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    Politique

    Nouveau gouvernement El Othmani: Le who’s who

    Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:5611 Le 10/10/2019 | Partager
    Plusieurs ministres ont préservé leurs maroquins
    Du sang neuf au Tourisme, à la Santé et à l’Emploi
    Des super-ministères avec de lourdes attributions

    ■ Noureddine Boutayeb

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    Il conserve son poste de ministre délégué auprès de l’Intérieur. Homme de dossiers qui connaît bien la maison pour avoir été patron de la Direction générale des collectivités territoriales et secrétaire général du ministère. Il sera d’une grande utilité à Abdelouafi Laftit, particulièrement lors de la préparation des lois électorales pour l’organisation des différentes élections de 2021.

    ■ Mohamed Benchaâboun (RNI)

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    Il a été reconduit dans son poste de ministre de l’Economie et des Finances, mettant ainsi fin aux rumeurs qui le prédisposaient pour le poste de wali de Bank Al-Maghrib. Dans l’immédiat, Mohamed  Benchaâboun devra piloter l’adoption par le Parlement du projet de loi de finances pour 2020. Dans le même élan, le ministre devra veiller à la finalisation de la loi-cadre relative à la réforme de la fiscalité. En attendant, il devra trouver la formule pour intégrer dans son ministère le département de la Fonction publique. L’ex-PDG du groupe Banque centrale populaire (BCP), qui avait remplacé Mohamed Boussaid, aura aussi pour mission de poursuivre les chantiers lancés, dont la mise en œuvre des recommandations des Assises de la fiscalité.

    ■ Mustapha Ramid (PJD)

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    Il reste ministre d’Etat, chargé des droits de l’Homme et des Relations avec le Parlement qu’occupait Mustapha El Khalfi. Ce poids lourd du parti a conservé son poste même s’il avait formulé son souhait de prendre le large du gouvernement.

    ■ Abdelouahed Laftit

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    Il a été maintenu dans son poste de ministre de l’Intérieur, qu’il occupe depuis deux ans et demi. Durant son mandat, il a géré une série de dossiers chauds et a réussi à débloquer certains chantiers très attendus, dont la mise à niveau des lois régissant les terres collectives soulaliyates. L’ex-wali de la région de Rabat-Salé avait piloté la réalisation d’un vaste programme de mise à niveau urbaine, baptisé «Rabat, ville lumière». Il a ouvert tellement de chantiers dans plusieurs zones de Rabat au point qu’une partie de la population l’a surnommé le «tracs», en raison de son action musclée dans la récupération du domaine public. Le ministre, qui évite la presse, est connu pour ses confrontations avec le PJD. L’un des principaux chantiers de la prochaine période: la mise en œuvre de la déconcentration et le lancement des préparatifs du dispositif des prochaines élections.

    ■ Mohamed Benabdelkader (USFP)

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    Il quitte le département de la Réforme administrative et de la Fonction publique pour chapeauter le ministère de la Justice, à la place de Mohamed Aujjar. Sur son bureau, des dossiers stratégiques à traiter comme la réforme du code pénal, la modernisation de la justice en vue d’atteindre le tribunal numérique à l’horizon 2021.

    ■ Saaid Amzazi (MP)

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    Il préserve son poste à la tête du ministère de l’Éducation nationale, de la Formation professionnelle, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche scientifique. Un choix qui s’inscrit dans la logique de permettre la continuité dans la mise en œuvre de la réforme du secteur éducatif. Le ministre, qui a ouvert plusieurs fronts, devra s’atteler à l’application de la loi-cadre sur l’éducation et la formation, adoptée au forceps avant la clôture de la dernière session parlementaire. 

    ■ Aziz Akhannouch (RNI)

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    Il est toujours ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts. Son maintien à la tête de ce portefeuille s’explique par le succès du plan Maroc Vert, en dépit des critiques soulevées par le dernier rapport de la Cour des comptes. La poursuite de ce chantier, en plus de la correction de certains dysfonctionnements ayant marqué sa mise en œuvre, constituent les principaux dossiers d’Akhannouch durant les prochains mois.

    ■ Nacer Bourita

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    Il a également préservé son poste de ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale. Un portefeuille qu’il dirige depuis le remplacement de Salaheddine Mezouar. Dans l’équipe Benkirane II, il a été appelé pour redynamiser la diplomatie marocaine. C’est un homme de dossiers. Il connaît la maison pour avoir gravi les différents échelons et a réussi à donner une trajectoire plus solide à ce département. Parmi ses principaux chantiers, l’accompagnement de la mise en œuvre de la politique africaine du Maroc, initiée par le Roi, ainsi que la consolidation de la présence marocaine au sein de l’Union africaine.

    ■ Ahmed Toufiq

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    Il a conservé les Habous et les Affaires islamiques. Né en 1943 à Marigha dans le Haut Atlas, il est titulaire d’une licence en histoire, d’un certificat en archéologie et d’un diplôme de 3e cycle à la faculté des lettres à Rabat. En 1976, Toufiq a été vice-doyen de la faculté des lettres de Rabat où il exerçait en tant que professeur d’histoire. Il a été par la suite nommé directeur de l’Institut des études africaines (1989) puis directeur de la Bibliothèque générale en 1995.

    ■ Driss Ouaouicha

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    Il est ministre de l’Enseignement supérieur. Cet ancien président de l’Université Al Akhaouyine  depuis 2008 est apolitique. Il est titulaire d'un doctorat en linguistique de l’Université du Texas aux Etats-Unis d’Amérique.

