×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    International

    Algérie: L'armée hausse le ton

    Par L'Economiste | Edition N°:5589 Le 10/09/2019 | Partager
    Grogne de la rue, possibles dissensions internes
    15 septembre, la date de lancement du processus électoral

    En imposant au pouvoir civil le calendrier de la présidentielle en Algérie, le chef d'état-major de l'armée veut contrer une contestation populaire toujours dynamique. Il souhaite aussi prévenir de possibles dissensions au sein de l'institution militaire.

    Incarné par le général Ahmed Gaïd Salah, le haut commandement de l'armée a de facto pris les rênes du pays (Voir aussi notre édition N° 5586 du 05/09/2019, «Algérie: Une économie ingouvernable?». C’est Abdelkader Bensalah, chef de l'Etat par intérim, qui applique ses orientations.

    En fixant au 15 septembre précisément la date de lancement du processus électoral, le chef d'état-major a pour la première fois adressé ce qui s'apparente à un ultimatum public à Bensalah. C’est à lui que revient constitutionnellement la charge de convoquer les élections.

    Dans le sillage de cet ultimatum, l'instance de dialogue, chargée par le pouvoir de trouver une solution à la crise, a remis son rapport final au président intérimaire. En écho au chef de l'état-major, il prône la tenue d'une présidentielle dans les plus brefs délais. Dans cette optique, l’instance a proposé dans son rapport deux projets de textes de loi.

    L'un sur la révision de la loi électorale et l'autre sur la mise en place d'une commission indépendante de surveillance des élections. Elle a également préconisé la prise de mesures d'apaisement, en vue de créer un climat de confiance entre le pouvoir et le peuple.

    Formée en juillet par le pouvoir, cette instance a consulté partis, société civile et représentants du mouvement de contestation. Objectif: définir les modalités d'une présidentielle devant élire un successeur à Abdelaziz Bouteflika. Le mouvement de contestation rejette un tel dialogue.

    Face à l’ampleur de la contestation, aucun candidat n’a osé se présenter. Du coup, la présidentielle prévue le 4 juillet a dû être annulée. Le pari d'un essoufflement ou d'une fragmentation de la contestation ayant échoué, les généraux sont contraints de tenter d'accélérer le processus. Mais organiser une élection au forceps s'avère risqué. Car les manifestants continuent de rejeter tout scrutin tant que les ex-fidèles de Bouteflika sont au pouvoir.

    «Arrestations, dispositif policier dissuasif, restrictions des libertés de réunion et d'expression… les autorités algériennes serrent la vis contre le mouvement de contestation du régime dont l'Algérie est le théâtre depuis le 22 février», dénonce  Human Rights Watch (HRW).

    F. Z. T. avec agences

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc