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    Salon du cheval: Le grand pari de 12 ans d’existenceauxiliaires

    Par Jamal Eddine HERRADI | Edition N°:5619 Le 22/10/2019 | Partager
    Grand engouement pour la tbourida
    Sérieux coup de pouce à la stratégie nationale lancée en 2011
    Sellerie, maréchalerie, armu­rerie,... un second souffle aux métiers liés au cheval
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    Côté spectacle, les attractions ont été nombreuses et ont attiré beaucoup de monde. Particulièrement la «tbourida» et ses cavaliers en costumes traditionnels hauts en couleur et chevauchant de beaux étalons (Ph. Jarfi)

    Le rideau est tombé, dimanche soir, sur la 12e édition du Salon du cheval d’El Jadida. Une édition qui aura tenu toutes ses promesses. Ou presque. Et ce ne fut pas le fait des organisateurs, mais des autori­tés locales et des élus. Ces derniers ont, en effet, failli à leur engagement de mettre à la disposition des populations d’El Jadida et de ses environs un service de transport en commun.

    Mais, malgré tout, une grande affluence a été constatée dès jeudi, troisième jour du Salon. Toutefois, le rush n’a com­mencé que vendredi dans l’après-midi pour devenir encore plus grand le week-end. Les organisateurs s’attendaient à 200.000 visi­teurs. Un nombre qui aurait été largement dépassé.

    On parle de plus de 250.000 visi­teurs pour cette édition. Et aussi de plus de 25.000 enfants essentiellement des écoliers des établissements scolaires du privé. Soit donc un bilan somme toute positif. Malgré les 8 km qui séparent la ville d’El Jadida du Parc d’expositions, lieu où se déroule, désormais, cet événement, les fans de che­vaux ont afflué pour admirer l’art de la «tbourida» ou encore pour suivre les diffé­rents concours et manifestations organisés à cette occasion.

    Le grand succès de cette édition est la preuve que le Salon du cheval a acquis davantage en maturité. Et cela à tous les niveaux. D’abord, une grande maîtrise de l’organisation: point de bousculades ni à l’accès ni au moment des sorties. Ensuite, la disposition et l’aménagement des stands ont été bien étudiés de façon à permettre une grande fluidité de la foule. Les visiteurs ont ainsi pu passer d’un point à un autre sans se perdre dans les dédales des couloirs. Ajoutez à cela une signalétique claire et bien visible.

    L’espace attribué à chaque exposant, la largeur des allées et aussi la décoration rappellent aux visiteurs que le Salon du che­val s’est définitivement inscrit au top des salons organisés à travers le Royaume. Les visiteurs sont filtrés et leurs cartes d’accès, badges et tickets d’entrée sont rigoureu­sement contrôlés avec courtoisie, sécurité oblige.

    De grands espaces ont été réservés au stationnement des véhicules. Là encore, aucun embouteillage n’a été signalé grâce à la bonne gestion de la circulation par les éléments de la Gendarmerie royale. Ces der­niers, secondés par des éléments des Forces  auxiliaires, ont également quadrillé tout le périmètre autour du site du Salon.

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    Outre le cheval, le Salon n’a de cesse, depuis la première édition, de favoriser la découverte et la transmission des métiers liés au cheval qui retrouvent aujourd’hui une nouvelle vie (Ph. Jarfi)

    Côté spectacle, les attractions ont été nombreuses et ont attiré beaucoup de monde. Particulièrement la «tbourida» et ses cavaliers en costumes traditionnels hauts en couleur et chevauchant de beaux étalons. Le Salon a le mérite de mettre en avant le patri­moine équin séculaire du Royaume. Tout autant qu’il consacre les arts équestres tradi­tionnels et les métiers du cheval à l’échelle mondiale.

    Le Salon a, en outre, donné un sérieux coup de pouce à la dynamique engendrée par la stratégie nationale lancée en 2011 pour le développement de la filière équine, notamment à travers une politique signifi­cative mettant en place des procédures et méthodes de l’élevage des chevaux dans tout le pays.

    Considéré comme un élément-clé dans le patrimoine immatériel du Royaume, le cheval a, en effet, joué un rôle important dans l’histoire du pays. Et a permis l’éclo­sion d’un savoir-faire qu’il est nécessaire aujourd’hui de protéger, valoriser et pro­mouvoir.

    Le Salon, outre le cheval, n’a de cesse, depuis la première édition, de favoriser éga­lement la découverte et la transmission des métiers liés au cheval. Devenant de plus en plus rares, ces métiers retrouvent aujourd’hui une nouvelle vie, un second souffle.

    Qu’il s’agisse de la sellerie, de la maréchalerie, de l’armurerie, de l’équitation ou encore de l’attelage, ces métiers commençaient à dis­paraître. Un salon donc professionnel avec des activités équestres, artistiques, culturelles et récréatives qui ont mis au premier plan le cheval Barbe, élément du patrimoine cultu­rel marocain. Et qui aura eu comme vedettes principales et le cheval et… les enfants.

                                                                                          

    ■ Tbourida: 12 Sorba pour 12 régions
    C’est la Sorba de Maher El Bachir, représentant la région Casablanca-Settat, qui a remporté, haut la main, la quatrième édition du Grand Prix Mohammed VI de tbourida. Elle a décroché le titre après cinq journées de compétitions ardues. La Sorba de Bouchaib Sebbar de la région Souss-Massa s’est classée deuxième devant celle d'Abdeljalil Bouabbadi, représentant la région Béni Mellal-Khénifra. A signaler que 12 Sorba représentant les 12 régions du Royaume étaient engagées dans cette compétition devenue le point fort du Salon.

    ■ Artisanat: Gravure, tapisserie, marqueterie...
    Le Salon du cheval réserve chaque année une place de choix à l’artisanat. Cette manifestation représente ainsi une réelle opportunité pour les artisans locaux de divers secteurs traditionnels (gravure, marqueterie, incrustation, tapisserie, tissage, etc.) de commercialiser leurs produits. Cependant, les visiteurs et éventuels ache­teurs restent sidérés à l’annonce des prix de ces produits: au moins deux à trois fois plus chers que ceux pratiqués en dehors du Salon!

    Jamal Eddine HERRADI

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