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    Entreprises

    Banques: L'enjeu, rendre la «vieille dame» pimpante

    Par Franck FAGNON | Edition N°:5605 Le 02/10/2019 | Partager
    Face à l'assaut des géants de la tech, continuer à travailler comme avant n'est plus une option viable
    Microsoft présente ses dernières innovations au Sibos
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    La volonté d'adopter les nouvelles technologies pour améliorer l'expérience client et aussi pour réduire les coûts se heurte parfois à la rigidité du cadre réglementaire. L'externalisation des données dans le cloud par exemple n'est pas bien perçue par les régulateurs, parfois par méconnaissance de ces outils (Ph. Privée)

    Il y a dix ans, en achetant un produit chez Apple ou en faisant les courses sur Amazon, beaucoup de banquiers n'imaginaient pas que ces entreprises deviendraient de sérieuses concurrentes. Si les fintechs sont en train d'occuper des segments jusqu'ici délaissés par les banques traditionnelles, la vraie menace viendrait des géants de la technologie, les fameux GAFA. Ces entreprises ont des avantages certains.

    «Les géants de la technologie ont des milliards de «clients», des capitaux significatifs, des décennies d'histoire et ils ont une vision et un dynamisme», résume Chris Skinner, un influenceur.  Ils ont aussi une capacité à traiter les données de leurs clients et à proposer des services sur mesure.

    En face, «les banques ont des millions de clients, des milliards de capitaux et des siècles d'histoire, mais sont bloquées par les influences du passé. Les startups, elles, n'ont pas beaucoup de clients, peu de capital et pas d'histoire, mais sont motivées par la vision», estime-t-il.

    Ces nouveaux concurrents ne viendront pas remplacer les banques, en tout cas pas sur toutes les lignes de métiers. En revanche, ils mettent la pression sur leur rentabilité et les poussent à innover. Dans cette bataille, il y a en arrière-plan une autre qui se joue entre les fournisseurs de technologies, parmi lesquels Microsoft.

    En marge du Sibos (ndlr: salon professionnel sur le secteur financier organisé par Swift), qui s'est tenu la semaine dernière à Londres, le géant de Redmond a animé une conférence sur la différence numérique dans le secteur bancaire. Microsoft est l'un des leaders dans les solutions cloud notamment. Il a dévoilé certaines de ses toutes récentes innovations au Sibos.

    En partenariat avec Bank of New York-Mellon, Microsoft a réalisé avec succès des tests de transaction de paiement via Swift sur Azure. Dans sa vitrine également, des outils destinés à faciliter la conformité et l'adoption du cloud pour les organisations financières qui traitent la messagerie de paiement dans le cloud.

    Pour les banques, la volonté d'adopter ces technologies pour améliorer l'expérience client, et aussi pour réduire les coûts, se heurte parfois à la rigidité du cadre réglementaire.

    «Nous réalisons les investissements et les engagements nécessaires pour que les institutions financières du monde entier puissent s'acquitter de leurs obligations réglementaires», rassure David Dadoun, directeur des Affaires juridiques et réglementaires du secteur des services financiers à Microsoft.

    Bien que révolutionnaires, ces innovations sont porteuses de risques. Il y a donc un besoin pour les régulateurs de mieux cerner ces outils pour adapter la régulation.

    DNES à Londres, Franck FAGNON

     

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