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    Banques: Alerte à bord

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5613 Le 14/10/2019 | Partager
    Jusqu’à 50.000 emplois seraient en danger
    Guerre commerciale, Brexit, taux bas, mutation technologique…
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    A cause du Brexit, la finance britannique s’inquiète pour ses emplois. Croissance molle, guerre commerciale, taux bas… les banques européennes sont aussi dans la tourmente (Ph. AFP)

    Le secteur bancaire européen continue les suppressions d’emplois. Dernier épisode en date: la banque britannique HSBC envisagerait de supprimer 10.000 nouveaux postes, selon le Financial Times. Ceci deux mois après le départ de son patron et une première annonce de 4.000 suppressions de postes.

    Il faut dire que les facteurs de doute ne manquent pas: guerre commerciale, Brexit et taux bas. HSBC présentera ses projets lors de la présentation de ses résultats pour le troisième trimestre, prévue le 28 octobre.

    D’autres grandes banques tentent également de réduire leurs coûts. C’est le cas des américaines JPMorgan Chase et Wells Fargo. Elles ont notamment revu à la baisse leurs prévisions de bénéfices pour 2019, liées aux taux d’intérêt. Ceci au moment où les principales banques centrales dans le monde assouplissent leur politique monétaire. Objectif: répondre à l’affaiblissement des perspectives de croissance mondiale.

    De son côté la Commerzbank, le deuxième prêteur allemand, prévoirait de supprimer l’équivalent de 4.300 postes à plein temps (soit un dixième de ses effectifs) et de fermer 200 agences dans le cadre de sa restructuration. La Deutsche Bank, la Société Générale et BNP Paribas ne seraient pas épargnées. Ce phénomène s’explique aussi par les transformations au sein du monde bancaire.

    Le changement du comportement du consommateur et celui des méthodes de travail ainsi que les évolutions technologiques amèneront des réductions d’emplois. Un constat fait par Jean-Pierre Mustier, président de la Fédération bancaire européenne (FBE) et patron de la banque italienne Unicredit (qui a déjà supprimé 14.000 emplois ces trois dernières années).

    Celle-ci se «prépare à répercuter l’impact des taux d’intérêt négatifs sur les dépôts bancaires supérieurs à 100.000 euros dès 2020», a-t-il assuré récemment lors d’un entretien sur BFM Business. Certes les banques restent bénéficiaires mais avec des niveaux de profitabilité relatifs très bas, assure Mustier.

    Avec une croissance molle, les institutions bancaires sont moins compétitives pour attirer des capitaux. Les déclarations du président de la Fédération surviennent alors que près de 50.000 surpressions de postes ont été annoncées depuis le début de l’année. Une dizaine de banques européennes ont l’intention de le faire.

    L’emploi demeure menacé (voir aussi le journal français Les Echos France daté du 7 octobre 2019). A fin 2018, les banques des 28 pays de l’UE comptaient près de 2,7 millions de salariés, selon la Fédération bancaire européenne (soit près de 600.000 personnes de moins qu’en 2008). Des experts assurent que plusieurs établissements prévoient des corrections sur les coûts et des prévisions à la baisse dans leurs plans stratégiques.

    Aux yeux de certains observateurs, ces décisions peuvent être la conséquence de la politique de taux bas menée par la Banque centrale européenne (BCE). Craignant pour leur rentabilité, les banques réfléchissent à reporter cet effet sur leurs clients. Certains, est-il expliqué, l’effectuent déjà sur les grandes entreprises et institutions.

                                                                                   

    Fed: Nouvelles normes

    La Réserve fédérale américaine (Fed) vient d’adopter des normes moins strictes de fonds propres et de liquidité pour les banques. En tant que régulateur bancaire, elle confirme l’allègement de la règlementation souhaité par l’administration Trump et le Congrès.

    Cette simplification des règles de liquidité mais aussi des plans de simulation de faillite (testaments) est conforme aux propositions présentées en 2018. Les grandes banques ne sont pas concernées par ces changements. Car elles peuvent représenter un risque systémique en cas de difficultés financières.

    Ces établissements devront toujours passer des tests de résistance annuels et soumettre des testaments tous les deux ans. Il s’agit de Bank of America, Bank of New York, Mellon, Citigroup, Goldman Sachs, JPMorgan Chase, Morgan Stanley, State Street and Wells Fargo. Le reste des banques dont les actifs sont inférieurs à 700 milliards de dollars obtiennent un allègement des exigences de capitaux.

    Les plus importantes modifications intervenant pour celles disposant de moins de 250 milliards de dollars d’actifs. Ces dernières comptent Capital One, PNC Financial mais aussi des étrangères sur le territoire américain comme Barclays, Credit Suisse, Deutsche Bank, UBS, HSBC entre autres. Elles soumettront désormais des «testaments» ou plan de faillite ordonnée tous les trois ans.

    Selon la Fed, ces nouvelles règles vont réduire d’environ 0,6% les exigences de fonds propres. Ce qui représente environ 11,5 milliards de dollars et de 2% celles concernant le niveau demandé pour les liquidités (soit l’équivalent de 53 milliards de dollars). Ces réformes des règles prudentielles entreront en vigueur soixante jours après que les autres instances de régulation (comme la FDIC qui assure les dépôts dans une certaine limite) auront voté leur approbation.

    F. Z. T.

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