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    Régions

    Tourisme: Fès et Cordoue se rapprochent grâce au patrimoine

    Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:5631 Le 08/11/2019 | Partager
    Des chercheurs esquissent les similitudes entre les deux villes
    Une initiative du CRT qui veut promouvoir l’histoire commune
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    Du 6 au 9 novembre, une trentaine d’universitaires et professionnels du tourisme esquissent le rôle du patrimoine culturel, architectural, matériel et immatériel… dans le développement de l’activité touristique des villes de Cordoue et Fès. La programmation d’un package réunissant les deux villes est à l’étude

    «Fès et Cordoue, un patrimoine partagé». C’est en tout cas la conviction d’historiens, chercheurs universitaires, experts et responsables du Conseil régional du tourisme (CRT-Fès) et leurs homologues espagnols, qui ont esquissé, lors d’une rencontre tenue le 7 novembre à Cordoue (Espagne), les contours de ce lien fané, perdu, complexe comme une arabesque lors d’une rencontre sous le thème: «A la rencontre de nos deux cultures: Fès-Cordoue».

    «Ce workshop s’inscrit dans le cadre de la promotion de la ville de Fès et sa région en Espagne. Elle permet un rapprochement entre les opérateurs des deux rives grâce au patrimoine, la culture, et la gastronomie», rapporte Yassir Jawhar, président délégué du CRT de Fès. Selon lui, «le CRT œuvre pour la promotion de Fès au sud de l’Espagne… en vue de programmer des packages réunissant deux destinations de culture et de tradition».

    Sous l’intitulé «un voyage, deux continents», l’idée défendue par les professionnels fassis depuis le dernier salon «Fitur» (à Madrid) semble prendre forme. Pour la concrétiser, les opérateurs comptent sur l’appui de l’ONMT, outre une offre de TO espagnols ainsi que la pertinence des travaux d’historiens et d’universitaires marocains et ibériques.

    Initiée par l’Association Lissane Eddine Ibn Al Khatib et l’Académie royale des sciences, des belles lettres et des arts nobles de Cordoue en collaboration avec le CRT de Fès, la commune de Fès et la Fondation Paradigma de Cordoue, cette opération, qui se poursuit jusqu’au 9 novembre, invite une trentaine d’universitaires et professionnels du tourisme. Leur objectif est de promouvoir l’histoire commune ainsi que les multiples facettes de la capitale spirituelle en Espagne.

    Durant ce séjour, les réflexions devront porter sur «Al Andalous et le Maroc, une histoire en partage», «Fès et Cordoue, des cités d’histoire et d’arts», «Economie et management des entreprises du tourisme», «L’artisanat, patrimoine partagé», «Fès et Cordoue, lieux de rencontre» et «Patrimoine et gestion du tourisme culturel», etc. «De Fès à Cordoue, la nostalgie du bref âge d’or, durant lequel les deux villes entretenaient un lien fécond, n’est pas éteinte», ont affirmé les experts marocains.

    «L’Andalousie des XIe et XIIe siècles fut l’une des plus brillantes régions de l’esprit humain. Les savants des trois religions monothéistes élaborèrent, ensemble, les œuvres les plus marquantes du Moyen-Âge, et les architectes des trois communautés façonnèrent l’expression architecturale la plus raffinée du monde méditerranéen: l’architecture hispano-mauresque», soulignent les historiens espagnols.

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    Située dans le sud de l’Espagne, Cordoue est une ville d’Andalousie. La ville possède un riche patrimoine architectural et culturel, qui conserve des vestiges des différentes phases de son histoire. Dans l’Antiquité, la ville est la capitale de la province romaine d’Hispanie ultérieure pendant la période républicaine, puis de la province de Bétique durant l’Empire romain.

    Aujourd’hui encore, son patrimoine exceptionnel rappelle les traces somptueuses de son passé faste. Cette ancienne ville romaine est surtout connue pour La Mezquita, immense mosquée datant de l’an 784, la célèbre colonnade de sa salle de prière et ses vieilles mosaïques byzantines. Après sa transformation en église catholique en 1236, elle a été agrémentée d’une nef de style Renaissance au XVIIe siècle.

    Pour sa part, la ville de Fès doit sa célébrité mondiale à la richesse et à la diversité de son patrimoine civilisationnel et aux différentes personnalités scientifiques, politiques, intellectuelles qu’elle a produites. Sa médina, la plus vieille et la plus grande du monde, est l’exemple modèle de la ville orientale. Celle-ci est d’ailleurs placée sous la protection de l’Unesco. La ville a été fondée par Idriss Ier en 789.

    Les sources d’eau aux alentours de la ville ont sans doute été un critère important lors du choix de l’édification de la ville. Des Idrissides aux Alaouites, des Andalous aux Juifs, toutes les dynasties et tous les peuples ont laissé leur empreinte sur Fès. Rappelons enfin que celle-ci est liée à Cordoue par un accord de jumelage entretenu depuis une vingtaine d’années.

    Positionner le produit culturel

    Il est des associations qui oeuvrent d’arrache-pied pour que les gens puissent se rencontrer afin d’échanger leurs idées et leur culture. L’association Lissane Eddine Ibn Al Khatib en fait partie. Celle-ci réunit plusieurs chercheurs en sciences humaines et hommes de lettres. Ils se concertent régulièrement, dialoguent, dissertent et pensent l’avenir en évoquant les enseignements des anciens. A Cordoue, ils ont esquissé les dynasties musulmanes qui se sont distinguées par leur raffinement architectural. Pour eux, «les deux villes (Fès et Cordoue) possèdent des merveilles architecturales reconnues mondialement. Pour goûter à la juste valeur de cet héritage, il faut venir visiter la médina de Fès, classée par l’Unesco. «Les villes espagnoles chargées d’histoire font le plein pendant les hautes saisons touristiques. Au même titre, Fès veut aujourd’hui se positionner par rapport à ses concurrentes et mettre en valeur ses atouts culturels et historiques», conclut Jawhar.

    De notre correspondant permanent, Youness SAAD ALAMI

     

     

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