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    Bourse de mérite: Les étudiants des prépas indignés

    Par Tilila EL GHOUARI | Edition N°:5633 Le 13/11/2019 | Partager
    105 n’ont pas bénéficié de la bourse cette année
    Le ministère évoque un budget serré
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    Sur le BO, Kedge Business School et Neoma Business School figurent dans la liste des écoles éligibles à la bourse de mérite. Pour faire face à cette «discrimination», des parents des étudiants des deux écoles françaises sont en train de se regrouper pour faire valoir les droits de leurs enfants

    Une centaine de lauréats des Classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) sont dans la tourmente. Et pour cause, ils n’ont pas obtenu leur bourse de mérite. Ils accusent ainsi le ministère de l’Education nationale et de la Forma­tion professionnelle d’avoir failli à ses engagements.

    Or, selon les dispositions réglementaires, les étudiants des CPGE qui réussissent les concours français, et poursuivent des études dans de grandes écoles en France (d’ingénieurs ou de commerce) ont toujours eu droit à cette bourse. «Cette année et sans nous en avoir avisé au préalable, la tutelle a dé­cidé de ne pas l’octroyer à la totalité des étudiants», s’offusque l’un des parents.

    Ils sont, au total, 105 étudiants admis à Kedge Business School et Neoma Bu­siness School en France à ne pas avoir reçu leur bourse de mérite (5.000 euros par an). «Avec des frais de scolarité de 120.000 euros et des charges de logement, de transports et autres, nous sommes aujourd’hui dépassés par la situation», s’indigne l’un des parents.

    Plusieurs de ces étudiants sont déjà installés en France et ont démarré leurs cours en attendant de recevoir la bourse pour pouvoir régler leurs frais d’inscription. «Nous sommes actuellement dans une impasse. Faute de moyens, nos enfants risquent de passer une année blanche», s’inquiètent des parents.

    De son côté, la tutelle assure qu’aucun changement au niveau des procédures d’octroi n’a été effectué. «Nous ne nous sommes jamais enga­gés à verser la bourse aux étudiants de Kedge Business School et Neoma Business School pour cette année. Le dépôt du dossier de candidature à la subvention ne signifie pas que le can­didat a systématiquement le statut de boursier. Ils sont d’ailleurs tous infor­més de cette particularité en signant un engagement et une déclaration sur l’honneur», précise le ministère de l’Education nationale. La tutelle évoque aussi un budget serré pour cette année.

    «L’enveloppe allouée à cette subvention s’éleve à 50 millions de DH. S’ajoute à cela le reliquat de l’an passé qui est de 10 millions de DH, soit un total de 60 millions de DH», souligne la tutelle. Cette somme a permis l’octroi de 1.026 bourses, dont 739 pour les étu­diants en 2e et 3e année et 287 pour ceux qui accèdent à la 1ère année. Les deux tiers de ces bourses (67%) ont été attribuées aux étudiants ins­crits dans des écoles d’ingénieurs, soit 192 bourses. Le reliquat (33%) a été remis à ceux des écoles de commerce, soit 95 bourses.

    «En écartant nos enfants, le mi­nistère a tout de même été généreux vis-à-vis des autres écoles d’ingé­nieurs dont tous les étudiants ont reçu cette bourse. Pourtant, les frais d’études dans ces écoles ne dépassent pas 1.000 euros, alors que nous de­vons payer 120.000 euros», déplore l’un des parents. La tutelle réfute toute «injustice». «Les bourses sont distribuées selon le budget attribué», souligne-t-elle.

    «Les étudiants des écoles et instituts supérieurs à l’étran­ger qui ont bénéficié de la bourse en 1ère année, continueront à en profiter tant qu’ils remplissent les conditions requises», rassure le ministère. Pour rappel, ce n’est pas la première fois que les étudiants des classes prépas se retrouvent face à une baisse drastique des bourses de mérite (Cf: L’Economiste N°:4658 du 01/12/2015).

    T.E.G.

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