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    Economie

    Prix du tabac: Daoudi joue la montre

    Par Hassan EL ARIF | Edition N°:5597 Le 20/09/2019 | Partager
    Les opérateurs ont transmis leur structure des prix
    La session exceptionnelle se fait toujours attendre

    Les prix de cigarettes sont-ils vrai­ment au niveau auquel ils devraient être? Les distributeurs de tabac ne pourraient-ils pas être poussés à augmenter leurs tarifs? Autant de questions auxquelles le ministère des Affaires générales et de la Gouvernance tente de trouver des ré­ponses en demandant aux distributeurs la structure détaillée du prix des produits qui n’ont pas augmenté le 1er janvier 2019 ou le 1er avril 2019.

    Les cigarettes homo­loguées et non encore commercialisées sont également concernées. Le dernier délai pour transmettre ces structures de prix avait été fixé au 7 mai dernier. Une session exceptionnelle devait être tenue par la commission d’homologation des prix pour statuer sur d’éventuels ajuste­ments.

    A l’origine de cette décision, l’entrée en vigueur de la nouvelle grille de la taxe intérieure sur la consommation (TIC) le 1er janvier 2019 et le fait que bon nombre de marques de cigarettes n’ont pas été augmentées. Plusieurs dizaines de produits étaient concernés. Certains opé­rateurs ont décidé de supporter l’impact fiscal de la nouvelle grille plutôt que de la répercuter sur les clients pour ne pas perdre leurs parts de marché.

    D’autres ont retardé la hausse probablement à l’année prochaine. L’un des distributeurs a été obligé de réajuster le prix de vente de sa marque phare de 2 DH. Le ministère s’est appuyé sur sa structure de prix et a demandé la même chose à tous les opé­rateurs.

    «Le ministère s’est rappelé que le deu­xième alinéa de l’article 24-1 dispose que le prix de vente ne peut être inférieur à la somme du prix de revient, de l’ensemble des taxes en vigueur et des marges béné­ficiaires. C’est la raison pour laquelle il tient à vérifier si les dispositions de la loi sont respectées à la lettre», explique un opérateur.

    Depuis, rien n’a bougé. Pour certains distributeurs, «du moment qu’aucune décision n’a été prise, cela veut dire qu’aucune anomalie n’a été relevée par le ministère. Interrogé par L’Economiste, le ministère des Affaires générales s’est refusé à tout commentaire. A peine a-t-il déclaré que le «travail est en cours et que l’administration n’abandonne jamais».

    L’analyse de la structure des prix aurait révélé qu’il y a des anomalies tari­faires. En effet, sans citer de marques, le prix de certains produits est nettement inférieur au poids fiscal. Ce qui pour­rait laisser soupçonner une politique de dumping. Plusieurs produits seraient dans cette situation. Le silence radio du minis­tère est mal interprété parce que «cela revient à financer par les recettes fiscales le renforcement des parts de marché des distributeurs concernés avant de sévir».

     Manque à gagner pour le Trésor

    «Le Trésor perd plusieurs millions de dirhams à cause du fait que certains distributeurs ne jouent pas le jeu de la fiscalité. La conséquence est que les opé­rateurs qui appliquent la nou­velle grille fiscale pâtissent de la concurrence déloyale des autres», explique un spécialiste du tabac. C’est la raison pour laquelle le gouvernement veut pousser les distributeurs jusqu’à leur dernier retranchement pour les obliger à pratiquer la vérité des prix.

    Hassan EL ARIF

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