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    Culture

    Réminiscence II: Quelques âmes, tantôt en peine tantôt enjouées

    Par Amine BOUSHABA | Edition N°:5613 Le 14/10/2019 | Partager
    Une exposition jusqu'au 25 octobre à la galerie Mohamed El Fassi à Rabat
    L’artiste Ouafaa Benjelloun excelle dans la transparence et la lumière
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    L’artiste propose dans ce sens  une abstraction lyrique suggérant des formes et des personnages vaporeux et immatériels (Ph. DR)

    L’artiste Ouafaa Benjelloun  a fait de la lumière son jeu favori. Dans ses œuvres qu’elle expose jusqu'au  25 octobre à la galerie Mohamed El Fassi à Rabat, les éléments de lumière sont omniprésents. Intitulé «Réminiscence II», l’évènement propose une série d’œuvres de formats et techniques différents. Le thème évoque, selon les philosophes grecs, le rétablissement de deux contradictions.

    La première étant comment l'être humain peut-il avoir une connaissance intime, parfaite et objective du réel, puisqu'il est soumis à ne connaître que par le biais de ses perceptions, et que ces perceptions ne sont en aucun cas les mêmes choses que leurs objets respectifs? La seconde étant: comment le désir de connaissance peut-il avoir pour objet une chose dont il n'a pas la moindre idée, puisque manquant ce qu'il cherche, il ne peut savoir ce que c'est?

    Sans pour autant apporter des réponses à ces deux problématiques universelles, l’artiste propose dans ce sens  une abstraction des plus lyriques, suggérant des formes et des personnages vaporeux et immatériels, qui racontent, dans un concert de couleurs vives, l’histoire de quelques âmes, tantôt en peine tantôt enjouées.

    Des personnages émergeant d’une profondeur en arrière-plan, au milieu d’un brouillard, fait de couches successives de couleurs, en transparence, d’un gris laiteux. L’impression d’irréalité est toutefois compensée par des tonalités des plus dynamiques allant du bleu Klein, au vert émeraude en passant par le rouge des plus puissants. A cela, quelques éléments de collage en papier donnent un relief intéressant.

    Après avoir longtemps travaillé avec différents mediums, tels que la sculpture et le vitrail, Ouafaa Benjelloun s’est attaquée depuis quelque temps à la peinture acrylique, qui donne à ses travaux cette lumière particulière «d’où transparaît une gestuelle, toute en souplesse et en touches contrastées, transparentes aux lumières et aux couleurs intenses», comme le précise Aziz Harti, psychologue et psychothérapeute, signant la préface du catalogue de l’exposition.

    Sans être une première, l’artiste ayant déjà accompli une exposition de la même facture  à la galerie Nadar à Casablanca en 2018,  l’exposition de Rabat semble être l’aboutissement d’une expérience d’où transparaît l'expression spontanée des forces de la nature et des mouvements de notre âme. Ouafaa Benjelloun vit et travaille à Casablanca.

    Après une licence en biologie, elle décide de s’orienter vers la voie artistique et suit une formation à l’École technique d’art plastique de Casablanca et se consacre pleinement à la peinture. Elle enchaîne les expositions individuelles et collectives au Maroc (Casablanca, Rabat, Marrakech) et à l’étranger (Paris/France, Sarria/Espagne, Perugia/Italie...).

    A.Bo

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