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    Tribune

    2021: Bonne chance Mesdames et Messieurs!

    Par Pr. Farid ZERROUQ | Edition N°:5627 Le 01/11/2019 | Partager

    Président du Groupe de réflexion sur le développement durable, GRDD, Farid Zerrouq est professeur de Génie des procédés à Fès. Responsable de l’équipe de recherche en QSSE, QHSE-RG et auteur de plusieurs articles et études sur l’éducation-formation, la qualité, et l’évaluation. Au titre de ses différentes recherches et publications, il a présidé ou contribué à plusieurs congrès, colloques et workshops internationaux sur les questions de l’enseignement supérieur et le développement durable, en France, Belgique, Allemagne, Bulgarie, Malaisie, Indonésie, Japon, Italie et Tunisie. Le professeur Zerrouq maîtrise l’arabe classique et la darija maternelle, parle couramment trois autres langues, le français, l’anglais et le bulgare, et maîtrise partiellement l’amazigh, le russe technique ainsi que l’espagnol.    

     Nous avons changé de gouverne­ment, c’est bien?! why not? comme diraient les Américains. Un gouvernement à 24? quelques mi­nistres vont continuer à développer leurs secteurs et tirer leur épingle du jeu, c’est vrai, et personne ne peut le nier!

    D’autres vont continuer à jouer les figurants au cours de la semaine, pour se déchaîner lors des meetings partisans pen­dant le week-end, car il y a des élections à préparer. Le Dr. El Othmani est sans aucun doute en train de réfléchir à la manière de distribuer l’argent qu’il va continuer à emprunter, à des taux très pénalisants pour notre économie.

    Cette fois-ci, sa tâche sera moins ardue, puisqu’il recevra bientôt la liste des cadeaux de fin d’année, venant des établissements publics habituels: l’ONCF, l’ONEE qui sont au rouge, la RAM qui veut se développer, et bien d’autres, tou­jours les mêmes. Pendant ce temps, des centaines d’entreprises ont mis la clef sous le paillasson, à cause d’impayés de l’Etat et de grands établissements publics, ceux-là mêmes qui profitent des largesses du gou­vernement.

    Quant à la classe moyenne, qui crée la richesse, qui consomme, qui fait tour­ner la roue du progrès, elle va continuer à s’enfoncer. Quoique peu enviable (à cause de la situation du pays suite à la gestion des gouvernements successifs depuis 2007), si j’avais la place de l’actuel chef de gou­vernement, je développerais une politique d’austérité, pour redresser les indicateurs financiers.

    Puis je demanderais aux hono­rables membres du gouvernement de faire le ménage au sein de leurs départements respectifs, pour préparer le terrain au pre­mier gouvernement qui va travailler sur la base de la nouvelle Stratégie, que SM le Roi appelle de tous ses voeux.

    Il y a tellement de disfonctionnements, de gaspillage, de laisser-aller, de fonction­naires qui ne viennent pas, ou qui viennent,  au mieux, pour ne rien faire, au pire, pour empêcher leurs collègues de travailler. C’est un grand chantier, qui peut faire entrer ce gouvernement dans l’histoire, au même titre que les équipes El Youssoufi-Oualalou, Jettou, et celle des technocrates de 1993. Il n’est pas interdit de rêver, et les voyages, les plus longs, commencent par le premier pas.

    … surtout quand cela ne marche pas…

    Les changements sont toujours les bienvenus, quand ça ne marche pas, et surtout quand ça ne marche pas du tout. Donc, ça ne peut que s’améliorer, mais n’est-ce pas que les mêmes causes produisent les mêmes effets? Alors qu’y a-t-il de nouveau dans ce remaniement, pour espérer des jours meilleurs pour notre pays?
    Le nombre des ministres, réduit à 24 membres, dont le chef du gouverne­ment? C’est très important, mais insuffisant. Les nouveaux venus qui, finale­ment, ne sont que 6 sur 24? Que peuvent-ils réellement changer en moins de 24 mois? Des modifications dans le plan d’action de la nouvelle équipe? La mise en place d’un dispositif fiable de suivi et d’évaluation des chantiers gouverne­mentaux? Je ne crois pas. Mais alors, qu’est-ce qui a vraiment changé, pour que ce gouvernement se comporte différemment du précédent?

     

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