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    Automobile: Elalamy veut aussi jouer la carte italienne

    Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:5635 Le 15/11/2019 | Partager
    Le ministre de l’Industrie a rencontré les principaux acteurs du secteur
    Une initiative de l’AMDIE, ANFIA et l’ambassade du Maroc en Italie
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    Moulay Hafid Elalamy s’est entretenu, jeudi,  avec les principaux acteurs du secteur automobile à Turin. «Cette rencontre a pour objectif de présenter les multiples atouts compétitifs de l’écosystème automobile marocain», souligne le ministre de l’Industrie. Ici, en discussion avec le président de la Chambre de commerce de Turin, sous l’œil attentif de Youssef Bella (au centre), ambassadeur du Maroc à Rome (Ph. YSA)

    Moulay Hafid Elalamy s’est fixé un nouvel objectif, celui de séduire les constructeurs automobiles italiens. C’est dans cette optique que le ministre de l’Industrie a rencontré, jeudi 14 novembre, les principaux acteurs du secteur automobile à Turin (Italie).

    Rencontre qui s’est tenue en présence notamment de Youssef Bella, ambassadeur du Maroc en Italie, ainsi que le président de la Chambre de commerce de Turin, capitale de l’automobile italienne. Elle est aussi et surtout la ville «natale» de Fiat (la Fabbrica Italiana Automobili Torino). Et l’on sait que la marque italienne est en train d’opérer un rapprochement avec le constructeur français PSA, déjà installé au Maroc à travers son usine de Kénitra.

    La fusion entre PSA et Fiat-Chrysler permettrait à la nouvelle entité de devenir le n° 4 mondial du secteur avec 8,7 millions de véhicules vendus par an sous les marques Fiat, Alfa Romeo, Chrysler, Citroën, Dodge, DS, Jeep, Lancia, Maserati, Opel, Peugeot et Vauxhall. Au niveau commercial, comme industriel, l’un des enjeux de cette fusion reste la nécessité de «bien gérer leur complémentarité», comme l’indiquait récemment Carlos Tavarès, patron de PSA.

    Le Maroc, lui, veut tirer son épingle du jeu en invitant un 3e acteur du secteur (après Renault et PSA) à venir s’installer au Royaume. Surtout que les constructeurs automobiles reconnaissent que «l’inflation de réglementations absolument considérable en Europe crée une augmentation des coûts». Ce qui met les marges dans l’industrie automobile sous pression et oblige les constructeurs à chercher la productivité, en dehors de l’espace européen.

    Une raison non des moindres pour l’Agence marocaine de développement des investissements et des exportations (AMDIE), d’initier ce workshop, en partenariat avec l’association nationale de l’industrie automobile italienne (ANFIA).

    La rencontre de Turin a pour objectif, selon Elalamy, de présenter les multiples atouts compétitifs de l’écosystème automobile marocain et de dévoiler les nouvelles ambitions de montée en gamme du Royaume dans le secteur. «Cette rencontre a été également l’occasion de valoriser les potentialités du Maroc à travers son écosystème automobile, tant en termes d’exportations que d’attractivité des investissements», souligne le ministre.

    Réunis dans le fief des plus grands constructeurs automobiles, les acteurs majeurs et personnalités influentes de l’industrie automobile ont échangé autour des différentes opportunités d’investissement au Maroc. Jeudi, à l’heure où nous mettions sous presse, Elalamy s’apprêtait à annoncer les résultats de ses échanges avec les industriels italiens lors d’une conférence de presse. Le ministre semble être convaincu d’une bonne suite. Surtout que l’offre marocaine est séduisante et les témoignages apportés par des chefs d’entreprises italiennes implantées dans le Royaume sont très positifs.

    Taux d’intégration

    Pour Moulay Hafid Elalamy, «l’envolée des exportations combinée à l’implantation d’équipementiers de référence mondiale et de géants de la construction automobile illustrent la place du Maroc dans l’échiquier mondial du secteur automobile». Le Royaume est aujourd’hui classé, selon l’Agence Fitch, 5e plus grand exportateur étranger vers l’Europe avec une capacité installée de 700.000 véhicules, ce qui en fait le n°1 en Afrique. Le taux d’intégration de l’industrie automobile est de 60%. Plus de 250 équipementiers se sont déjà installés sur le territoire national, formant un écosystème automobile adossé aux usines de Renault-Nissan et de PSA. Deux plateformes industrielles de construction automobile à même de porter la capacité de production à 700.000 véhicules. «Par ailleurs, les exportations de la branche automobile sont passées de 14,7 milliards de DH à près de 65,1 milliards DH à fin 2018, soit une progression moyenne nette de 14,5 % par an», conclut le ministre.

                                                                         

    Turin au rythme de Fiat

    Qui sait que serait l’histoire de Turin sans Fiat? Sans doute, bien différente. Ville de près d’un million d’habitants (Turinois), Turin est située au pied des Alpes et est traversée par le fleuve Pô. En matière d’industrie automobile, la première usine de la métropole a ouvert en 1900. 22 ans plus tard (1922), l’usine Fiat Lingotto, la plus grande d’Europe, est surmontée d’une piste qui permet de tester les voitures avant qu’elles ne soient livrées: une petite révolution pour l’époque. Turin vit désormais au rythme de Fiat, ensuite vient le temps des modèles emblématiques comme la 500… Les premiers modèles sont exposés au musée de l’automobile, le Museo Nazionale de l’Automobile, l’un des meilleurs musées à visiter en Italie. Fleuron industriel de l’Italie, Fiat fête son 120e anniversaire. Un âge qui marque aussi un tournant dans la stratégie du constructeur. Lequel entend opérer une électrification générale de sa gamme, sortir de la «monoculture» de la 500 et cesser de perdre du terrain sur le marché européen.

     

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