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Régions

Nord: Qui succédera à El Omari?

Par Ali ABJIOU | Edition N°:5604 Le 01/10/2019 | Partager
Son départ laisse un vide difficile à combler en cette période de turbulences politiques
RNI, PJD, Istiqlal, les formations avec le plus de chances
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La démission d’El Omari de la présidence de la région a laissé un vide difficile à combler en cette période de préparation du nouveau gouvernement (Ph. Adam)

Peu ou pas de surprise avec la démission d’Ilyas El Omari de la présidence du Conseil de la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceïma. Depuis quelques mois, les rumeurs enflaient sur un éventuel départ de celui qui a été aussi secrétaire général du PAM.

La démission, pour être effective, doit recevoir le visa de la tutelle, le ministère de l’Intérieur, et l’approbation des 63 membres qui forment le Conseil. Situation intenable selon certains proches, absence de moyens législatifs pour mener à bien les prérogatives que la régionalisation avancée accorde aux régions, les raisons du départ de ce sulfureux leader du parti du tracteur fusent depuis quelques jours en l’absence de réaction de l’intéressé. Pour d’autres, c’est l’implosion de la majorité Istiqlal-RNI-UC et l’absence d’appui de certains pamistes qui a accéléré le départ. Mais la véritable discussion actuellement est de savoir qui reprendra les rênes après lui.

Au Conseil de la région, peu de personnalités se démarquent du lot. Le remaniement gouvernemental en cours où tous les scénarios possibles sont envisagés complique d’autant plus les choses, transformant le chemin à la présidence de la région en un véritable exercice de contorsion politique.

La région du Nord a depuis sa création été briguée à tour de rôle par l’Istiqlal et le RNI. Un retour en force de ce dernier n’est pas à écarter, s’il réussit à convaincre ses alliés et à rallier quelques dissidents du PAM. Le scénario n’est pas improbable, d’autant qu’il permettrait au parti de la colombe de mieux préparer son offensive des urnes à l’aube des échéances électorales de 2021.

La seule inconnue reste le PJD qui, avec 16 voix, est la deuxième formation la plus représentée au Conseil de la région. Rien n’empêche le parti de la lampe d’opter pour la présidence mais, faute d’appuis fermes, à l’exception du PPS, devenu un partenaire solide, il risque de devoir se conformer avec l’une des vice-présidences.

De notre correspondant permanent, Ali ABJIOU

 

 

 

 

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