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    Régions

    Oujda, carrefour de l'économie sociale et solidaire

    Par Ali KHARROUBI | Edition N°:5635 Le 15/11/2019 | Partager
    La 8e édition du Salon national s'y déroule jusqu'au 18 novembre
    700 exposants représentant une vingtaine de pays et 300.000 visiteurs attendus
    La région regorge de richesses naturelles et de compétences, mais a du mal à les valoriser
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    L’amélioration des revenus des bénéficiaires et la création de nouveaux emplois avec la mise en valeur des compétences innovatrices, constituent les principaux objectifs de ce Salon (Ph. AK)

    Après avoir abrité 3 Salons régionaux, Oujda accueille, jusqu'au 18 novembre prochain, la 8e édition du Salon national de l’économie sociale et solidaire. Une rencontre de taille qui se tient sur une superficie de 18.000 m2 et qui compte pas moins de 700 exposants nationaux et étrangers (une vingtaine de pays) et qui attend plus de 300.000 visiteurs.

    Cette année, de nombreux efforts ont été consentis sur la qualité et le packaging des produits exposés, ainsi que sur le niveau des intervenants et des débats qui y seront menés. Les thématiques retenues se pencheront sur la valorisation des produits du terroir, le développement du système financier pour plus d’efficacité économique et de rentabilité sociale ainsi que sur l’intégration et la valorisation des compétences dans le secteur de l’économie sociale et solidaire (ESS).

    Les ateliers, eux, s'intéresseront à l’expertise dans le cadre de coopération internationale, la qualité et normes, la communication et la digitalisation, le cadre juridique et règlementaire ainsi que la mise en place territoriale de l’économie de proximité.

    Le choix de l’Oriental pour abriter cet évènement est fait au regard des compétences humaines et richesses naturelles dont regorge la région, mais qui toutefois nécessitent une attention particulière pour assurer une meilleure croissance économique.

    «Le 3e Salon régional tenu en mars dernier avait justement pour objectif de promouvoir l’ESS et de valoriser les produits du terroir tout en renforçant les capacités des professionnels et acteurs actifs dans ce domaine», a souligné Mouad El Jamai, wali de l'Oriental et gouverneur de la préfecture d'Oujda-Angad, lors de la séance plénière. Il en a profité pour annoncer le futur projet de la plateforme de valorisation des produits du terroir (étalé sur 5 ha pour 200 millions de DH), qui appuiera la commercialisation de ces produits.

    Soutien confirmé également auprès du ministère du Tourisme, de l’Artisanat, du Transport aérien et de l’Economie sociale qui rappelle l'importance de ce secteur, chiffres à l'appui. L’économie sociale et solidaire compte aujourd’hui plus de 22.600 coopératives (14% féminines) qui totalisent 500.000 adhérents (environ 9% de femmes), avec une contribution d’environ 2% au PIB national, et plus de 130.000 associations et fondations, en plus d’une soixantaine de mutuelles, a précisé la nouvelle ministre de tutelle, Nadia Fettah Alaoui.

    Cette manifestation à caractère économique est également une opportunité pour renforcer la coopération entre les différents partenaires et intervenants (institutionnels, acteurs locaux, opérateurs économiques, professionnels et composantes du secteur). Le but étant de booster la rentabilité économique avec la mise à niveau des diverses institutions intervenantes.

    En marge du Salon, les organisateurs ont prévu une animation artistique et des visites solidaires entre régions participantes. L’objectif est de découvrir de nouveaux produits, partager des expériences, afin de stimuler la coopération, la complémentarité et la convergence entre les différents acteurs.

    Les coopératives sapées par l'absence d'encadrement

    L’ESS a pour base essentielle les principes d’équité et d’équilibre social pour apporter un nouveau souffle à la croissance économique. C'est le principe même de l’INDH, qui propose de nombreuses actions, dont les activités génératrices de revenus (AGR). Le bilan à fin 2019 s’élève à plus de 9.400 activités créées au profit de 153.000 personnes, mobilisant plus de 3 milliards de DH. À elle seule, la région de l’Oriental compte 1.600 activités réalisées au profit de 15.000 bénéficiaires avec une enveloppe budgétaire de 800 millions de DH.
    Pour sa part, la loi 112/12 a facilité la création de 20.000 coopératives regroupant 500.000 adhérents dans tous les secteurs d’activité et contribuant à hauteur de 2% au PIB. Sur le plan régional, la culture de l’économie sociale et solidaire est ancrée avec 300 coopératives et 25.000 adhérents et contribue positivement à la dynamique économique régionale.
    «Toutefois, le développement du secteur coopératif fait face à de nombreuses contraintes d’ordre juridique, institutionnel et socioéconomique. Les mesures d’accompagnement dont l’objectif est de surmonter lesdites contraintes sont à renforcer», a noté Mouad El Jamai. Les coopératives souffrent de difficultés de financement dues aux défauts de gouvernance et de la faible qualification des gérants des coopératives.

    De notre correspondant permanent, Ali KHARROUBI

     

     

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