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    Economie

    Aïd Al Adha: «Ne jetez pas vos peaux, elles seront valorisées»

    Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5574 Le 15/08/2019 | Partager
    Une opération ciblant 6 villes ambitionne de récupérer les pertes générées
    Elles sont estimées à 70 millions de DH par an
    L’amont de l’industrie du cuir souffre du manque de matière première prête à être traitée localement
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    Source: Ministère de l’Industrie

    Une bouée de sauvetage pour l’industrie du cuir. Même occasionnelle et limitée à quelques villes, la campagne ciblant la préservation des peaux d’ovins et caprins issues du sacrifice pourrait avoir un effet positif sur le secteur du cuir. Et pour cause! Environ, 85% des peaux sont détériorées et ne peuvent être valorisées. (Source: département chargé de l’Environnement).

    Du coup, la perte est estimée à 70 millions de DH par an. Pour le secrétariat d’Etat chargé de l’Environnement qui supervise l’opération, le tri des peaux devrait être organisé  en collaboration avec les partenaires concernés. Et six villes ont été sélectionnées: Casablanca, Fès, Marrakech,  Rabat, Béni Mellal et El Jadida. Les trois premières villes représentent un fort potentiel en volume de peaux mais aussi en activités de tannerie.

    Plusieurs partenaires sont associés à cette entreprise qui sera accompagnée d’une campagne de sensibilisation via les médias (audio et télévisés), les réseaux sociaux et des caravanes mobiles. 

    L’industrie marocaine du cuir couvre des activités diversifiées. Elle est composée d’une branche tannerie de base exportatrice en partie mais travaillant surtout pour les besoins du marché local, une branche maroquinerie et vêtements en cuir, ainsi qu’une filière chaussure orientée presque exclusivement vers l’export.

    L’industrie du cuir a signé des contrats de performance en février 2016.  Trois filières se sont organisées en écosystèmes: la chaussure, la maroquinerie et les vêtements en cuir ainsi que la tannerie. Les objectifs fixés tiennent en la création de 35.000 nouveaux emplois stables et la réalisation de 5,5 milliards de DH de chiffres d’affaires à l’export.

    Ces écosystèmes devaient stimuler le renforcement de la compétitivité des entreprises et assurer l’intégration de la chaîne de valeur du cuir. Tout en favorisant l’émergence d’acteurs générant une forte valeur ajoutée économique et sociale.

    En termes d’accompagnement, l’Etat apporte son appui à l’investissement matériel (foncier, construction, installations, machines, réseau commercial de distribution pour les marques nationales…) et immatériel (créativité, innovation, design, assistance technique…). Ceci, à travers le Fonds de développement industriel et d’investissements. Cet appui se présente sous forme d’aides directes pouvant atteindre jusqu’à 30% du montant global d’investissement matériel et immatériel.

    Parmi les mesures phares figure la mise en place de plateformes industrielles intégrées dont certaines pourraient bénéficier du statut de zone franche. Mais les principales faiblesses du secteur n’ont pas été pour autant résorbées. A leur tête, la concurrence de l’import d’articles de cuir à bas prix, la contrebande et le manque de valorisation des peaux.

    Faute d’une transformation sur place de la matière première, celle-ci est exportée à l’état brut  avec une faible valeur ajoutée. Or, les contrats de performance passés avec les professionnels ont pour ambition de porter le chiffre d’affaires des exportations à 7,5 milliards de DH dès l’année prochaine.

    La profession vise le haut de gamme

    La Fédération des industries du cuir (Fedic) a l’ambition de se positionner sur le moyen et le haut de gamme. Elle veut ainsi dupliquer les expériences de certains pays leaders dans ce créneau, notamment la Chine, le Vietnam, le Portugal et l’Ethiopie. Pour avoir un ordre de grandeur, l’Ethiopie brille de plus en plus par son attractivité aux yeux des investisseurs étrangers dans le domaine du cuir. Le Maroc ne manque pas d’atouts. Outre les écosystèmes qui comprennent des actions transverses (formation, normalisation, promotion), les différents projets en cours de réalisation (zones industrielles d’Aïn Chegag, de Sidi Hajjaj et de Fès city shoes) sont prometteurs.
    Ces zones sont conformes aux standards de développement durable dans la mesure où elles abritent des stations d’épuration. Le secteur qui comprend trois écosystèmes (cuir, maroquinerie et vêtements, tannerie et mégisserie), utilise la ressource hydrique et des produits chimiques pour le traitement et la transformation des peaux.

    A.G.

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