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    Automobile: L’investisseur national manque à l’appel

    Par Ali ABJIOU | Edition N°:5601 Le 26/09/2019 | Partager
    Le capital marocain peu présent malgré les opportunités
    Elargir les encouragements aux investisseurs nationaux, l’attente des opérateurs

    Malgré l’embellie que connaît le secteur automobile, les investisseurs nationaux ne se pressent pas au portillon. Quelques noms s’illustrent comme Maghreb Steel pour l’acier carrosserie ou Electra en matière de batteries, des exemples de réussite qui se comptent sur le bout des doigts. Certains d’entre eux étaient présents cette semaine au salon de la sous-traitance de Tanger qui se tient jusqu’au 27 septembre.

    Après avoir annoncé les prouesses du secteur (1er exportateur industriel du pays avec 7 milliards d’euros), Moulay Hafid Elalamy, ministre du Commerce et de l’Industrie, a profité de l’occasion pour appeler les investisseurs nationaux à s’intéresser à cette industrie qui regorge d’opportunités, les priant de présenter des projets bancables. Les filières ne manquent pas dans la multitude d’écosystèmes lancés par le ministère en concertation avec les opérateurs et l’Amica.

    L’une des pistes est la pièce de rechange, une filière qui dispose de son propre écosystème. Il s’agit d’aider et conseiller les opérateurs travaillant actuellement dans l’importation pour les convaincre de passer à un stade supérieur, celui de la fabrication. La pièce de rechange est un véritable filon. En Europe, elle est au centre d’un marché qui pèse 200 milliards d’euros et au Maroc elle pourrait constituer le noyau d’une filière avec des visées même en matière d’export.

    Mais pour y arriver, les investisseurs nationaux se sentent peu encouragés. Certains d’entre eux manifestent clairement leur mécontentement disant se sentir relégués au second plan. Les encouragements offerts aux investisseurs étrangers se placent hors de leur atteinte. Et pour ceux qui s’installent hors des zones franches, ils sont mis hors de course par la fiscalité locale.

    Pour les investisseurs, il s’agit de mettre au diapason les différentes politiques d’encouragement et de créer des statuts spéciaux «investisseur» sans distinction de taille ni de nationalité, surtout auprès des exportateurs.

    Les écosystèmes constructeurs (PSA, Renault, mais aussi Valeo et Delphi) pourraient être les instruments de cette politique, selon un industriel marocain. Pour le cas de Renault, l’écosystème prévoit de se fournir à hauteur de 2 milliards d’euros (22 milliards de DH) au niveau local, un milliard pour PSA. Ce sont autant d’occasions d’aider à la naissance d’industriels locaux portés par un secteur en pleine croissance.

    BYD, un dossier qui traîne

    Elalamy ne semble pas content du rythme avec lequel avance le dossier du projet d’implantation de Build Your Dreams, le fabricant chinois spécialiste de l’électrique. Selon le ministre, le dossier poursuit son chemin mais pas à la vitesse souhaitée par les autorités marocaines. Le constructeur chinois serait actuellement en train d’étudier le marché marocain qui ne s’électrise pas assez vite en matière de bus urbains, selon le ministre. Il s’agit de mettre à plat la demande et de définir les besoins côté marocain avant que le projet ne puisse accélérer.

    Ali ABJIOU

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