×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    Budget: Le déficit à 3,2% du PIB à fin septembre

    Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5615 Le 16/10/2019 | Partager
    Forte hausse des charges de fonctionnement et baisse des recettes ordinaires •
    Une partie des dépenses couverte par le recours à l’emprunt
    8 milliards de DH de TVA remboursés
    depenses_fonctionnement_015.jpg

    Les dépenses de fonctionnement ont atteint 152,8 milliards de DH dont 82,8 milliards ont concerné les traitements et salaires. Ces derniers ont augmenté de 4,4% sous l’effet de la hausse structurelle de la masse salariale et des rappels

    A trois mois de la fin de l’exercice, le déficit budgétaire culmine à 32,3 milliards de DH. Ce qui représente environ 3,2% du PIB. Et la situation risque de s’aggraver davantage avec les indemnités versées aux ministres partants et primes d’engagement aux  nouveaux ministres. Sans oublier que sur les neuf mois, une bonne partie des charges de fonctionnement a été couverte par le recours à l’emprunt (source TGR).

    Certes, la fiscalité directe et indirecte affiche des hausses de recettes variant entre 2,9 et 5,4% à l’exception des droits de douane qui se contractent de 2,2%. Mais les dépenses augmentent beaucoup plus. Globalement, elles ont bondi de 7,8%. Et proviennent de la hausse de 6,3% des achats des biens et services, de 4,4% des salaires des fonctionnaires à 82,8 milliards de DH, de 9,6% «des autres biens et services» et de 12,1% des intérêts de la dette. Les charges de compensation ont également explosé de 22,2% alors que l’investissement n’a progressé que de 4,8%.

    Parallèlement, les recettes non fiscales ont plongé de 42,6% à 23 milliards de DH contre 40 milliards. La plus forte baisse provient des recettes constituées des amendes transactionnelles et forfaitaires des divers ministères. S’ajoutent également la baisse des concours des comptes spéciaux du Trésor  au budget général. En revanche, les recettes de monopoles ont bondi de 21,2%, soit 8,6 milliards de DH. S’ajoutent également les remboursements et restitutions fiscaux dont le montant a flambé de près de 25%.

    Pour le personnel, la hausse s’explique par l’augmentation structurelle de la  masse salariale (2,9%) mais aussi des rappels dont le montant s’est établi à 3,4 milliards de DH.

    Les dépenses de fonctionnement émises se sont établies à 152,8 milliards de DH dont 82,8 milliards ont concerné les traitements et salaires qui enregistrent une hausse de 4,4%. La part du budget général dans les remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux a connu une augmentation de 24,9% en raison de la hausse des remboursements de la TVA (5,58 milliards de DH contre 3,96 milliards de DH).

    sources_de_recette_015.jpg

    A fin septembre 2019, les dix principales sources de recettes représentent 92,9% du total de la fiscalité ordinaire. Avec un montant  de 43,4 milliards de DH, la TVA tient le premier rang des recettes du budget de l’Etat

    Dans le détail, les recettes ordinaires se sont établies à 185,4 milliards de DH contre 172,9 milliards  à fin septembre 2018, ce qui dégage une hausse de 7,2%. Mais si on tient compte du versement en 2018 de 24 milliards de DH effectué à partir du «Compte spécial des dons des pays du Conseil de coopération du Golfe» au profit du budget général, ces recettes ont plutôt reculé de 5,9%.

    En revanche, les recettes douanières, la TVA à l’import et la taxe intérieure de consommation affichent toujours une bonne forme. Surtout la TIC sur les produits énergétiques qui a augmenté de 7% sur les neuf premiers mois. Il en est de même de la taxe sur les tabacs: 7,2%. De même l’IR prélevé à la source reste orienté à la hausse avec une progression de 5,1% à fin septembre dernier. Par contre, la recette de l’IR sur les profits immobiliers a plongé de près de 16% par rapport à son niveau de septembre 2018.  Même tendance à la baisse de l’IS (-2,6).

    Pour la TVA à l’intérieur, la baisse s’explique surtout par l’importance des remboursements qui se sont établis à près de 5,6 milliards de DH contre 3,4 milliards, une année auparavant. A noter qu’à fin décembre 2018, les arriérés de remboursement de cette taxe s’élevaient à 38,7 milliards de DH. Au total, les remboursements de TVA (compris la part supportée par les collectivités locales) ont atteint près de 8 milliards de DH contre 5,66 milliards à fin septembre 2018.

    Les dépenses d’investissement  augmentent de 4,8%, en passant  en une année de 42,7 milliards à 44,8 milliards de DH. Ceci s’explique par la hausse de 18,1% des charges communes et de la baisse de 2,7% des dépenses des ministères. Les dépenses des charges communes ont augmenté de 19,2% (30,5 milliards de DH), suite à la hausse de 22,2% des émissions de la compensation.

    A.G.

     

    Retrouvez dans la même rubrique

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc