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    Jacques Chirac: Le Maroc perd un grand ami

    Par Amine BOUSHABA | Edition N°:5602 Le 27/09/2019 | Partager
    L’ex-président décédé jeudi 26 septembre à l’âge de 86 ans
    Une carrière politique de plus de 40 ans
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    Le président Jacques Chirac avec le roi Hassan II, invité d’honneur à la tribune officielle, lors de la fête nationale française du 14 juillet 1999 à Paris (Ph. Thomas Coex/AFP)

    On le disait malade, souffrant de troubles de la mémoire, hospitalisé à plusieurs reprises, Jacques Chirac, décédé jeudi 26 septembre à l’âge de 86 ans, aura gardé dans l’opinion publique, en France comme au Maroc, l’image d’un chef d’Etat populaire et sympathique, qui savait rester proche des gens.

    Député, ministre, premier ministre, maire de Paris, président du RPR,  président de la République pendant douze ans,  Chirac restera comme l’une des plus remarquables figures de la Ve République française au cours d’une carrière politique d’une durée exceptionnelle, plus de quarante ans.

    Une carrière qui débute en 1962. Diplômé de l’ENA trois ans plus tôt, il entre au gouvernement comme chargé de mission au Secrétariat général du gouvernement. Georges Pompidou, appréciant l’énergie du jeune diplômé, le surnomme «mon bulldozer».

    En 1967, il est mis sur le devant de la scène corrézienne, d’où sa famille est originaire, pour les élections législatives, et arrache, à l’opposition, le canton d’Ussel. Le tout nouveau député est rapidement nommé par Pompidou, secrétaire d’Etat chargé des problèmes de l’emploi, à 37 ans.

    Reconnaissable par son allure décontractée, Jacques Chirac fait son entrée au sein de la vie politique parisienne, pour ne plus la quitter avant de nombreuses années. C’est après le décès du président Pompidou en 1974, que la carrière de Chirac prend un tournant.

    Il est alors nommé Premier ministre par Valérie Giscard d’Estain. Après deux années passées à Matignon, Jacques Chirac s’éloigne de son mentor et met au point une machine de guerre qui doit lui permettre de s’emparer du pouvoir.

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    L’amitié franco-marocaine ne s’essoufflera pas  avec l’accession au trône du roi Mohammed VI et se trouvera au contraire renforcée sur le plan politique et économique. Élysée, Paris, le 20 mars 2000 (Ph. Georges Gobet/AFP)

    Son parti, le Rassemblement pour la république (RPR) est lancé en grande pompe en 1976. En 1977 il est élu maire de Paris qui devient son fief jusqu’en 1995. À la faveur des élections législatives de 1986 perdues par la gauche, Jacques Chirac redevient Premier ministre pour la première cohabitation de la Ve République. Sous son mandat il rétablit le visa d’entrée aux ressortissants des pays du Maghreb.

    Le chef du gouvernement affronte à nouveau François Mitterrand à la présidentielle de 1988. Le débat télévisé entre les deux hommes, passé à la postérité, tourne à l’avantage du président en exercice qui est réélu pour un deuxième septennat. Il faudra attendre 1995. Chirac affronte Lionel Jospin au deuxième tour et s’impose avec plus de 52% des suffrages.

    En 2002 un coup porte Jean-Marie Le Pen qui le devance au deuxième tour de la présidentielle. Un «front républicain» se met alors en place pour faire barrage au leader du FN et porte Chirac vers un deuxième mandat de président avec plus de 82% des suffrages.

    Un score sans précédent qui le réinstalle jusqu’en 2007 à la tête de l’État, le septennat présidentiel ayant laissé la place au quinquennat. Si le président et son bilan ont fait débat, l’homme a su se rendre sympathique, au point de devenir la personnalité politique préférée des Français.

    Lié durant des décennies par de solides amitiés dans le monde arabe, Jacques Chirac restera comme le président français qui, en 2003,  refusera courageusement d’associer des troupes françaises à l’invasion irakiennes, voulue par les USA. Une décision qui lui a conféré une stature internationale de premier plan.

                                                                      

    Des liens très forts avec le Royaume

    L’amitié que porte Jacques Chirac au Maroc restera indéfectible, et chacun se souviendra, quelques semaines à peine après la mort du roi Hassan II, de sa visite éclair à Rabat, le temps d’un déjeuner, pour exprimer son amitié au Roi Mohammed VI.
    Un peu plus tôt le président français accordait une place d’honneur, à l’occasion du «Temps du Maroc» en France à Hassan II, quelques jours avant sa mort lors du  défilé du 14 juillet 1999.

    Au  son des hymnes nationaux à la fois marocains et français, quelque 400 membres du détachement de la Garde Royale marocaine ont ouvert le défilé militaire, dans un habit d’apparat en hommage aux deux pays: rouge, blanc et bleu. Un rare privilège offert au Souverain en signe d’amitié.

    Le couple présidentiel, fera  par ailleurs du Maroc, en particulier les régions du Sud (Agadir et Taroudant) une des destinations privilégiées pour leurs vacances, mêlant visites d’amitiés et de travail. Autre geste symbolique d’attachement au Maroc, Jacques Chirac réservera sa première visite d’Etat à l’étranger, lors de son arrivée à l’Elysée en 1995 au royaume.

    A.Bo

     

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