteront la profession dans ses instances.

Hassan EL ARIF

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