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    Economie

    Saisonnières dans les champs de Huelva: L’Anapec lance les préparatifs pour la saison 2020

    Par Noureddine EL AISSI | Edition N°:5630 Le 07/11/2019 | Partager
    Formation, sensibilisation pour une meilleure intégration sur le marché du travail espagnol
    Un programme dédié à l’auto-emploi avec une expérience pilote à Fkih Ben Salah

    Près de 16.500 saisonnières agricoles marocaines vont rejoindre l’Espagne à partir de février 2020 pour travailler dans les exploitations agricoles de fraises et de fruits rouges dans la région d’Huelva en Andalousie. Sur cet effectif, 5.500 travailleuses seront sélectionnées pour la première fois afin de bénéficier de cette opération.

    Ces chiffres ont été annoncés lors d’une rencontre de coordination tenue, la semaine dernière, en Espagne entre les responsables ibériques et leurs homologues marocains. Il s’agit d’une réunion technique qui avait pour objectif d’évaluer la campagne agricole 2018-2019 qui avait intégré quelque 14.572 saisonnières.

    Les deux parties confirment ainsi leur volonté de reconduire cet engagement et déployer encore plus d'efforts pour éviter que les problèmes, qui ont entaché la campagne précédente, ne se reproduisent. Il s’agit notamment des mauvaises conditions de travail et des accusations de harcèlement sexuel, soulevées par certains médias.

    «Avec la partie espagnole, nous capitalisons sur cette expérience unique en matière de migration circulaire afin qu'elle devienne un trend de l'économie solidaire et sociale», précise une source de la direction de l’Anapec. «Pour ce faire, un certain nombre d’actions ont été initiées dans le cadre d’un programme déployé avant le lancement de l’opération de 2019», rappelle notre source.

    Ce programme est fondé sur la communication et la sensibilisation des saisonnières marocaines sur leurs droits en vue de leur permettre de bénéficier des acquis de la protection sociale et économique prévus par la réglementation du travail espagnole. Assuré par les agences de l’Anapec, ce travail de sensibilisation est d’une grande utilité pour ces femmes issues du milieu rural avec une situation précaire sur le plan social et économique.

    Une grande partie de ces saisonnières ont déjà travaillé plusieurs fois dans le cadre des opérations précédentes, ce qui leur a permis d’acquérir un savoir-faire apprécié par les agriculteurs de la région d’Huelva. «Valoriser leurs compétences leur offre l'opportunité d'une insertion professionnelle que ce soit sur le marché espagnol ou marocain», est-il indiqué.

    Sur le marché local, cette valorisation pourra s'effectuer à travers le développement des projets d’auto-emploi. C’est l’objet du deuxième pilier du programme lancé par l’agence. «Avec une épargne constituée à partir de leur revenu réalisé en Espagne, ces femmes peuvent contribuer au financement de leur projet», précise notre source.

    L’Anapec est disposée à les accompagner auprès de l’INDH et d’autres bailleurs de fonds pour mobiliser le reste du financement. Il s’agit d’une initiative prometteuse au regard des premiers résultats d’une expérience pilote lancée au niveau de la région de Béni Mellal, précisément à la commune de Fkih Ben Saleh.

    Avec l’encadrement de l’Anapec, il a été procédé, dernièrement, à la création d’une coopérative de services agricoles regroupant certaines saisonnières issues de la région de Béni Mellal. Cette coopérative va réaliser des services et des travaux agricoles à la demande des opérateurs agricoles de la région connue par sa vocation agricole.

    Positionnement dans le monde rural

    Après les villes, l’Anapec ambitionne de se positionner dans le monde rural pour répondre aux besoins des agriculteurs locaux en main d’œuvre qualifiée. Un programme dans ce sens a été déployé par l’agence à partir de cette année. Dans ce cadre, près d’une dizaine de conventions ont été déjà signées avec des secteurs productifs agricoles marocains y compris celui des fruits rouges, rappelle Abdelmouneim Madani, DG de l’Anapec.

    N.E.A.

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