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    Economie

    Loi-cadre sur l’enseignement: Un vote décisif

    Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5562 Le 23/07/2019 | Partager
    Le texte en plénière dans un contexte tendu
    Benkirane joue aux trouble-fêtes, menaçant la cohésion de la majorité
    El Othmani a donné la consigne de respecter les décisions des institutions
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    Face aux attaques de Abdelilah Benkirane et aux voix dissonantes au sein du PJD, qui ont protesté contre l’adoption du projet de loi-cadre sur l’enseignement, Saâdeddine El Othmani s’est montré ferme. Il a insisté sur le fait que «la démocratie, c’est d’abord respecter les décisions prises par les instances élues du parti» (Ph. Bziouat)

    Le vote du projet de loi-cadre sur la réforme de l’enseignement continue de faire des ravages au sein du PJD. Le parti est à bord de l’implosion, notamment suite aux positions divergentes de ses membres lors de l’adoption du texte au sein de la Commission de la culture et de l’enseignement à la Chambre des représentants.

    Une situation qui a laissé planer des risques sur l’aboutissement du vote en séance plénière, qui était programmée hier en fin d’après-midi. Au moment où nous mettions sous presse, le texte n’a pas été encore soumis au vote.

    Néanmoins, des sources proches du dossier ont assuré que les membres du groupe parlementaire du PJD allaient adopter la même position, c'est-à-dire, s’abstenir lors de l’examen des articles 2 et 31, puis voter favorablement pour l’ensemble du texte. Dans cette configuration, le projet de réforme sera certainement adopté, pour être bientôt transféré à la 2e Chambre.

    C’est la consigne donnée par Saâdeddine El Othmani, chef du gouvernement et patron du PJD. Des réunions d’urgence ont été tenues par l’état-major de cette formation, ainsi qu’avec ses parlementaires. L’idée est d’éviter les dissensions, surtout après les sorties tonitruantes de certaines figures du parti. C’est le cas notamment de Idriss Azami, chef du groupe parlementaire du PJD, qui a démissionné en protestation contre l’adoption de ce texte en commission.

    Pour l’instant, cette démission n’a pas été encore approuvée par le secrétariat général du parti du chef du gouvernement. Abdelilah Benkirane n’a pas non plus hésité à tirer à boulets rouges contre les membres de son parti, «qui n’ont pas eu le courage de voter contre ce texte, et n’ont pas assumé leurs responsabilités», selon lui.

    L’ex-chef du gouvernement a attaqué frontalement son successeur, lui reprochant d’avoir adopté «une position conciliante». Benkirane risque de fragiliser son parti, mais également la majorité. Dans une intervention diffusée en direct, il a remis en cause la cohérence de la coalition gouvernementale. S’adressant à El Othmani, il a estimé que «ce sont les partis du RNI, de l’UC, de l’USFP et du MP, en plus du PAM, qui disposent de la véritable majorité».

    Selon lui, même si le PJD s’abstient du vote du texte en entier, ils pourront le faire adopter, puisqu’ils disposent de nombre de voix suffisant. A l’approche des élections, les positions populistes de Benkirane ainsi que son instrumentalisation politicienne de certains dossiers commencent à faire jaser les autres composantes de la majorité. Face à ces attaques, El Othmani a riposté avec fermeté. Il a souligné, lors d’un meeting dimanche dernier, que «la démocratie impose de respecter les décisions prises par les institutions du parti».

    M.A.M.

     

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