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    Régions

    Berrechid/Salon de la céréaliculture : Un second pari réussi

    Par Jamal Eddine HERRADI | Edition N°:5631 Le 08/11/2019 | Partager
    Plus de 80.000 visiteurs venus s’informer des dernières techniques
    Encourager et primer les meilleurs opérateurs au niveau de la production et de la valorisation

    Comme pour la première édition organisée il y a deux ans dans la ville de Berrechid, la deuxième, qui s’est achevée dimanche dernier, a été un succès. La Direction régionale de l’agriculture (DRA de Casablanca-Settat) et l’Association internationale du salon de la céréaliculture et des légumineuses  avaient mis les bouchées doubles pour atteindre un premier objectif: dépasser le chiffre de 50.000 visiteurs en quatre jours.

    Elles ont été comblées puisque plus de 80.000 personnes ont fait le déplacement pour visiter les 200 stands du Salon. Et cette année, le nombre d’agriculteurs et de professionnels a été beaucoup plus important que lors de la première édition. Satisfaction aussi auprès des exposants de matériels agricoles, de semences sélectionnées, de fongicides, d’herbicides et d’autres produits destinés à l’agriculture.

    Mohamed Benchaib, qui est le président de l’Association du Salon international des céréales et légumineuses et son initiateur, se frotte les mains. Son action en faveur du développement de la filière dans l’objectif d’assurer et de garantir la sécurité alimentaire du Maroc a trouvé des échos favorables tant auprès des institutionnels, des professionnels et de tous les intervenants dans la filière des céréales et des légumineuses qu’auprès des agriculteurs de la région Casablanca-Settat.

    Ils ont été nombreux à venir visiter le Salon et aussi s’informer sur les dernières techniques de semis ou encore de traitement des champs et sur l’utilisation rationnelle des engrais et des herbicides. Sans oublier le recours à la mécanisation et le conseil agricole. Même les coopératives valorisant les produits du terroir sont venues de toutes les régions du Maroc pour prendre part à cet événement.

    Le Salon a été l’occasion pour les institutions, l’interprofession, les professionnels, les organisations professionnelles, producteurs et intervenants de présenter leurs savoir-faire et aussi de créer un lien d’échange entre les différents opérateurs du secteur.

    L’occasion également d’encourager et de primer les meilleurs opérateurs au niveau de la production et de la valorisation. Et aussi de promouvoir des métiers et activités autour des deux filières. Sans oublier le renforcement des organisations professionnelles et de l’esprit de coopération surtout chez les producteurs.

    Le Salon, affirme Benchaib, veut contribuer à l’autosuffisance et à la sécurité alimentaire du pays. Et aider à atteindre certains des objectifs du Plan Maroc Vert. Des conférences traitant des nouvelles techniques et recherches pour l’amélioration des deux filières ont également été animées par des spécialistes et agronomes.

    Pour sa part, Abderrahmane Naïli, directeur régional de l’agriculture de la DRA de Casablanca-Settat, ne cache pas non plus sa satisfaction quant à la réussite de cette deuxième édition. «Un succès sur tous les plans qu’il faut attribuer à tous les participants et intervenants dans l’organisation de cette manifestation», souligne-t-il. Naïli ne cache pas que, certes, «les organisateurs ambitionnaient, dès la première édition, de réussir ce Salon, mais étaient loin de s’attendre à ce succès».

    Dans la foulée, il y a lieu de rappeler que la stratégie de développement de la filière dans le Plan Maroc Vert dans la région Casablanca-Settat préconise la remise à niveau pérenne de la filière céréalière. Et cela autour d’une logique productiviste à travers la stabilisation de la production, la réduction des fluctuations et le développement d’importants investissements par l’agrégation productiviste.

    Aussi, le Plan agricole régional (PAR) compte réaliser, d’ici 2020, pas moins de 33 projets Pilier I sur une superficie de 192.700 hectares avec un montant d’investissement de 2,47 milliards de DH et 11 projets Pilier II sur une superficie de 22.500 hectares avec un montant d’investissement de 85 millions de DH.

    L’objectif final du PAR vise d’augmenter de 30% la production en céréales d’ici 2020 tout en réduisant de 13% la superficie emblavée pour cette culture (soit donc 790.00 ha en 2020). Ceci sera possible par l’augmentation de la production et l’adoption de pratiques agricoles raisonnables et durables, estiment des agronomes. Le volume commercialisé devrait alors passer de 1 million de tonnes à 1,58 million de tonnes en 2020.

    Pour la filière des légumineuses, le PAR prévoit la réalisation de 2 projets Pilier I sur une superficie de 4.000 hectares avec un montant d’investissement de 150 millions de DH. L’objectif est d’augmenter la production pour atteindre 811.000 quintaux en 2020.

    L’autosuffisance, possible?

    L’autosuffisance en céréales et légumineuses est un objectif réalisable et peut être atteinte par la création de nouvelles variétés de semences sélectionnées à haut potentiel, expliquent agronomes et professionnels. Elle peut également être atteinte «grâce aux efforts  concertés de tous les acteurs du secteur, l’encouragement des agriculteurs à s’organiser dans le cadre d’organisations professionnelles et leur incitation à l’adhésion aux programmes du département de l’agriculture notamment ceux de l’Office national du conseil agricole (ONCA), qui visent l’amélioration du savoir-faire des producteurs et des procédures d’accès au financement», ajoutent-ils.

                                                                         

    32% du PIB

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    Le thème retenu pour cette édition a été «la production des céréales et des légumineuses face aux défis du climat et du marché». Un thème de circonstance au vu des nombreuses contraintes que connaît la filière particulièrement dans la région Casablanca-Settat. Celle-ci dispose également d’un fort potentiel agricole et d’importantes infrastructures agro-industrielles.  Effectivement, elle contribue à hauteur de 15,8% à la valeur ajoutée nationale. La région réalise, à elle seule, près de 32% du PIB du Royaume, 15,8% du PIB agricole, 45% de la production agro-industrielle nationale et capte plus de 50% des investissements. Concernant les organisations professionnelles, le secteur agricole compte 102 associations (dont 10 interprofessions) et 1.110 coopératives agricoles (dont 52% pour la seule filière laitière). La région dispose aussi d’une importante structure agro-industrielle avec 823 unités de valorisation agro-industrielle réparties entre les différentes provinces.

    Jamal Eddine HERRADI

     

     

     

     

     

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