    ■ Moulay Hafid Elalamy (RNI)

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    Il a été reconduit en tant que ministre de l’Industrie, de l’Investissement, du Commerce et de l’Economie numérique. Cela, en dépit de certaines critiques relatives aux retards ayant marqué certains chantiers. Néanmoins, l’ancien président de la CGEM a réussi à remettre sur orbite internationale le Maroc en redynamisant le Plan d’accélération industrielle, en plus du lancement d’une série d’écosystèmes sectoriels. Aujourd’hui, son cahier des charges est axé sur le lancement d’une nouvelle génération de stratégies sectorielles.

    ■ Abdellatif Loudiyi

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    Il reste au poste de ministre délégué auprès du chef de gouvernement chargé de l’Administration de la Défense nationale. Il a occupé plusieurs postes de responsabilité dans diverses administrations publiques. En 2010, il a été nommé par SM le Roi Mohammed VI, ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé de l'Administration de la Défense nationale dans le gouvernement d’Abbas El Fassi. Loudiyi a été reconduit au même poste dans les gouvernements Benkirane et El Othmani.

    ■  Nadia Fettah Alaoui (RNI)

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    Elle est nommée ministre du Tourisme, Transport aérien, Artisanat et Economie sociale. L’ancienne directrice générale de Saham Finances, le groupe de Moulay Hafid Elalamy, vient d’être repeinte aux couleurs du RNI. Cette ancienne diplômée de HEC de Paris devra repositionner le secteur qui a perdu de visibilité au cours de ces dernières années. Outre la stratégie, elle est attendue sur la mise en œuvre de la stratégie mais aussi sur un rapprochement avec l’ONDA et la RAM.

    ■ Nezha Bouchareb (MP)

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    Elle est nommée ministre de l’Habitat, l’Urbanisme, l’Aménagement du territoire et la pPolitique de la ville. Elle est présidente de l’Union des femmes harakies.

    ■ Mohamed Amekraz (PJD)

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    Il est le nouveau ministre du Travail et de l’Insertion professionnelle. Ce n’est pas un inconnu en politique puisqu’il est secrétaire général de la jeunesse du PJD. Ce député, élu à la faveur de la liste nationale des jeunes, est également membre du secrétariat général du parti. Avocat de métier, il fait partie du courant de Abdelilah Benkirane. En le proposant pour le poste de ministre, Saâdeddine El Othmani cherche à l’attirer vers lui.

    ■ Nezha El Ouafi (PJD)

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    Elle est ministre déléguée auprès des Affaires étrangères chargée des MRE. Elle remplace Abdelkrim Benatiq.

     

    ■ Aziz Rebbah (PJD)

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    Il est reconduit au même ministère de l’Energie, des Mines et du Développement durable. Il devra poursuivre les chantiers en cours. De son passage au ministère de l’Equipement, on aura gardé la publication des listes des agréments dans le transport, mais sans vision pour la réforme de ce secteur.

    ■ Abdelkader Amara (PJD)

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    Il a été maintenu à la tête du ministère de l’Equipement, du Transport, de la Logistique et de l’Eau. Dans son ancien poste à l’Energie et les Mines, Amara n’a pas été visible. Les établissements publics comme Masen et l’ONEE lui ont fait de l’ombre.

    ■ Khalid Ait Taleb

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    Il est nommé ministre de la Santé. Il a fait ses preuves en tant que directeur du Centre hospitalier universitaire de Hassan II de Fès. La parenthèse d’un non-médecin à la tête de ce département s’est fermée avec le départ de Anas Doukkali. En effet, le nouveau ministre est chirurgien de métier et a été déniché pour la première fois par le Pr. Maâouni. D’origine soussie, il est né à Rabat en 1965. Il représentait au niveau régional la Fondation Lalla Salma pour la prévention et le traitement des cancers.

    ■ Jamila Moussali (PJD)

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    Elle est promue ministre de la Solidarité, du Développement social, de Légalité et et de la Famille. Dans le premier gouvernement El Othmani, elle a occupé le poste de secrétaire d’Etat à l’Artisanat et à l’Economie sociale. Elle est membre du secrétariat général du PJD. Elle est attendue sur plusieurs chantiers, notamment pour remettre de l’ordre dans ce secteur, marqué par le bras de fer initié par Hakkaoui avec plusieurs corporations. Moussali sera également attendue sur l’accélération de plusieurs chantiers en stand-by, notamment en matière de consolidation des droits de certaines catégories sociales. 

    ■ Hassan Abyaba (UC)

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    Il a été choisi pour occuper le poste de ministre de la Jeunesse, des Sports, et porte-parole du gouvernement. Dans la nouvelle architecture du gouvernement, on lui a rattaché le département de la Culture. Hassan Abyaba, qui est membre du bureau politique et porte-parole de l’UC, est professeur universitaire.

    ■ Mohcine Jazouli

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    L’ex-patron de Valyans a été maintenu à la tête du ministère délégué chargé de la Coopération africaine. Le ministre, qui s’est montré discret durant le mandat précédent, devra poursuivre l’accompagnement de l’implémentation des différents dossiers de coopération au niveau du continent. 

    ■ Mohamed Hajoui

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    Il reste au Secrétariat général du gouvernement. Un poste qui s’inscrit généralement dans la continuité, à l’instar des prédécesseurs de Hajoui. Il devra poursuivre les chantiers ouverts, notamment en matière de modernisation de l’action du SGG et de son ouverture. Il a réussi à en finir avec l’image qui avait collé à cette institution, en tant que «cimetière des lois».

    M.C.

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