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    Dossier Spécial

    Double diplômation: Eviter le piège de la «boîte aux lettres»!

    Par Ahlam NAZIH | Edition N°:5589 Le 10/09/2019 | Partager
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    Yasmine Benamour, DG de HEM, pré­sidente de LCI Education Afrique: «L’établissement marocain doit conser­ver et développer sa présence effective, sa qualité en termes pédagogiques, son image de marque, et ne pas passer au second plan, car une institution doit d’abord exister par elle-même» (Ph. L’Economiste)

    S’ouvrir au monde, oui, mais pas au détriment de sa propre existence. Une erreur que commettent pas mal d’établissements. Pour la patronne de HEM Business School, Yasmine Bena­mour, il est impératif de bien choisir ses alliés, et de nouer des partenariats avec une réelle valeur ajoutée. En d’autres termes, ne surtout pas se transformer en «école boîte aux lettres».

    - L’Economiste: Les écoles et univer­sités misent massivement sur les doubles diplômes. Quel regard portez-vous sur cette tendance?
    - Yasmine Benamour: I
    l est important d’éviter deux écueils majeurs: Certaines institutions font appel à des établissements étrangers qui eux-mêmes traînent des pro­blèmes de recrutement et d’éthique dans leur pays, et viennent au Maroc pour des considérations purement commerciales. Par ailleurs, il ne faut surtout pas se fer­mer à l’ouverture à l’international par les temps qui courent, et qui sont à la glo­balisation. Il faut donc faire appel à des établissements sérieux, dont l’apport est réellement positif: échange d’expériences, d’étudiants, d’enseignants... En d’autres termes, les écoles ou universités privées ne doivent pas tomber dans le travers des diplômes délocalisés, à savoir devenir des écoles «boîtes aux lettres», sans réelle va­leur ajoutée scientifique.
    L’établissement marocain doit conser­ver et développer sa présence effective et sa qualité en termes pédagogiques, son image de marque et ne pas passer au se­cond plan, car une institution doit d’abord exister par elle-même.

    - Malgré les modules en soft skills dans les écoles, les étudiants continuent à présenter de sérieuses lacunes. Que faudrait-il revoir?
    - En effet, si vous interrogez n’importe quelle entreprise, celle-ci vous répondra qu’au-delà des compétences techniques, les soft skills sont fondamentaux pour intégrer, puis évoluer sur le marché du travail. Ils incluent au minimum les lan­gues, les compétences en communication, la personnalité de l’individu, ainsi que l’esprit méthodique. En réalité, tout cela se prépare et se forge dès le plus jeune âge, à l’école primaire puis au secondaire. C’est un travail de longue haleine, et c’est d’abord là que les choses sont à revoir. Il n’est pas évident, en l’espace de quelques années d’enseignement supérieur, d’abou­tir à l’ensemble de ces soft skills. Cela demande une pédagogie diversifiée, un travail et un suivi acharnés des étudiants. Mais cela n’est, toutefois, pas impossible, fort heureusement. Raison pour laquelle nous avons beaucoup de cours de langue française, anglaise et de méthodologie en prépa intégrée à HEM, c’est-à-dire durant les deux premières années du programme Grande Ecole.
    Le cursus est ensuite volontairement fondé sur un équilibre entre renforcement des compétences techniques et dévelop­pement personnel de l’étudiant, avec un nombre important d’activités, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur de la classe: Etudes de cas, visites de terrain, jeux d’en­treprises, tutoring, sport, théâtre, chant…

    - Les nouvelles technologies dans l’enseignement supérieur, s’agit-il d’une intégration porteuse de valeur ajoutée ou d’un simple effet de mode?
    - Il serait dangereux pour un établisse­ment d’enseignement supérieur de ne pas évoluer en fonction de trois éléments: le marché du travail, le profil des jeunes et les technologies. L’acte d’enseigner et la pédagogie sont à repenser, impérativement. Ils doivent accompagner les mutations ac­tuelles. Les technologies sont, certes, très importantes. Mais pour probablement un moment, elles ne remplaceront pas le pro­fesseur «en chair et en os»… Les techno­logies sont là pour complémenter le cours de l’enseignant, comme c’est le cas de la plateforme de e-learning en langues pro­posées aux étudiants de HEM, pour des exercices de pratique. Les technologies sont également là pour aider le professeur à animer son cours, à le rendre plus inte­ractif et attractif aux yeux des étudiants.
    Des solutions intéressantes existent et les étudiants les apprécient. La technologie demeure donc un très bon outil d’accom­pagnement de l’acte pédagogique, avec une réelle valeur ajoutée.

    HEM Business School en chiffres

    • 30 ans d’expérience
    • 1.700 étudiants
    • Une équipe d’une quarantaine d’en­seignants-chercheurs permanents
    • Plus de 250 enseignants vacataires universitaires et professionnels
    • Plus d’une cinquantaine d’ensei­gnants internationaux
    • Une soixantaine de cadres et de col­laborateurs administratifs
    • 5.000 diplômés
    • 5 campus
    • 1 centre de recherche, Economia, avec une plateforme de recherche électronique: www.economia.ma
    • Près de 100 partenariats acadé­miques et entreprises
    • 1 fondation

    Propos recueillis par Ahlam NAZIH

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