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    L’Anapec valorise les métiers les moins séduisants

    Par Noureddine EL AISSI | Edition N°:5577 Le 23/08/2019 | Partager
    Un programme basé sur la formation et le renforcement des capacités des nouvelles recrues
    Une première opération déjà lancée concernant les serveurs de cafés et restaurants

    Certains métiers comme serveur de café, boucher et boulanger constituent des niches potentielles d’emploi qui n’ar­rivent pas encore à séduire assez de jeunes diplômés. Cela peut s’expliquer par la mauvaise perception des jeunes concer­nant ces activités.

    Aussi, l’Anapec vient-elle de s’atte­ler à un travail de reconsidération et de valorisation de ce type de métiers. Un chantier conduit en collaboration avec les associations professionnelles concernées et qui porte sur certains secteurs pilotes. L’opération la plus avancée concerne le métier de serveur de café et restaurant. Ainsi, une convention de partenariat a été signée entre l’Anapec et l’Association nationale des patrons des cafés et des res­taurants au Maroc (ANPCRM).

    «Notre approche de valorisation de l’emploi est basée sur la formation et le renforcement des compétences des nouvelles recrues», explique Abdelmounaime El Madani, DG de l’Anapec, qui explique le procé­dé de recrutement pour cette opération. «Nous procèdons en premier lieu à des appels locaux pour permettre d’identifier les besoins et nous passons ensuite à la sélection des candidats bénéficiaires», précise-t-il.

    Et cela avec l’aide de l’ANP­CRM qui est également consultée lors de la préparation du programme de for­mation. D’une durée de trois mois, cette formation a pour mission de renforcer les capacités professionnelles des jeunes sur le plan technique et comportemental en relation avec le métier de serveur de café et de restaurant.

    Ces formations sont organisées et encadrées par un opérateur privé spécialisé. «Il s’agit de former et d’adapter les jeunes aux exigences de ces métiers, et ce dans le cadre de notre programme Taehil», rappelle le DG de l’Anapec.

    Un accompagnement qui devrait en principe aboutir à des recrutements par le biais de contrats d’insertions améliorés gérés par l’Anapec. «Pour l’heure, nous avons réalisé des formations au profit de 75 jeunes à Rabat, Salé et Casablan­ca dont la majorité a signé son contrat d’insertion avec un employeur», indique Noureddine Harak, président de l’ANP­CRM.

    D’autres sessions sont prévues dans les grandes villes touristiques du pays à commencer par Marrakech, Tanger et Agadir, est-il ajouté. Les bénéficiaires sont tous des étudiants dont une grande partie disposant d’un Bac+2 et d’autres licenciés ou titulaires de master.

    Des opérations pilotes sont lancées par l’Anapec au profit d’autres activités comme particulièrement la boucherie et les services à la personne au profit des enfants en situation de handicap et les personnes âgées sans oublier le secteur de la boulangerie-pâtisserie.

    Gisement pour l’emploi

    La valorisation de ces métiers menée par l’Anapec s’explique par leur importance en termes d’em­ploi. «Ainsi, avec près de 250.000 cafés, le secteur de la restauration assure des postes à plus d’un mil­lion de personnes», souligne le président de l’ANPCRM. Le même constat est valable pour les secteurs de la boulangerie et la boucherie qui offrent même des opportuni­tés de travail à l’international, mais avec une qualification confirmée, indique l’Anapec.

    Noureddine EL AISSI

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