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    Economie

    Sécurité hydrique: Les mises en garde du CESE

    Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5603 Le 30/09/2019 | Partager
    La disponibilité des ressources en eau en baisse continue
    Pourtant, la surexploitation se poursuit, faute de contrôle efficace
    Le Conseil propose des mesures d’urgence
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    Les responsables du CESE déplorent que «des villes marocaines aient connu ces dernières années des manifestations récurrentes de la soif, au moment où l’eau potable continue d’être utilisée pour l’arrosage des espaces verts» (Ph. Bziouat)

    Les «manifestations de la soif» dans le sud du Maroc, notamment dans la zone de Zagora, avaient tiré la sonnette d’alarme sur la situation hydrique au Maroc. Aujourd’hui, c’est le Conseil économique, social et environnemental (CESE), qui lance un pavé dans la mare. Le Conseil vient d’alerter sur ce problème, en rappelant que «la demande en eau est aujourd’hui supérieure à la quantité disponible en ressources annuelles renouvelables d’eau douce».

    Au niveau international, un pays est considéré en situation de pénurie hydrique lorsque la disponibilité en eau est inférieure à 1.000 m³/habitant/an. Au Maroc, le constat est alarmant. Cette part est de seulement 650 m³/habitant/an. Cette situation devra s’aggraver à l’horizon 2030 puisqu’elle va passer à moins de 500 m³.

    Les changements climatiques, qui auront un impact considérable sur le Maroc, devraient provoquer la disparition de 80% des ressources d’eau disponibles dans les prochaines 25 années. Pourtant, la surexploitation des ressources hydriques se poursuit. Les pouvoirs publics «sont dans l’incapacité de mettre en place des moyens de contrôle efficaces», selon le CESE.

    Pire, l’eau potable est toujours utilisée pour l’arrosage des espaces verts et de certains projets touristiques. S’y ajoutent des formes de consommation non soutenables dans le secteur agricole. Cette raréfaction des ressources hydriques est irréversible. Pour atténuer ses effets, le CESE propose une série d’interventions.

    En tête, des mesures de sensibilisation urgentes pour agir sur le comportement des usagers. Cela devra passer essentiellement par une stratégie de communication grand public. L’Etat doit également donner l’exemple, notamment en mettant un terme aux pratiques d’arrosage des espaces verts publics et des structures sportives et des parcs de loisirs avec l’eau potable.

    Autre mesure proposée: systématiser l’audit et la détection des fuites pour améliorer le rendement de l’adduction et de la distribution de l’eau dans les villes. S’y ajoute la systématisation du recours à des études d’impact et d’efficacité hydrique pour les projets d’investissement.

    Le renforcement de l’utilisation des ressources non conventionnelles constitue également une solution, selon le CESE. Cela devra passer par la généralisation du dessalement de l’eau de mer et la réutilisation des eaux usées épurées.

    M.A.M.      

     

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