×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    Les chantiers d’Amzazi pour la rentrée scolaire

    Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:5595 Le 18/09/2019 | Partager
    Renforcement de l’enseignement du français et de l’anglais
    Hausse du nombre des inscrits dans le préscolaire
    Nouveau portail d’orientation en gestation

    Saaid Amzazi fera un exposé sur la rentrée scolaire demain devant ses pairs au Conseil de gouvernement. Le remaniement ministériel pèse sur l’ambiance de cette réunion de travail où le ministre de l’Education nationale doit dresser le bilan d’étape de l’exécution des chantiers lancés, surout ceux sur lesquels il s’était engagé devant le Roi.

    Ainsi, l’état d’avancement est jugé satisfaisant, particulièrement pour ceux en relation avec le soutien scolaire, la lutte contre la pauvreté et la vulnérabilité et la mise en œuvre du programme national de l’éducation inclusive. Le ministre n’esquivera cependant pas la question linguistique, qui a été au cœur des débats au cours des derniers mois au point de diviser la majorité politique.

    ■ Les langues étrangères
    Pour leur maîtrise et le développement des compétences des élèves, le ministre a procédé au renforcement de l’intégration de la langue française au niveau du primaire tout en enrichissant le contenu des manuels scolaires. L’enseignement de l’anglais est également renforcé dans le secondaire. L’objectif est de généraliser l’apprentissage de cette langue à tous les niveaux de ce cycle à partir de la rentrée scolaire 2023 avant de l’intégrer progressivement dans l’école primaire. Parallèlement, le ministère a lancé un programme visant l’augmentation des capacités des enseignants dans les langues étrangères. Par ailleurs, dans le cadre de l’adoption des langues étrangères pour l’enseignement de certaines matières scientifiques et techniques, Saaid Amzazi a constaté une évolution notable des élèves du cycle international dans les  collèges et les lycées.
    Pour l’enseignement supérieur, il a été procédé à la généralisation des centres de langues dans toutes les universités publiques. Le ministre veut aussi renforcer les unités de langues étrangères et des compétences de vie des étudiants dans le nouveau système pédagogique.

    ■ La généralisation du préscolaire
    Le bilan de ce programme national a enregistré l’inscription de 100.672 enfants de plus par rapport à l’année écoulée. En vue de mettre en place un enseignement préscolaire de qualité, le ministère a élaboré un nouveau cadre pédagogique, implémenté via des kits et le lancement de la formation des éducatrices. L’autre question portera sur le renforcement du soutien social aux élèves. Ainsi, le programme Tayssir est très sollicité puisque le nombre de bénéficiaires est passé de 700.000 à 1,8 million.

    ■ Les prestations sociales
    Le développement des prestations sociales au profit des étudiants et des stagiaires n’a pas été en reste. Ainsi, le ministère de tutelle a procédé à l’ouverture de 8 résidences universitaires supplémentaires et 5 nouveaux restaurants. Idem pour le secteur de la formation professionnelle qui a vu 4 internats et réfectoires démarrer au cours de cette rentrée.

    ■ Les écoles communautaires, de la 2e chance...
    Le ministère veut développer le réseau des écoles communautaires. Il en a créé 29 dont 9 ont commencé à accueillir les élèves depuis cette rentrée scolaire. Il sera procédé à l’ouverture des 20 autres écoles au cours de cette saison. Quant aux écoles de la deuxième chance nouvelle génération, le département compte démarrer 30 établissements au niveau de toutes les régions du Maroc.  Ces structures visent principalement la requalification scolaire et professionnelle pour ceux ayant quitté l’école ou n’y ont jamais mis les pieds.

    ■ L’orientation scolaire
    Outre les efforts déployés pour l’intégration des enfants en situation de handicap, le ministère lancera au cours de cette saison de nouveaux mécanismes d’orientation, qui prennent en compte les capacités et les penchants des élèves. Ce qui fait de l’orientation scolaire, professionnelle et universitaire une composante essentielle  de l’établissement.

    ■ Les stages en entreprises
    En outre, le département planche sur la mise en place du projet personnel de l’élève au primaire et au secondaire et l’institutionnalisation de la fonction d’«enseignant président» en vue d’accompagner les élèves dans leur itinéraire scolaire. En plus de rendre le stage obligatoire pour découvrir le monde professionnel au niveau du collège. Il s’agit de consacrer des périodes intenses de stages à l’intérieur des entreprises pour les élèves des filières professionnelles. L’idée est d’augmenter le nombre et améliorer la qualité de formation des conseillers d’orientation pédagogique. Ce système se basera sur un portail national d’orientation et de création de passerelles entre l’enseignement général, professionnel et supérieur. Une composante unifiée pour l’orientation après le bac est également prévue.

    ■ Universités, nouvelle architecture pédagogique
    Pour améliorer l’attractivité pour l’emploi des jeunes, Amzazi compte mettre en place une nouvelle architecture pédagogique, particulièrement dans les établissements universitaires à accès ouvert. Ainsi,  le système Bachelor sera instauré à partir de la saison prochaine. De même, le département va encourager les bacheliers vers les filières professionnelles. Le but est d’augmenter le nombre d’inscrits et de limiter les formations classiques qui n’offrent pas aux lauréats de grandes opportunités d’emploi.

    Nouvelles exigences pour le privé

    Le ministère est déterminé à améliorer la qualité de la formation au sein des établissements d’enseignement supérieur et de formation professionnelle du secteur privé. Il s’agit de permettre à ses lauréats de contribuer à la hausse de la compétitivité de l’entreprise marocaine. Le ministère travaille sur la mise à niveau du secteur privé de la formation professionnelle et enseignements supérieurs à travers l’instauration de l’obligation d’obtention de l’accréditation ou de la reconnaissance étatique. Dans une étape transitoire, les instituts de formation professionnelle non accrédités seront obligés de transférer leurs étudiants vers les écoles publiques lors de la période des examens.

    Mohamed CHAOUI

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc