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    Politique

    Remaniement: Derniers réglages

    Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5608 Le 07/10/2019 | Partager
    La liste des candidats des partis remise au chef du gouvernement
    Le départ du PPS validé par son comité central
    Un gouvernement ramassé, articulé autour de pôles
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    Les partis de la majorité refusent de se prononcer sur les noms des profils qui devront rejoindre le gouvernement, mais assurent que le choix se fait sur la base du critère de compétences, en conformité avec les orientations royales (Ph. Bziouat)

    Dernière ligne droite pour le remaniement ministériel. Le processus est bien avancé, selon des membres de partis de la majorité. Ce dossier, pris en charge par le chef du gouvernement, est à la phase des derniers réglages. Pour l’instant, les formations de la majorité refusent de se prononcer sur les noms qui devront rejoindre l’exécutif.

    «Les informations qui circulent sur certains noms sont des spéculations, dans la mesure où rien n’est encore tranché sur ce point», prévient une source proche du dossier. En tout cas, les patrons de ces partis auraient soumis à Saâdeddine El Othmani leurs candidats. Selon des sources proches du dossier, El Othmani aurait demandé 2 profils par poste. «Plusieurs noms, surtout ceux ayant fait l’objet de critiques, sont sur le départ», fait-on savoir.

    Pour l’instant, ce qui est sûr, c’est la refonte de l’architecture du gouvernement. A commencer par le nombre des partis de la majorité. Le retrait du PPS, annoncé il y a quelques jours, a été acté suite à la validation de cette décision par son comité central, vendredi dernier. Le parti de Nabil Benabdallah bascule officiellement dans l’opposition.

    Une décision qui a été au centre des discussions lors de la dernière réunion de l’état-major du PJD, tenue samedi dernier, sous la présidence d’El Othmani. Des informations ont également circulé sur le départ des ministres de l’UC. La formation de Mohamed Sajid a démenti son retrait de la coalition gouvernementale.

    Suite à la réunion hebdomadaire de son bureau politique, l’état-major de ce parti s’est contenté de dire que «les membres ont souligné leur implication et mobilisation sans réserve dans le processus de réforme pour lequel a appelé Sa Majesté le Roi, qui est à même d’ouvrir de nouveaux horizons à notre pays».

    Le Mouvement populaire devrait également maintenir sa place au sein de la majorité. Lors de la réunion hebdomadaire de son bureau politique, les responsables du MP se sont prononcés en faveur de la nouvelle architecture gouvernementale en pôles.

    Par contre, rien n’est encore tranché pour l’USFP, surtout après la réduction du nombre des portefeuilles ministériels. Driss Lachgar avait déjà préparé ses troupes. Dans des réunions récentes, il a souligné que son parti maintiendra son soutien à la majorité, quel que soit l’issue des négociations en cours. Il faut dire qu’avec un gouvernement ramassé, le parti de la rose risque de n’avoir qu’un seul portefeuille.

    D’après un membre d’un parti de la majorité, l’un des scénarios les plus crédibles, pour un gouvernement de 25 ministres, le PJD devrait récupérer 7 portefeuilles, le RNI 3, le MP 2, l’USFP 1. Les autres ministères devraient être gérés par des technocrates, dont certains «seront proposés par des partis de la majorité».

    La refonte de l’architecture du gouvernement ne concernera pas uniquement le nombre des portefeuilles. Plusieurs départements seront également regroupés, avec notamment la suppression de certains secrétariats d’Etat. La nouvelle équipe sera articulée autour de pôles.

    L’objectif est d’assurer «la cohérence des interventions et éviter les retards d’exécution des programmes et projets à cause de la multiplication des intervenants». Parmi les pôles proposés, un qui sera axé sur l’emploi et le développement social, un autre sur l’industrie et le commerce, en plus d’un pôle éducation et formation et un autre sur l’économie et les finances.

    Compétences

    Dans la nouvelle composition du gouvernement, la compétence devrait être le premier critère du choix des candidats. Le Roi a été on ne peut plus clair sur ce sujet. Saâdeddine El Othmani a insisté sur ce point lors de ses négociations avec les patrons des autres partis. Certains d’entre eux n’ont pas exclu le recours à des compétences extérieures, mais qui devraient être nommées sous leurs bannières. Une option exclue par le parti du chef du gouvernement qui, pour l’instant, refuse de s’ouvrir sur ce type de profils. Le PJD préfère dénicher ses candidats en interne. Autre dossier épineux: la représentativité féminine au sein de l’exécutif. Pour l’instant, ce point ne semble pas figurer parmi les priorités des négociations. Ceci est d’autant plus important que les équipes précédentes étaient marquées par une présence timide des ministres femmes.

    Sièges de la majorité sans le PPS

    • 125 PJD
    • 37 RNI
    • 27 MP
    • 20 USFP
    • 19 UC

    M.A.M.

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