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    Vallée de l’Ourika: Là où sont cultivés les ingrédients de la beauté «Saint Laurent»

    Par Joséphine ADAM | Edition N°:5606 Le 03/10/2019 | Partager
    Plus de 5,5 millions d’unités de produits vendus contiendront un ingrédient issu des Jardins de l’Ourika
    Un espace expérimental pour les plantes intégrées dans les produits YSL Beauté
    Acquisition de nouvelles compétences et indépendance financière pour les femmes de la communauté de Tnine
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    Eric Ossart et Arnaud Maurières sont les architectes paysagistes qui ont imaginé les Jardins de l’Ourika pour Yves Saint Laurent Beauté (Ph. N. Asfar/YSL Beauté)

    Romarin, iris, figuiers de Barbarie, calendula, verveine, safran… La marque Yves Saint Laurent Beauté a créé son propre jardin, dans la vallée de l’Ourika, consacré à la culture d’ingrédients cosmétiques.

    Plus de 5,5 millions d’unités de produits vendus contiendront un ingrédient issu de ces Jardins de l’Ourika. Il aura fallu 4 ans de travail pour aboutir à cet espace expérimental et iconique, forcément inspiré par la passion du couturier pour la nature et sa révélation de la couleur au Maroc.

    Aux côtés d’experts scientifiques et agronomiques, Arnaud Maurières et Eric Ossart ont eu comme feuille blanche de départ un vaste et simple champ cultivé.

    «Dans ces jardins, on retrouve les plantes chères à Yves Saint Laurent, des ingrédients indispensables à la fabrication de certains produits de la marque mais aussi d’autres plantes telles que le jasmin, le géranium rosat ou encore la verveine, car les Jardins de l’Ourika n’ont pas vocation à être contemplatoires mais bel et bien exploratoires», commentent d’une seule voix les architectes paysagistes.

    Ce sont eux également qui présentent une toute petite partie de leurs collections de tapis, une autre de leurs passions, actuellement présentée au musée Yves Saint Laurent. Des tapis contemporains tissés par les Aït Khebbach, tribu qui se déploie aux confins du sud-est marocain, aux portes du Sahara. Si là tous les honneurs sont donnés aux tisserandes, dans les Jardins de l’Ourika, les femmes sont aussi au cœur du projet.

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    YSL Beauté a soutenu, en 2015, la création d’une coopérative pour 32 femmes de la communauté de Tnine, à l’œuvre dans les jardins (Ph. N. Asfar/YSL Beauté)

    YSL Beauté a en effet soutenu, en 2015, la création d’une coopérative pour 32 femmes de la communauté de Tnine. C’est leur savoir-faire qui est ici valorisé comme pour le pistil de safran, ingrédient phare de la gamme Or Rouge lancée en 2014. Entre acquisition de nouvelles compétences et indépendance financière, en seulement 3 ans, elles ont pu doubler leurs revenus et démontrer, au sein de leur village, tout l’intérêt de l’autonomie des femmes.

    «Depuis la création de cette coopérative, quatre autres ont vu le jour. Les revenus générés par les récoltes de soucis, d’olives ont permis aux mères de pouvoir envoyer leurs filles à l’école, quand sur les 32 femmes qui travaillent au sein de la coopérative, seules deux étaient allées à l’école primaire, et deux avaient prolongé un peu leur éducation au lycée», explique la directrice de projets à la High Atlas Foundation, Amina El Hajjami.

    Ce modèle de production, déjà efficace, s’inscrit dans un processus de fabrication durable. «Nous avons intégré des carrés de plantation avec des plantes biannuelles. Quand les fleurs sont fanées, elles sont remplacées par d’autres plantes pour augmenter la rentabilité pour les femmes de la coopérative», continuent les paysagistes.

    Les jardins, divisés en trois espaces distincts, réunissent les parcelles destinées à la production et à la récolte de plantes intégrées dans les produits YSL Beauté, une «collection botanique» pour expérimenter de nouveaux ingrédients, et un espace «legacy» qui rend hommage à Yves Saint Laurent et à sa passion des fleurs.

    J. A.

     

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