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    Economie

    Investissements directs étrangers: Le match automobile/immobilier

    Par Franck FAGNON | Edition N°:5610 Le 09/10/2019 | Partager
    Malgré la conjoncture, l'immobilier est le premier récepteur!
    Les stratégies publiques ont permis de renforcer la position de l'industrie
    Les recettes ont établi un nouveau record en 2018: 47 milliards de DH
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    La transaction entre Saham et Sanlam a propulsé les recettes d'IDE vers un nouveau sommet. En dix ans, l'industrie, l'immobilier et les télécommunications restent les principaux récepteurs des IDE, mais leur pondération a évolué

    Les investissements directs étrangers (IDE) au Maroc ont décroché de 30% à fin août à 21 milliards de DH. Mais, après une année record (sur les dix dernières années) durant laquelle le Royaume a attiré plus de 47 milliards de DH, cette baisse est à relativiser, d'autant plus que l'année n'est pas encore terminée.

    Selon les années, certaines opérations exceptionnelles viennent booster les IDE. C'était le cas l'année dernière avec la transaction entre Saham et Sanlam. Ce deal a propulsé les recettes d'IDE vers ce nouveau sommet. Du coup, l'Irlande, QG mondial des multinationales à cause de son régime fiscal, était le premier investisseur au Maroc l'année dernière devant la France et le Danemark.

    Si en dix ans le stock des IDE a pratiquement doublé pour atteindre 614 milliards de DH, la nationalité des principaux investisseurs étrangers au Maroc n'a pas beaucoup évolué. En revanche, les dynamiques sont différentes notamment entre les capitaux en provenance du Moyen-Orient et ceux de l'Europe. Avec plus de 35% du stock d'IDE, la France tient le premier rang d'investisseur étranger dans le Royaume.

    A la fin des années 2000, les investissements français représentaient plus de la moitié des IDE. La sortie de Vivendi du capital de Maroc Telecom au profit de Etisalat, a fait bouger les positions, surtout des Emirats arabes unis dont le poids dans les IDE est passé de moins de 4% en 2008 à 21% en 2017.

    Sur le podium, l'on retrouve l'Espagne qui est aujourd'hui le premier partenaire commercial du Royaume. Mais en dix ans, leur part dans les IDE a diminué de moitié pour s'établir à 8,5%. Pendant ce temps, les Américains et les Britanniques ont légèrement renforcé leur position.

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    Malgré la conjoncture dans l'immobilier, ce secteur est le premier récepteur des IDE sur les dix dernières années avec plus de 86 milliards d'investissements. L'industrie a capté 81 milliards de DH. Mais leurs impacts sur l'économie ne sont pas les mêmes. Les investissements dans l'industrie sont plus créateurs de valeur

    Si les Emirats arabes unis ont réalisé un gros coup en rachetant 53% du capital de Maroc Telecom, leur présence et celle d'autres pays du Golfe sont surtout visibles dans le secteur immobilier. Malgré la conjoncture dans ce secteur, il continue d'attirer des ressources importantes. Sur les dix dernières années, il a capté 86 milliards de DH d'investissement. Aucun autre secteur ne fait mieux.

    L'immobilier concentre 18% des IDE à fin 2017 contre 11% en 2007. Cependant, ces capitaux sont moins créateurs de valeur que ceux qui sont investis dans l'industrie. C'est une différence importante par rapport aux fonds en provenance de l'Europe qui sont orientés vers l'industrie.

    Les politiques publiques déployées ces dernières années ont aussi permis de renforcer l'attractivité de ce secteur et d'y attirer plus d'investisseurs. En témoigne l'implantation de grands groupes automobile ou aéronautique. Les opérations des étrangers dans ce secteur ont totalisé 81 milliards de DH sur les dix dernières années.

    L'industrie est ainsi devenue la première destination des IDE puisqu'elle représente 23% du stock. A contrario, les télécommunications ont baissé de 13 points en dix ans à 14%. La position du tourisme est demeurée inchangée sur la même période.

    F.Fa

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