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    Analyse

    Algoculture: Les premiers coups d’essai marocains

    Par Joséphine ADAM | Edition N°:5590 Le 11/09/2019 | Partager
    L’agar-agar représente 90% de la collecte, essentiellement produite à El Jadida
    Quatre unités de culture de plus de 6 ha à Marchica et des projets dans le Souss
    Tests pilotes, cluster, recherche de nouveaux produits… la filière s’organise
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    La Chine et les pays asiatiques totalisent 96% de la production mondiale d’algues alimentaires. Un marché encore embryonnaire en Afrique, en Europe et en Amérique

    Quotas, traçabilité, périodes de récolte, ramassage, valorisation, exportation… le Maroc a réagi à la surexploitation des stocks, via le plan d’aménagement des algues marines. En presque 10 ans, le département de la Pêche maritime enregistre une augmentation de la biomasse, et donc des quotas, qui en 2017 ont augmenté de 12% par rapport à l’année précédente.

    Si le littoral marocain recèle une grande diversité en algues marines, les algues rouges sont les plus exploitées à des fins industrielles. Le Gelidium sesquipedale, dont on extrait l’agar-agar, représente à lui seul 90% de la collecte au Maroc. El Jadida concentrant 80% de la production nationale de cette dernière ressource. Le secteur s’organise et les projets pilotes se dessinent.

    La culture d’algues dans la lagune de Marchica dans la province de Nador se concentre, en première phase, sur la mise en place de 4 unités de culture qui s’étendent sur une superficie de 6,1 ha. La production cible d’algues étant de 4.000 tonnes par an.

    «Les algues, de plus en plus utilisées dans l’agroalimentaire, la cosmétique, ou encore l’agriculture, en tant qu’alimentation animale et engrais, feront désormais partie du paysage de la production aquacole nationale. Elles sont produites dans la lagune de Marchica pour alimenter la filière de la transformation des algues», communiquent les services de l’ANDA, l’Agence nationale pour le développement de l’aquaculture.

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    Parmi les acteurs engagés à développer l’algoculture dans la région Souss Massa,  Agadir Haliopôle Cluster agit comme interface entre le monde technique et scientifique, et les professionnels de la pêche. Ses objectifs étant de mettre au jour de nouveaux procédés de valorisation qui tendent à la préservation de l’espèce, à la protection de l’environnement marin et à l’amélioration du revenu du professionnel (Source: C. Khongchum)

    L’établissement public, sous la tutelle du ministère de l’Agriculture et de la Pêche maritime, a lancé plusieurs projets en mer dans le Souss Massa. «La région d’Agadir est parfaitement adaptée pour le développement des activités de culture des microalgues. Son climat est idéal pour la culture en système ouvert ou bassins ouverts, ce qui permet de réduire significativement le coût de production, quand les faibles précipitations assurent une production toute l’année», explique Ali Oukacha, président d’Agadir Haliopôle Cluster (AHP).

    Le cluster agit comme interface entre le monde technique et scientifique, et les professionnels de la pêche. Ses objectifs étant de mettre au jour de nouveaux procédés

    de valorisation qui tendent à la préservation de l’espèce, à la protection de l’environnement marin et à l’amélioration du revenu du professionnel. Ce dernier point étant «la clé de toute activité de pêcherie dans notre pays, qu’elle soit haute, côtière ou artisanale», ajoute le président.

    Autre intérêt pour la région, dont le frein majeur au développement est l’eau, est que la culture des microalgues ne nécessite que très peu de cette précieuse ressource. Cette activité de production des microalgues s’inscrit donc pleinement dans le Plan agricole régional, qui a pour principal objectif d’assurer le développement d’une agriculture compétitive et durable.

    400 millions de DH pour les coquillages et algues marines

    En octobre 2018, l’ANDA et le Conseil régional Souss Massa étaient réunis autour de l’attractivité aquacole de la région Souss Massa. A cette occasion, 23 projets aquacoles, dont 3 portés par des groupements de jeunes entrepreneurs, étaient annoncés. Au total, plus de 900 ha en mer exploités, avec une enveloppe prévisionnelle d’environ 400 millions de DH, pour une production d’environ 62.000 tonnes/an de coquillages et d’algues marines.

    Le pôle de compétitivité AHP, qui fédère les acteurs innovants de la filière halieutique marocaine, permet de monter en gamme en termes de capacités managériales, de diminuer le risque concurrentiel des entreprises, ou de créer de nouveaux produits, de valoriser les «déchets» et de diversifier l’offre marocaine en matière de produits de la mer, entre autres actions.

    J.A.

     

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