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    Economie

    Pêche: Forte hausse des débarquements au 1er semestre

    Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5565 Le 26/07/2019 | Partager
    L’embellie intervient avec le démarrage de la campagne des pélagiques
    La valeur des prises augmente de 16% à 3,9 milliards de DH
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    L’essentiel des prises est constitué de petits pélagiques, notamment la sardine, le maquereau et le chinchard

    Bon démarrage de la campagne des petits pélagiques. Sur le premier semestre, les débarquements  de la pêche côtière et artisanale ont atteint 590.230 tonnes, en forte hausse de 11% par rapport à la même période de 2018. Sur ce volume, les pélagiques pêchés par la flotte côtière et artisanale représentent l’essentiel des prises, soit 86,9%.

    Le poisson blanc et les céphalopodes y contribuent pour 10,8% alors que les crustacés participent pour moins de 0,5%. Le mois de juin marque, en effet, la haute saison pour les petits pélagiques, notamment la sardine. La pleine production de cette espèce commence en juin et s’étale jusqu’au mois de décembre.

    Celle du maquereau démarre le même mois et expire vers le mois de novembre. Alors que le développement des prises du chinchard s’opère dès le mois de mars pour s’étaler jusqu’au mois d’octobre. De leur côté, les valeurs des produits commercialisés ont grimpé de 16% à 3,9 milliards de DH, selon les données de l’Office national des pêches (ONP).

    Par produit, ce sont les algues qui affichent la plus forte hausse. Elles ont augmenté de 179% à 10.600 tonnes. De même, les prises des céphalopodes ont grimpé de 46% par rapport aux six premiers de l’année 2018. En revanche, les pélagiques qui représentent le gros des volumes ont augmenté de 9% alors que le poisson blanc, très prisé par le consommateur marocain, ou encore les crustacés n’ont enregistré que de petites hausses variant entre 2 et 4%.

     A noter aussi que l’essentiel des débarquements s’est effectué au niveau des ports de l’Atlantique. Ceux de la Méditerranée n’ont réceptionné, selon l’ONP, que 8.840 tonnes. Un volume qui s’inscrit  quand même en forte hausse de 24% par rapport à fin juin 2018. Quoi qu’il en soit, la situation sur le premier semestre tranche avec le recul des prises constaté sur les dernières années.

    Le volume annuel des débarquements stagnait en effet autour de 1,3 million de tonnes alors que la stratégie Halieutis ambitionnait de le porter à 1,66 millions dès l’année prochaine.  Mais, visiblement, la situation  a amorcé un redressement cette année. Les signes avant-coureurs de la reprise se sont manifestés sur les 5 premiers mois.

    A fin mai dernier, une augmentation de 5,7% des débarquements a été enregistrée. Ceci, après un creux de 12,9% un an plus tôt. La  performance s’explique à raison de 52,8% par l’augmentation des captures des poissons pélagiques qui ont crû de 3,4%. Les autres espèces ne sont pas en reste. Les prises du poisson blanc avaient progressé de 20,8% et celles des céphalopodes de 26,2%.

    En valeur, ces débarquements se sont raffermis de 8,5% à fin mai 2019, après une hausse de 3,9% un an auparavant. Cette dynamique est liée au bon comportement de l’ensemble des segments du secteur, notamment la valeur des captures des céphalopodes (8%), des poissons pélagiques (6,7%) et  des poissons blancs (6,9%).

    A. G.

     

     

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