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    Entreprises

    SNTL repart à la gestion des gares routières

    Par Jean Modeste KOUAME | Edition N°:5637 Le 20/11/2019 | Partager
    Création future de SDL dédiées
    Echec des modèles de gestion directe des communes et de gestion par le privé

    La Société nationale du transport et de la logistique (SNTL) prépare son repositionnement dans la gestion des gares routières. L’annonce a été faite le 12 novembre à Casablanca, lors de la conférence-débat de la Chambre de commerce britannique. «Les gares routières posent énormément de problèmes. Les modèles de gestion directe par les communes et de concession de gestion par le privé ont montré leurs limites.

    L’Etat nous redemande de réinvestir leur gestion. Nous sommes en train de mettre en place un nouveau mécanisme pour reprendre un certain nombre de ces infrastructures», explique Aziz Alami Gouraftei, DG de la Société nationale du transport et de la logistique (SNTL). Cependant, rien ne filtre sur les gares concernées.

    Dans certaines grandes villes, les collectivités ont délaissé la gestion du service public et voyageur entre les mains de courtiers et intermédiaires. Il n’y a qu’à voir comment sont gérées les gares Ouled Ziane de Casablanca ou encore celle de Rabat. L’enjeu est de transformer les gares en lieux de vie, à l’instar des nouvelles gares de train. En effet, les nouvelles gares ferroviaires ont complètement changé l’image du train auprès du citoyen, voire l’animation des quartiers.

    La gestion des gares routières fait partie des prérogatives des collectivités locales. Du coup, c’est plutôt le modèle des sociétés de développement local (SDL) qui sera retenu. «Nous pourrons dans certains cas prendre des participations dans des SDL et assurer la gestion via un cahier des charges précis. Nous sommes en discussions», indique le dirigeant.

    Un certain nombre d’exigences ont été mises sur la table pour permettre à la société de gérer avec les collectivités locales, notamment la mise en place de guichet unique. A terme, la société va probablement se retirer de la gestion des gares, puisque cette activité ne fait plus partie de ses métiers de base. La gestion de ces infrastructures est, de par la loi, du ressort des collectivités locales. La gestion des gares routières est l’un des métiers historiques de la SNTL.

    L’organisation a dû se retirer dans le cadre de la déconcentration. S’y ajoutent des dysfonctionnements et des anomalies qui, par le passé, lui ont valu d’être un des hôtes les plus habituels des inspecteurs de la Cour des comptes. En effet, l’entreprise publique a étendu ses activités et s’est lancée dans une diversification tous azimuts au point qu’elles sont devenues difficiles à gérer.

    Avec plus de 80% des transporteurs exploitant moins de 2 camions, le secteur du transport reste très atomisé. Le rôle de la SNTL est d’accompagner les opérateurs privés en agrégeant le maximum. L’objectif étant de tirer le secteur vers le haut, le structurer pour faciliter son développement. 90% de l’activité de la SNTL est dédiée à l’agrégation.

    Dans ce rôle, la société a référencé plus de 3.500 transporteurs. S’y ajoutent plus de 1.100 partenaires concessionnaires et garages. «Nous nous attelons à tirer ces garagistes vers des labellisations et les homologations pour des prestations de meilleure qualité», explique Aziz Alami Gouraftei.

    Périmètre d’action, demandes spécifiques de l’Etat…

    Avec une flotte propre représentant 10% de la capacité du parc roulant national, la société couvre les besoins de transport d’institutionnels comme l’administration de la défense nationale, la gendarmerie, la DGSN, le transport du blé subventionné ou encore la gestion du parc de l’Etat. L’enjeu est de répondre à leurs besoins avec une flotte de sécurité. Autre activité stratégique: la prestation logistique. D’ailleurs, la plateforme de plus de 100.000 m2 couverts, au parc de Zenata, bâtie sur 28 ha (investissement de plus de 900 millions de DH), affiche un taux plein qui tourne autour des 90%. La société répond également à des demandes spécifiques de l’Etat. Elle a notamment assuré le volet logistique&transport, aux côtés de l’ONCF, lors de l’opération d’enrôlement des jeunes appelés pour le service militaire. Son ancêtre l’ONT avait joué un rôle équivalent lors de la marche verte. Lors de la visite du Pape, elle a déployé plus de 1.000 autocars.

    M.Ko.

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