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    Economie

    LGV: L’ONCF rassure sur la rentabilité

    Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5638 Le 21/11/2019 | Partager
    Elle couvre toutes les charges opérationnelles, selon les responsables de l’Office
    Le modèle d’exploitation a permis d’avoir une bonne marge
    2,5 millions de passagers entre janvier et octobre 2019
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    La LGV a fini par rassurer l’ensemble de ses détracteurs (Ph. Bziouat)

    La Ligne grande vitesse au Maroc est-elle un éléphant blanc? Une année après la mise en marche des nouveaux trains grande vitesse, «le projet est bien rentable», a assuré Mohamed Rabii Khlie, DG de l’ONCF, lors d’une conférence à l’occasion du 1er anniversaire d’Al Boraq. Pour lui, il s’agit d’un «projet viable, compétitif et accessible».

    Evitant de dévoiler les réalisations financières, le patron de l’ONCF a expliqué que «le modèle d’exploitation a permis d’avoir une marge opérationnelle qui se situe en haut de la fourchette des moyennes à l’international». Concrètement, à l’issue de la première année d’exploitation, «la rentabilité couvre toutes les charges opérationnelles, sans avoir besoin d’une subvention, comme cela est appliqué dans d’autres pays», a-t-il affirmé.

    En matière de performances commerciales, plus de 7.000 trains ont circulé durant la période allant du 1er janvier à fin octobre dernier. Le nombre de voyageurs ayant utilisé Al Boraq au cours de la même période s’est élevé à 2,5 millions, avec une moyenne de 8.250 personnes par jour. Ce chiffre devra atteindre 3 millions de passagers d’ici la fin d’année, selon les prévisions de l’ONCF.

    La restructuration du modèle de commercialisation des services de transport ferroviaire et la mise en place d’un nouveau plan de transport ont également favorisé la réalisation de certaines performances. Par exemple, la vente en e-commerce, qui était pratiquement insignifiante au départ, a représenté 15% durant ces derniers mois. 40% des voyageurs optent également pour l’anticipation d’achat de leurs billets, au moins une journée avant le départ. Plus de la moitié des passagers voyagent en groupe de 2 personnes et plus. Le taux d’occupation, quant à lui, s’élève à une moyenne de 68%.

    Des conventions ont été également signées avec certaines fondations pour bénéficier d’une réduction de 30% sur le tarif normal, est-il indiqué. La reconfiguration de l’offre de transport ferroviaire a également favorisé une amélioration des performances de certaines gares. Par exemple, le nombre de voyageurs a connu une hausse à fin octobre dernier au niveau de Casa Voyageurs (+23%), Rabat Agdal (+43%) et Tanger (+80%).

    Les dirigeants de l’ONCF ont également insisté sur l’importance de l’impact socioéconomique de la LGV, notamment en termes de rapprochement des collectivités et de renforcement de la mobilité des personnes. «Après une année d’exploitation, la LGV n’est plus perçue comme un projet destiné à certaines élites, dans la mesure où il est accessible à tous», a noté Khlie.

    Sur le plan ferroviaire, l’impact de la LGV s’est traduit par une atténuation de la pression sur les lignes conventionnelles, ayant permis de renforcer l’offre du fret logistique. Le DG de l’ONCF a donné l’exemple du récent lancement des premiers trains transportant les véhicules produits dans les usines de PSA à Kénitra vers Tanger.

    Un contrat-programme avant la fin d’année

    L’ONCF devra signer un nouveau contrat-programme avec l’Etat avant la fin de cette année. C’est ce qui a été annoncé par Mohamed Rabii Khlie, qui a insisté sur son importance pour la prochaine phase du développement ferroviaire au Maroc. Surtout que plusieurs extensions sont en phase d’études, dont celle du Sud vers Agadir et les provinces du Sud. Le Roi a exhorté le gouvernement à se pencher sur ce chantier, lors du dernier discours de la Marche verte. Certaines actions ont été déjà réalisées dès 2012, selon Khlie, notamment la sécurisation d’un tracé de 7 km à la sortie de Marrakech et d’un terrain à Agadir. Le DG de l’ONCF a précisé que c’est le gouvernement qui devra déterminer les prochaines extensions, que l’Office devra réaliser en tant que maître d’ouvrage délégué, via une nouvelle entité qui sera baptisée ONCF SA, qui se chargera également de la gestion de l’exploitation. Cela fait partie de la refonte institutionnelle, figurant parmi les axes du protocole d’accord signé avec l’Etat en juillet dernier. Ce document prévoit d’autres mesures, dont la restructuration comptable, l’amélioration du profil du passif de la dette de l’ONCF, la revalorisation du patrimoine…

    M.A.M.

     

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