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    Culture

    Trésors de l’Islam en Afrique/Jack Lang: «l’exposition est une réhabilitation du continent»

    Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5616 Le 17/10/2019 | Partager
    Cette exposition apporte une touche renouvelée
    Focus sur l’influence spirituelle du Maroc en Afrique subsaharienne
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    Pour Jack Lang, président de l’Institut du monde arabe à Paris, cette exposition, qui montre la richesse des Etats et des empires en Afrique, constitue un démenti de la vision coloniale. L’idée est également de mettre l’accent sur une vision humaniste et tolérante, liée à l’influence spirituelle du Maroc sur le continent, qui prône le respect et la paix entre religions et cultures (Ph. Bziouat)

    - L’Economiste: Quelle est la particularité de cette exposition lancée en partenariat avec l’IMA?

    - Jack Lang: Rabat accueille actuellement 2 événements qui se déroulent simultanément. D’un côté, la biennale, reconnue comme une grande réussite au Maroc et à l’international. Le 2e événement, l’exposition Trésors de l’Islam en Afrique organisée en partenariat avec l’Académie du Royaume, la Fondation nationale des musées et les équipes de l’Institut du monde arabe. Cet événement extraordinaire a été enrichi par des œuvres provenant de collections marocaines, montrant notamment l’apport spirituel du Maroc à travers l’Afrique, grâce aux confréries comme les Tidjanes. Il ne s’agit pas d’une simple exposition, dans la mesure où elle apportera une touche renouvelée. Pendant longtemps, les pays du Nord ayant conquis l’Afrique ont laissé penser que le continent serait un néant culturel, à l’exception des arts dits primitifs. L’idée que l’Afrique est dépourvue de culture, d’architecture… est démentie. Les savants, les commerçants et autres acteurs ont progressivement introduit des éléments artistiques et culturels incorporés par ces pays. Par exemple, Tombouctou, qui sera très présente dans l’exposition, est un haut lieu de culture, d’écriture… C’est un démenti de la pensée coloniale qui niait l’existence de culture écrite. Lorsque les djihadistes qui se sont emparés de cette ville voulaient détruire les aspects culturels, ses habitants ont réussi à sauver des œuvres, particulièrement des manuscrits. L’Afrique a subi de nombreuses violences, ayant pour ambition la destruction de la culture, de la mémoire.

    - Quels sont les autres aspects mis en avant par cet événement?
    - L’exposition va montrer également la richesse des Etats et des empires sur le continent. C’est un renversement de la vision coloniale et une réhabilitation de l’Afrique. Elle met également l’accent sur l’influence spirituelle exercée par le Maroc, avec une vision humaniste et tolérante, qui prône le respect et la paix entre religions et cultures.

    - Comment s’est déroulée la préparation de cette exposition?
    - Je tiens à féliciter l’Académie du Royaume, qui a été la cheville ouvrière de cette exposition, en partenariat avec la Fondation des musées, particulièrement son président Mehdi Qotbi. En organisant cet événement dans plusieurs lieux historiques, la vision de faire de Rabat un haut lieu de culture prend tout son sens.

    Propos recueillis par Mohamed Ali MRABI

     

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