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    Economie

    Colloque des finances publiques: Après la charte, les schémas de déconcentration

    Par Hassan EL ARIF | Edition N°:5598 Le 23/09/2019 | Partager
    Ils fixeront les compétences qui seront progressivement transférées
    Le challenge reste l’absence d’administrations régionales
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    Noureddine Boutayeb, ministre délégué auprès du ministre de l’Intérieur: «A cause de rigidités du statut de la fonction publique, l’administration ne peut recruter que des débutants» (Ph. Bziouat)

    Le Maroc n’a cessé de réaffirmer son choix irréversible de la décentralisation, mais l'essentiel des décisions importantes continuent encore d’être prises à Rabat. Et parfois, elles conditionnent le développement du pays. Le Souverain a récemment exhorté le gouvernement à accélérer la mise en œuvre de la charte de la déconcentration.

    Le décret vient d’être publié au Bulletin officiel. Le gouvernement est en train d’élaborer le schéma directeur de déconcentration. Mais la difficulté sera de traduire dans les faits ce principe de subsidiarité après des décennies le moindre petit détail nécessite de s'en remettre à l'administration centrale. 

    Ce qui doit être fait au niveau de la région est censé balayer plusieurs aspects de la vie quotidienne des citoyens car il ne s’agira plus d’une simple délégation de signature. Ce processus devrait être accompagné d'un renforcement des compétences et des ressources humaines des régions. En effet, d’un côté, l’on a une administration centrale forte, et de l’autre, le président du conseil de la région.

    «On n’a pas encore une administration régionale forte. D’ailleurs, il faut signaler que «les walis travaillent sans administration régionale !» Par conséquent, l’on ne sait pas vers qui transférer des compétences parfois importantes», souligne Noureddine Boutayeb, ministre délégué auprès du ministre de l’Intérieur.

    Lors de la 13e édition du colloque sur les finances publiques, organisé par la Trésorerie Générale du Royaume, le ministre délégué a fait un témoignage sur son expérience dans les arcanes de son département, notamment à la Direction générale des collectivités locales (DGCL) et à la Direction des affaires rurales.

    «Depuis 2010, le ministère a pris un certain nombre de mesures parmi lesquelles le programme d’amélioration de la performance communale initié avec la Banque mondiale, l’adoption d’une comptabilité générale pour pouvoir être au fait de la situation financière et du patrimoine de la collectivité territoriale ou encore la mise en place de l’audit interne qui permettra d’améliorer la maîtrise des risques au niveau des collectivités locales».

    Mise en œuvre depuis 1967, la charte des communes a permis de définir de manière claire le périmètre des compétences transférées aux conseils communaux en matière notamment de services de proximité, mais pas aux conseils de région. Les lois suivantes ont permis de renforcer ces compétences 2002, 2008 et 2015 ont accordé une autonomie de plus en plus large aux communes en matière d’exercice de leurs compétences, d’allègement de la tutelle…

    «Pouvons-nous dire que les communes sont devenues plus autonomes, ou que les services développés sont de qualité? La réponse est non», reconnaît le secrétaire d’Etat. Ce dernier affirme que cela est dû «au jeune âge de la décentralisation».

    Hassan EL ARIF

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